Le parti libéral a pris les devants la veille. Michael Ignatieff y est allé avec le lancement de sa plateforme. Il s'agit d'une sorte de budget chiffré dont l'application sera étendue sur 2 ans. Un peu comme une présentation similaire, initiée par Paul Martin il y a plus de 10 ans, les "rouges" y sont allés à livre ouvert. Le tout fut mené comme s'il s'agissait d'un budget de gouvernement. Les journalistes ont eu droit à un huit-clos suivit d'une période de questions avant le lancement public. Il s'agit d'une façon de faire totalement différente des conservateurs.
Des allures de budget gouvernemental
D'après ce que j'en comprends, les propositions chiffrées qu'on y trouve me paraissent sensées. Pour financer ces programmes, qui s'adressent à la classe moyenne et aux familles, on soustrait les baisses d'impôts aux sociétés, un élément incontournable dans la politique des conservateurs. On suspend aussi les crédits fiscaux prévus pour ce qui de l'industrie des sables bitumineux. Dans le concret, la marge de manoeuvre de l'ensemble des Canadiens n'est pas touchée. Malgré cette approche intéressante, il manque un élément incontournable. Rien n'est prévu pour ce qui est de l'harmonisation de la TPS au Québec. D'après Michael Ignatieff, ce montant est déjà en réserve dans les coffres du gouvernement. Je crois que ce point demande des éclaircissements.
Les libéraux marquent des points
Suite à ce dévoilement, les libéraux marquent des points. Nous sommes encore loin d'une tendance. Il demeure que les troupes du PLC tiennent le coup. Michael Ignatieff ne sait pas effondré et le discours des "rouges" passe mieux auprès de la population. Contrairement aux conservateurs, ces derniers gardent les portes ouvertes au vrai monde. Il n'y a pas de contrainte dans la divulgation des informations puisque les journalistes reçoivent des réponses.
Les conservateurs sont tirés en arrière
La campagne est encore jeune et de nombreux citoyens n'ont pas encore fait leur choix. À ce rythme, les libéraux avancent ,lentement mais sûrement, au grand déplaisir des conservateurs. Il faudra que Harper ouvre le jeu, qu'il se donne la peine d'improviser ses annonces, qu'il abandonne les événements où seuls les militants conservateurs enregistrés et contrôlés sont admis. Dans ces conditions, malgré une grosse machine argentée et bien huilée, Harper prend du recul. Un coup de barre est nécessaire, car les conservateurs risquent de se retrouver en arrière.
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