Histoire et patrimoine

Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 11:55

Discours de M. Léon Paradis, étudiant en droit de l’université Laval de Québec, et président du Cercle Saint-Yves.  Ce dernier a été lu, lors de la journée du 19 juillet en 1908, devant le monument de Samuel de Champlain où se trouvait une foule nombreuse.  On voulait démontrer l’appui de la jeunesse face au patriotisme du peuple « canadien-français » pour le tricentenaire de la fondation de Québec.

 

 

Messieurs,

« Il est, dans nos vieilles et nombreuses familles canadiennes-françaises, une belle et touchante coutume.  Chaque année, au premier du jour de l’an, tous les enfants d’un même foyer s’en vont, dès l’aurore, en troupes joyeuses présenter leurs hommages à l’aïeul, au père de la famille, et se ployer sous sa main bienveillante.  Cette cérémonie s’accomplit dans l’intimité du foyer paternel, avant que le bruit des réceptions n’ait rempli la demeure familiale de ses états tapageurs. »

 

« De même, aux premiers jours des fêtes de Champlain, la jeune famille canadienne-française accourt, en foules nombreuses, présenter ses hommages à son premier aïeul, au glorieux fondateur de notre partie. »

 

« Champlain et la jeunesse, c’est l’avenir saluant la passé; c’est le passé éclairant l’avenir. »

 

« En effet, en ces solennités qui marquent notre histoire nationale comme un point lumineux, le jeune Canadien français s’arrête; il s’arrête et contemple, d’un coté, tout ce monde de gloire où vivaient nos aïeux, et , de l’autre, il scrute l’avenir et ses secrets. »

 

« Si loin que son œil peut percer la nuit des temps, il regarde dans le passé; et soudain, une figure héroïque, tout auréolée de gloire, apparaît à ses yeux éblouis : c’est celle de Champlain, le glorieux fondateur de ce pays que l’on nomme aujourd’hui une nation. » 

 

« Et puis c’est devant les yeux, comme en un trait de lumière, toute la galerie de nos grands hommes, de nos héros, de nos martyrs. »

 

« Il voit des scènes tour à tour magnifiques ou horribles : nos premiers ancêtres luttant contre la forêt et l’Iroquois féroce : la civilisation et la foi germant dans le sang des martyrs.  Il voit une colonie pauvre, abandonnée de la France qui en jeta les bases, succombant avec gloire dans un combat inégal et terrible.  Il voit le prêtre, au peuple qui pleure son drapeau montrer la croix qui brille à ses clochers.  Il voit la grande figure de Lafontaine et la conquête de nos libertés constitutionnelles.  Il voit Cartier et le fondation de cette puissance du Canada, où nous grandissons tout en restant nous-mêmes.  Il voit enfin le grain de sénevé semé par Champlain, devenu une forêt, une forêt victorieuse de la cognée perfide et de tous les orages, une forêt poussant toujours plus avant ses racines et plus loin ses branches. »

 

« Oui, nous nous sentons bien chez-nous sur ce sol d’Amérique où nous avons pris racine.  Aussi avec quelle confiance et quelle fierté le jeune Canadien français envisage-t-il l’avenir qui s’offre à lui dans tous l’éblouissement d’un idéal enchanteur. »

 

« Nos ancêtres ont ouvert ce sol à la civilisation; ils nous ont conquis ces libertés constitutionnelles dont nous sommes  justement fiers.  Ne reste-t-il plus rien à faire encore?  Serons-nous donc les témoins oisifs du passé? »

 

« Nous aimons nous représenter le Canada français jouant sur ce sol d’Amérique le rôle de la France en Europe ; nous aimons voir la France, toujours catholique, à la tête de la civilisation.  Que les français canadiens fassent fleurir les lettres, les sciences et les arts sur ce continent, nous le voulons bien. »

 

« Mais l’idéal que nous avons rêvé s’envole encore plus haut. »

 

« Nous voulons pour notre race la puissance et la force qui appelle le respect.  Nous vouons que chez-elle, dans sa riche province, elle soit le cerveau qui conçoit et la main qui féconde.  Car nous croyons que pour grandir, il faut à la nation les sueurs de l’ouvrier aussi bien que l’effort du penseur. »

 

« Répandons à pleine main l’instruction et les lumières parmi le peuple qui peine.  Faisons en sorte que le travailleur, celui de l’atelier et celui de la terre, soit industrieux et pratique, exploitons nous-mêmes les trésors dont la Providence a comblé notre jeune pays.  Et avant longtemps, on verra les immensités de nos régions incultes sillonnées en tous sens de voies de communication et de transport; on verra fleurir sur ces bords le commerce et l’industrie, la prospérité pousser une sève féconde dans toutes les branches de l’arbre social, et nos compatriotes des États-Unis réintégrer leurs foyers déserts. »

 

« Messieurs, je salue dans l’ouvrier canadien-français, le sauveur de la patrie canadienne, le véritable pionnier de son indépendance et de sa grandeur. Et cette grandeur de la patrie, nous sommes convaincus qu’elle prend sa source dans les trésors du passé. »

 

« Notre religion, notre douce langue française, nos institutions et nos lois, ces choses-là sont sacrées comme les vases de l’autel.  Et que jamais un traître ne se lève pour porter sur ces trésors une main sacrilège, car l’on verra alors à l’appel des jeunes, tout un peuple se lever pour flageller le traître. »

 

« Nous soulignons notre loyauté à la Couronne britannique; mais avant le respect de l’Empire, nous plaçons l’intérêt du Canada, notre patrie, et le premier de nos amours est notre chère Province. »

 

« Illustre Champlain, cette Province qui est restée la tienne, nous la voulons française et catholique, nous la voulons digne de toi, digne de la race qui l’habite. »


Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Histoire Géographie
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 12:27

Aussitôt que le supérieur de la communauté accepta le « cadeau » de l’évêque du diocèse, il fit venir l’un de ses collègues de manière à pallier au plus pressé.  Les semaines suivantes ont été consacrées à se familiariser avec la faune humaine avoisinante.  Il faut savoir que dans une autre vie, le supérieur de l’ordre a eu la chance d’être secrétaire d’ambassade.   Il prit la peine d’utiliser toutes les ressources de la diplomatie pour rallier les forces vives de la paroisse avec tact et doigté. Il s’est aussi donné la peine de développer une véritable vie associative.  Très rapidement ce lieu est devenu une référence pour ce qui est des groupes sociaux.  Des chevaliers de Colomb en passant par les scouts ou les fermières, il y avait de tout pour se distraire et agir au sein de ce microcosme social.  L’un de ses vicaires a réussi, grâce à une levée de fonds bien orchestrée, à faire construire un centre communautaire d’importance.  De cette manière, l’ensemble des groupes associatifs disposait d’un toit ainsi que de locaux adéquats.  À Limoilou, il fallait faire preuve de mauvaise volonté pour s’ennuyer…   Non contents de créer un florilège d’activités communautaires, les Capucins se sont donné le mandat de mousser la fiertée nationaliste.  Après tout, c’est grâce à leur foi et à leur langue de cette société particulière, si cette communauté religieuse a pu prendre pied dans le Nouveau-Monde.  Ils ont contribué à organiser des fêtes de la St-Jean haute en couleur.  L’ensemble de la paroisse se retrouvait dans la rue, de manière à mousser le nationalisme canadien-français que l’on voulait triomphant. 

 

En quelques années, les Capucins ont réussi à redonner une prospérité à ce faubourg qui peinait à se faire une place.  Grâce à une administration exemplaire et sans faille, ils ont réussi à rembourser la dette en moins de 30 ans.  Ce problème ne les a pas empêchés de développer et d’investir dans de nombreux projets, de manière à donner un fort sentiment d’appartenance à la population.  L’un des leurs s’est même donné la peine de faire publier une histoire de Limoilou, dans les années vingt, qui fait encore référence aujourd’hui. 

 

Non contents de s’incruster dans l’environnement paroissial, ils se sont aussi impliqués au sein du syndicalisme naissant. Ils se sont imposés comme aumôniers dans de nombreuses organisations de travailleurs.  De ce fait, ils ont pris au pied de la lettre l’encyclique « Renum Novarum »  qui incitait les catholiques à prendre d’assaut les mouvements sociaux de masse pour faire barrage au socialisme anticlérical. 

 

Je crois qu’il est possible d’affirmer  que l’arrivée des Capucins  a été une véritable bouffée d’air frais.  Il faut voir l’impact que ces gens ont eu à l’intérieur d’une société désorganisée qui cherchait désespérément sa place. Ça va beaucoup plus loin que la religion.   

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Histoire Géographie
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 12:25

Voilà le diocèse dans de beaux draps!  Une paroisse au grand complet se retrouve sans pasteur.  Comment faire pour redorer le blason de ce coin abandonné et sans ressource…  Il faut agir vite tout en usant de doigté.  Après avoir réfléchi rapidement, l’évêque appelle de toute urgence l’une de ses vielles connaissances.  Il s’agit du supérieur d’une communauté qui souhaite, depuis quelques années, d’avoir un pied-à-terre au Québec.  Malheureusement pour ce dernier, à cause d’une certaine surenchère doublée d’une compétition entre congrégations, il doit attendre le bon vouloir d’un prélat de la « Belle Province ».  Pour l’instant, ils sont installés de l’autre côté de la frontière, dans la région d’Ottawa.  En attendant qu’on lui offre une charge, son ordre reste attentif.  Étant des prédicateurs accomplis, ils sont en contact avec l’ensemble des régions du Québec. Ils espèrent  le moment propice, qui viendra un jour ou l’autre.  Il s’agit des Capucins. 

 

Ces derniers, issus de la grande famille franciscaine, ont dû quitter leur fief en terre française.  La guerre politique a  eu raison des « œuvres » de tout le gotha ecclésiastique de l’Hexagone.   Il faut savoir que lors de la deuxième moitié du XIX siècle la France était séparée entre deux clans. De nombreux individus prônaient un conservatisme enveloppé d’une culture réactionnaire. Une autre catégorie de gens préférait les valeurs républicaines qui penchaient nettement à gauche de l’échiquier politique. Même si les Capucins sont demeurés neutres au sein de ce conflit, car de nombreuses communautés ont pris fait et cause pour les conservateurs, ils ont quand même été emportés par la tourmente comme tous les ordres religieux catholiques  de la « fille aînée de l’église ». Il leur fut interdit d’enseigner, de soigner et d’entreprendre.  Du coup, ils perdirent leurs écoles et  leurs hôpitaux en plus d’être expropriés sans ménagement par un pouvoir républicain et anticlérical revanchard.  Acculés à l’indigence, ils  abandonnent  la France pour se réfugier dans les pays limitrophes.  Certains d’entre eux choisissent de prendre la direction du Nouveau Monde, sachant  qu’ils seront reçus par des alliés.  Très rapidement, après ce coup de force, l’on s’est mis à retrouver du personnel qualifié pour prendre en charge les services sociaux.  Chaque diocèse du Québec pouvait se vanter d’avoir acquis des écoles, des hospices et des hôpitaux, grâce à l’expertise et les capitaux de ces « étrangers » voués au bien-être des corps et des âmes de l’ensemble des ouailles du Canada-Français.   Jusqu’à preuve du contraire les Capucins n’avaient pas encore leurs places. 

 

Lorsque le « prieur » de l’ordre des capucins  fut devant l’évêque de Québec, il a eu plus ou moins 30 minutes pour accepter la cure de la paroisse de Limoilou.  L’enjeu est  de taille.  Il fallait se retrouver sur place presque immédiatement pour assurer les services le plus rapidement possible.  En plus de réorganiser la vie sociale et pastorale de la paroisse, il était impératif de renflouer les coffres du village ruiné.  La dette est de l’ordre 30,000$....  Cette somme représente un montant de plus ou moins 5 millions de dollars en argent d’aujourd’hui!   Alors, sans prendre le temps de consulter les instances supérieures de sa communauté, il accepte sur le champ de relever ce défi.  La saga des Capucins, dans les faubourgs de Québec, vient de débuter…

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Histoire Géographie
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 12:52

L'église de la paroisse  St-Charles de Limoilou

Lors d’une conférence à caractère historique, j’ai appris des choses pour le moins surprenantes concernant le secteur Limoilou.  Cet endroit est considéré comme le premier faubourg de la ville. Il a eu le statut de municipalité pendant quelque temps avant de se fusionner avec la cité de Québec.  Ce coin de la ville est intéressant à plus d’un titre puisqu’il se voulait un site à l’architecture urbaine moderne.  Le design des rues est à l’image des nouveaux espaces urbains, directement inspiré de la dynamique Amérique.  Les rues et les avenues se croisent de manière à former un damier.  Le bût était d’offrir un logis de qualité aux ouvriers et aux masses laborieuses qui avait réussi à cumuler un coussin financier sans trop s’éloigner de son lieu de travail.  Il s’ensuivit une migration de nombreuses familles vers ce secteur qui se voulait prometteur.  Ce plan d’expansion n’a pas donné les résultats escomptés puisque la paroisse, qui englobait une grande partie du site, a vécu une mésaventure digne d’un film de série B…

 

Lorsque les gens commencent à s’installer dans ce secteur, ils peuplent quelques hameaux le long de la rivière St-Charles.  Ils sont, pour la plupart, des gens travaillant pour les chantiers maritimes qui bordent la rivière.  On trouve aussi quelques agriculteurs ainsi qu’un petit nombre de bourgeois qui se sont fait construire des villas d’été.  Un peu plus loin, vers la baie de Beauport, le séminaire de Québec y possède un vaste domaine.  Il s’agit de Maizeret, Ce dernier va servir, pendant de nombreuses décennies, de camps d’été pour les étudiants de cette institution.  La proximité du fleuve, un environnement marécageux et des installations récréatives, inédits pour l’époque, vont permettre à des générations de jeunes de se familiariser avec les sciences naturelles.   Même si il y avait du monde, on n’avait pas la masse critique requise pour créer une paroisse dans les règles. Le diocèse était conscient qu’il fallait offrir un service  quelconque vu l’éloignement relatif à ces gens.  Compte tenu de ces particularités, l’évêque demande  une dispense au sein de la loi des fabriques.  Il y a aura une paroisse dans ce coin reculé de la ville.  Par contre, à cause de la disparité du secteur, ce ne sera pas un conseil de fabrique qui va diriger les biens de la paroisse.  Cette responsabilité sera l’apanage exclusif du curé.  Albert Coté, un prêtre séculier, en  devient le seul et unique titulaire légal .  Il s’occupe de faire construire une église qui sera détruite par les flammes quelques années plus tard.  Il faudra recommencer…  Il y a aussi le fait que cet ecclésiastique n’est pas très bon en affaire.  Il peine à gérer les fonds qui lui sont confiés.  Très rapidement les dettes s’accumulent.  Notre homme ne sait plus comment faire pour éponger les déficits.  De guerre lasse il décide d’amorcer une action ultime qui va lui permettre de rembourser le tout.  Un bon matin, il prend les actifs de sa paroisse et il s’en va chez un bookmaker. Il mise les actifs de la paroisse  aux courses!   Il va sans dire que son action désespérée va complètement ruiner l’entité administrative qu’il devait gérer avec parcimonie.   La déroute est complète…  Constatant le désastre, il se donne la peine de faire parvenir une lettre à son supérieur.  Aussitôt que cette missive fut écrite, il se dépêcha de faire son baluchon.  Il a quitté le coin abruptement pour se rendre le plus rapidement possible vers les USA…  Le curé venait de déserter sa paroisse.  La suite va suivre... tout aussi palpitante....


Le manoir du domaine Maizeret

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Histoire Géographie
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 12:50

Ma cité  possède l’un des établissements hôteliers les plus célèbres de la

planète.  Le Chateau Frontenac est un incontournable, ne serait-ce que par son

architecture et son emplacement.  Il a été construit sur les ruines du

Chateau St-Louis, la résidence des gouverneurs de la Nouvelle-France.

Accoudé à la terrasse et tout près du monument de Champlain, on  retrouve

Le Chateau Frontenac sur la plupart des images illustrant la ville.  Certains le considèrent comme le bâtiment le plus photographié du monde.  En ce qui me concerne, je n’ai aucune difficulté à le croire!

 

À la fin du XIXe siècle, le Canadien Pacifique, la plus importante compagnie de chemin de fer du pays, avait  prévu de construire un certain nombre d’établissements hôtelier le long du trajet de sa route  qui traverse le Canada d’un océan à l’autre. Pour la ville de Québec, les architectes se sont inspirés des châteaux de la Loire ,dont celui de Jaligny, pour dessiner le bâtiment ayant quatre ailes en forme de fer à cheval, qui  entourent une cour d’honneur.   Les concepteurs de ce complexe de 300 unités, inauguré en 1894,  voulait qu’il soit  des plus confortables.  Une grande partie des chambres possédait un foyer.  C’est un luxe pour l’époque. Avec ses restaurants, son salon de thé et sa salle de bal exceptionnelle, la seule où il est possible de danser la grande valse à Québec, le Chateau Frontenanc a toujours été le lieu de rendez-vous de la bourgeoisie de ma cité.  

 

En 1926, deux ans après la construction de la tour centrale, un incendie majeure

éclate au cœur de l’aile Riverview.  Le propriétaire  rénove à grands frais cette partie de l’immeuble. 

 

Fait important à noter, au cœur de la Seconde Guerre mondiale, les principaux chefs du monde libre s’y réunissent pour y établir les bases futures de la suite du conflit.  Pendant quelques jours, Roosevelt, Churchill et Mackenzie King définissent les plans de la victoire suite à la défaite de l’Italie.  La conférence de Québec marque donc dans l’histoire un  tournant  important pour ce qui est de la conduite de la guerre.  

 

Quelques années plus tard Maurice Duplessis, alors premier-ministre de la

province, y demeure lors de ses séjours à Québec.  Il en fera sa deuxième

résidence jusqu’à sa mort,  à la fin des années cinquante. 

 

Grâce aux améliorations successives qu’on y a apportées depuis sa création, ce

complexe demeure l'un des meilleurs  établissements hoteliers de ma cité. 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Balades régionales.
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