L'église de la
paroisse St-Charles de Limoilou
Lors d’une conférence à caractère historique, j’ai appris des choses pour le moins surprenantes concernant le secteur Limoilou. Cet endroit est
considéré comme le premier faubourg de la ville. Il a eu le statut de municipalité pendant quelque temps avant de se fusionner avec la cité de Québec. Ce coin de la ville est intéressant à plus d’un titre puisqu’il se voulait un site à l’architecture urbaine moderne. Le design des rues est à l’image des nouveaux espaces urbains, directement inspiré de la dynamique Amérique. Les
rues et les avenues se croisent de manière à former un damier. Le bût était d’offrir un logis de qualité aux ouvriers et aux masses laborieuses qui
avait réussi à cumuler un coussin financier sans trop s’éloigner de son lieu de travail. Il s’ensuivit une migration de nombreuses familles vers ce
secteur qui se voulait prometteur. Ce plan d’expansion n’a pas donné les résultats escomptés puisque la paroisse, qui englobait une grande partie du
site, a vécu une mésaventure digne d’un film de série B…
Lorsque les gens commencent à s’installer dans ce secteur, ils peuplent quelques hameaux le long de la rivière St-Charles. Ils sont, pour la plupart, des gens travaillant pour les chantiers maritimes qui bordent la rivière. On trouve aussi quelques agriculteurs ainsi qu’un petit nombre de bourgeois qui se sont fait construire des villas d’été. Un peu plus loin, vers la baie de Beauport, le séminaire de Québec y possède un vaste domaine. Il s’agit de Maizeret, Ce dernier va servir, pendant de nombreuses décennies, de camps d’été pour les étudiants de cette institution. La proximité du fleuve, un environnement marécageux et des installations récréatives, inédits pour l’époque, vont permettre à des générations de jeunes de se familiariser avec les sciences naturelles. Même si il y avait du monde, on n’avait pas la masse critique requise pour créer une paroisse dans les règles. Le diocèse était conscient qu’il fallait offrir un service quelconque vu l’éloignement relatif à ces gens. Compte tenu de ces particularités, l’évêque demande une dispense au sein de la loi des fabriques. Il y a aura une paroisse dans ce coin reculé de la ville. Par contre, à cause de la disparité du secteur, ce ne sera pas un conseil de fabrique qui va diriger les biens de la paroisse. Cette responsabilité sera l’apanage exclusif du curé. Albert Coté, un prêtre séculier, en devient le seul et unique titulaire légal . Il s’occupe de faire construire une église qui sera détruite par les flammes quelques années plus tard. Il faudra recommencer… Il y a aussi le fait que cet ecclésiastique n’est pas très bon en affaire. Il peine à gérer les fonds qui lui sont confiés. Très rapidement les dettes s’accumulent. Notre homme ne sait plus comment faire pour éponger les déficits. De guerre lasse il décide d’amorcer une action ultime qui va lui permettre de rembourser le tout. Un bon matin, il prend les actifs de sa paroisse et il s’en va chez un bookmaker. Il mise les actifs de la paroisse aux courses! Il va sans dire que son action désespérée va complètement ruiner l’entité administrative qu’il devait gérer avec parcimonie. La déroute est complète… Constatant le désastre, il se donne la peine de faire parvenir une lettre à son supérieur. Aussitôt que cette missive fut écrite, il se dépêcha de faire son baluchon. Il a quitté le coin abruptement pour se rendre le plus rapidement possible vers les USA… Le curé venait de déserter sa paroisse. La suite va suivre... tout aussi palpitante....
Le manoir du domaine Maizeret
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Ma cité
Quelques uniformes portés par les troupes
Un milicien en embuscade sur le point de faire feu.
L'uniforme régimentaire du clan des Fraser.
Lorsque vous déambulez le long de certaines
rues
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