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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 14:35


La Basilique du sanctuaire de Sainte-Anne

Lors d’une sortie en mer, des marins bretons se sont retrouvés en mauvaise posture.  Une série de forts courants étaient en train de mener leur embarcation vers un naufrage certain.  Pour éviter de sombrer,  ils se sont mis à prier Ste-Anne, patronne des marins.  Si jamais ils échappaient au trépas, les navigateurs s’engageaient à construire une petite chapelle pour souligner leurs reconnaissances.  Presque aussitôt le calme revint. Quelques mois plus tard, ils se sont mis à la tâche.  Sur les rive du St-Laurent, en face de l’Île d’Orléans, ils ont érigés un minuscule lieu de culte dédié à la grand-mère de Jésus.  C’était en 1650. Dès la construction de cette première chapelle,  un ouvrier vécu un événement extraordinaire.   Notre homme avait de la difficulté à transporter une pierre puisqu’il devait marcher à l’aide d’une béquille.  Sans trop savoir pourquoi, il a quitté le chantier bien solide sur ses jambes.  Un premier événement extraordinaire venait de se produire.  Au fur et à mesure du peuplement de la côte de Beaupré, des paroisses furent crées.  La chapelle a disparu pour faire place à une église.  Les gens y venaient toujours en nombre grandissant ayant à l’esprit la guérison du travailleur de la première heure.  Et puis, lors de la guerre de conquête, les anglais ont tentés d’incendier l’église.  Ils n’ont pas réussit leur œuvre de destruction…


La statut de Sainte-Anne se trouvant
à l'intérieur de la Basilique. 
 

Les décennies passent et repassent. Le clergé local a de plus en plus de peine à administrer cette paroisse qui se gonfle de nombreux voyageurs qui prennent le temps de prier la « bonne Sainte-Anne » pour obtenir ses faveurs.  Face à ce lot de fidèles toujours plus nombreux, le diocèse décide de confier cette paroisse, pas comme les autres, à la congrégation des Rédemptoristes. Le sanctuaire de Sainte-Anne allait pouvoir voler de ses propres ailes.  On va y construire une Basilique qui va passer au feu dans les années vingt.  Avec l’aide la communauté et des pèlerins, une autre sera construite.  Tout alentour, les hôtels et les restaurants poussent comme de la mauvaise herbe.  Le village devient un centre de service pour accommoder le flot grandissant de fidèles allant au sanctuaire.  Les paroisses de la région, de la province, et même de plus loin organisent des voyages avec la régularité d’une horloge.  Dans la première moitié du XXe siècle ils seront des millions à venir faire leurs dévotions à la sainte patronne des « canadiens-français ».  Le choc des années soixante va briser cet élan.  Malgré le ressac du à l’abandon de la pratique religieuse, le sanctuaire a toujours su garder un niveau de visiteurs importants.  Pour ce qui de l’année dernière, plus de 1.5 millions de personnes se sont donné la peine d’aller y  faire un tour.  Le sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré est le site le plus visité de la région , juste après les attractions du Vieux-Québec.   Dans le cadre de la neuvaine,qui se temine avec la fête aujourd'hui,  les gestionnaires du site s’attendent à recevoir une foule de 100,000 personnes.   

La fontaine extérieure, construite l'année
dernière, pour souligner les 350 ans
d'existence du site.
 

Il n’est pas nécessaire d’être catholique pour apprécié cet endroit.  L’architecture de la Basilique, la beauté du site, les attractions présentes ainsi que le paysage en valent largement la peine.  Je vous conseille aussi de vous y rendre par le chemin Royal. Il s’agit de la plus vielle route de l’Amérique du Nord.  On y trouve un patrimoine bâti qui date de plusieurs siècles. Et en plus, pour les amateurs, il est possible de vivre de belles expériences gastronomiques.  Vous pouvez même vous faire le plaisir de faire  une route des vins !  Quoi demandez de plus…

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Balades régionales.
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 13:14


Au travers le bouquet d’activités estivale qu’il nous possible de voir dans la cité de Champlain, il y en une qui en vaut particulièrement la peine.  C’est toujours un plaisir que d’aller voir un spectacle au  Théâtre Petit Champlain.  Les saisons ont beau se succéder, il demeure que la qualité des prestations offerte dans cette  salle chaleureuse  n’a pas vraiment d’équivalent à Québec.  Pour ma part, je garde de merveilleux souvenirs d’un tour de chant de Michel Rivard que j’ai vu  il y a presque 30 ans…

 

De manière à se démarquer, au travers d’un tourbillon de festivals et de concerts en plein air, le Théâtre Petit Champlain propose deux pièces que Molière lui-même aurait sûrement apprécié…  Dans un premier temps, du 18 juin au 18 juillet,  nous avons eu droit à une adaptation québécoise du « dîner de cons ».   Comme tout le monde le sait, cette comédie de Francis Veber à fait rire des millions de personnes grâce à un film particulièrement réussi. Tous s’entendent pour dire que cette reprise, mise en scène par Renaud Paradis, est un exercice de style fort réussi.  J’espère qu’il y aura une reprise l’année prochaine.  Peut-être que cette pièce deviendra un incontournable à voir comme l’est devenu la pièce « Broue ».  On ne sait jamais…

 

Depuis le 22 juillet et ce jusqu’au 22 août, on nous invite à aller voir « Un air de famille ».  Il s’agit aussi d’une adaptation d’une pièce française.  Ce regard, face à une famille qui se réunit à chaque vendredi, est à la fois une critique sociale cinglante doublée d’une charge émotionnelle pas piqué des vers…  On y trouve la jeune fille rebelle accompagné de l’éternel perdant abandonné par sa femme.  Je ne voudrais surtout pas oublier le fils préféré de sa maman ainsi que la soumise de service.  L’on se promène entre les larmes et le rire sans jamais s’ennuyer une seconde.   Le metteur en scène, Luc Frenette, réussit le pari de nous offrir l’univers de  Jean-Pierre Braci avec un aplomb surprenant.  Idem pour les acteurs,  qui arrivent à nous faire oublier les performances de leurs vis-à-vis français, qui ont fait le succès d’une adaptation cinématographique réalisée par Cédric Klapish. Pour ma part j'ai eu beaucoup de plaisir lorsque j'ai assisté à une représentation de cette pièce il y a deux jours. 

 

Donc, pour tous et celles qui sont des amoureux du théâtre et qui aiment les pièces pleine d’humour et de subtilités, je leur conseille fortement  d’aller faire un tour au Théâtre Petit Champlain.  Ils ne seront pas déçus.

 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Théâtre - Communauté : Spectacle vivant
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 16:37

Après avoir assisté à une très bonne pièce de théâtre qui avait lieu au « Petit Champlain », j’ai traversé une partie de Place Royale.  Malgré le temps frais, il y avait foule.  Beaucoup de gens ont compris que les soubresauts climatiques ne devaient pas les limiter dans leurs déplacements.  Rapidement je me retrouve devant un arrêt du bus tout près du fleuve.  Il ne faudrait pas grand chose pour que l’eau déborde.  La marée étant haute, il reste à peine deux mètres avant que l’élément liquide cherche à venir nettoyer la rue.  Je n’ai pas eu à attendre longtemps le transport en commun.  Pour la période estivale, une navette circule à toutes les 15 minutes le long de la rue qui borde le fleuve. Dans ces conditions, il est inutile de s’entêter à prendre sa voiture. Je saute dans cette dernière. 

 Place Royale


Au travers une course qui dure moins de 10 minutes, je suis à même de constater le florilège d’activités qui règne dans le secteur de la Basse-Ville.  Tout d’abord je longe les locaux du musée de la civilisation.  À cet endroit, il vous est possible de déambuler au cœur d’un jardin suspendu qui niche sur le toit de l’édifice principal.  En plus d’avoir une vue magnifique, cet endroit prend une allure féérique du fait qu’il est illuminé.  On a intérêt à s’y promener autant le jour que le soir.

 

Jardin du musée de la civilisation 
 

 À quelques centaines de mètres du musée l’on se retrouve devant les installations du Vieux-Port.  Au delà de la marina, au demeurant magnifique, l’on peut assister à la représentation du « moulin à images ».  Il s’agit d’une projection en plein air qui raconte la ville de Québec au travers de l’imaginaire de Robert Lepage.  Ce dernier, artiste de réputation international, a fait la mise en scène des spectacles de Peter Gabriel ainsi que la conception d’un spectacle pour le Cirque du Soleil.  Il va sans dire que c’est un must d’assister à cette suite d’images et de sons qui nous fait voyager dans l’espace et le temps de la plus vieille cité d’Amérique. 

Le moulin à images
 

Si mes yeux se donnent la peine de se rendre sur les battures de la pointe du port, je suis en mesure de voir une immense tente jaune.  Il faut savoir que dans quelques jours, il sera possible d’assister au spectacle qui s’intitule « OVO ».  Pour les prochaines semaines le Cirque du Soleil vient jeter l’ancre à Québec.  Nous sommes privilégiés du fait qu’il s’agit d’un nouveau concept.  Jusqu’à présent il n’y a que les montréalais qui ont pu voir ce spectacle.  Après leur passage à Québec « OVO » va partir en tournée pour les 5 prochaines années à travers le monde. 


Pendant ce temps, le bus continu sa course.  Je me retrouve tout près d’une suite d’échangeurs d’autoroutes. Et là, au travers d’un endroit sans âme ,au milieu de nulle part, 4 groupes d’artistes racontent une histoire.  Le Cirque du Soleil, en collaboration avec l’école de cirque, diffuse un spectacle gratuit ou la poésie et la magie prend toute la place.  Imaginer le tableau…  Québec est l’hôtesse de deux doses de l'une des  plus importantes entreprise artistique de la planète.  On ne pouvait en souhaiter autant….


 

 Vous pensez peut-être que c’est terminé, que mon bus va se contenter de rejoindre le centre-ville, en faisant son chemin au travers d’un couloir qui lui est exclusivement dédié?  Pas encore… La fête n’est pas encore terminée!   À la porte du jardin St-Roch, sur la Place de l’université, il se tient un festival africain!  Du 24 juillet au 2 août, le festival des journées d’Afrique, danses & rythmes du monde y a pignon sur rue.  Il sera même possible d’aller voir Oumou  Soumaré, une chanteuse malienne de grand talent qui s’est mérité le prix miroir (musique du monde) du festival d’été 2009. Il s’agit encore d’une suite de spectacles en plein air et gratuit


Voilà, il ne me reste plus qu’à débarquer de mon bus pour en prendre un autre qui va me conduire tout près chez moi…  Après avoir attendu moins de 15 minutes, je me retrouve dans un véhicule plein à craquer.  Pourtant, nous sommes un vendredi et il est plus ou moins 22 :30.  J’avais oublié les spectacles de la Haute-Ville.  Les amateurs de musique classique ont pu assister à un concert qui fait parti d’une suite de trois autres.  On y présente, en rafale, les 9 symphonies de Beethoven!  Je ne voudrais surtout pas oublier les prestations artistiques du Grand Rire de Québec dont l’un des spectacles venait de se terminer… 


 

Peut-on affirmer que la cité de Champlain est un phare culturel pour l’ensemble du Québec?  La réponse va de soi…

 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Spectacle - Communauté : Spectacle vivant
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 12:45


Dans le cadre de l’émission de ce soir, il me fait plaisir de recevoir un responsable du site de Ste-Anne-de-Beaupré.  Il s’agit de l’endroit le plus visité dans la région de Québec après les quartiers historiques de la cité de Champlain.  Sur une base annuelle, 1.6 millions de personnes se donne la peine de se rendre à Ste-Anne même si le lieu est à plus de 30 kilomètres de la ville. 

 

Pour en savoir davantage, il s’agit d’écouter « le fureteur québécois » aujourd’hui sur les ondes de CKIA (88.3) à 18 :00 ou en reprise lundi matin, entre 10 :00 et 11 :00.  C’est un rendez-vous à ne pas manquer!


Par Claude Rouleau - Publié dans : Radio - Communauté : Balades régionales.
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 10:56

Le festival d'été qui affiche ses couleurs dans un lieu public.

Depuis que le festival d’été a amorcé son virage « populaire », un petit groupe d’individus se font un plaisir de tirer à boulet rouge sur son organisation.  On lui reproche de succomber aux chants des sirènes de la commandite.  Le gigantisme de l’activité le priverait  d’une grande partie de son charme.  Il y a aussi le fait que les spectacles, ou de grandes vedettes populaires viennent remplir un espace trop petit, prive le festivalier d’une proximité souhaitée.  Certains se souviennent  du temps ou il était possible d’écouter des concerts  de petits groupes bien assis à la terrasse.  Il y a aussi des gens qui voudraient une programmation ou les artistes de l’espace francophone auraient toute la place.  Comment doit-on considérer ces critiques?

 

Depuis quelques années le festival d’été s’est donné les moyens de ratisser le plus large possible pour obtenir un maximum de participation.  Dans un premier temps, la direction artistique cherche à concilier tous les genres musique de manière à intéresser tous le monde.  Ensuite, de manière à créer une synergie et à attirer des foules nombreuses, on souhaite initier des événements à caractère festif qui sort de l’ordinaire.  Et pour finir, on veut prolonger la fête en permettant à de nombreux festivaliers de continuer à profiter des prestations de leurs artistes favoris dans certains établissements du centre-ville.

 

Pour celui qui se donne la peine de déambuler dans la ville pendant cette période, il est aisé de constater que la recette donne des résultats tangibles.  Les artistes invités ont la chance de se produire plus d’une fois.  Après avoir été la vedette d’une scène extérieure, certains se retrouve à faire une nouvelle prestation à l’intérieur d’un pub, d’un bar ou d’une petite salle.  Ça veut dire que le festivalier est à même de bénéficier d’une proximité réelle avec l’artiste.  Comme il y a toujours sujet à amélioration, je crois qu’il serait intéressant de trouver des espaces clos disposant de plus ou moins 1000 places.  L’impérial demeure une salle intéressante. Néanmoins, elle a prouvé sa petitesse  à plusieurs reprises.  Je crois qu’il serait bon de lui trouver de la compagnie. 

 

Il va sans dire que j’aime les artistes francophones. Ils sont le poumon de l’événement.  Des gens comme Zacharie Richard, Daniel Bélanger ou Pierre Lapointe ont bénéficiés d’une place d’honneur cette année.  J’en suis le premier à me réjouir.  Idem pour Indochine, AIAM ainsi que Labo-M-Expérience.   Je comprends mal comment on peut constater le manque d’artistes qui s’exprime en français…  Il s’agit de regarder le programme de l’édition de cette année pour se rendre compte que ce n’est pas le cas.

 

D’autres se rebiffe lorsque les Sting, Placido Domingo ou Kiss prennent d’assaut une partie du site des plaines d’Abraham. Ces vedettes, de calibre international,  ont l’avantage de donner une très grande visibilité à l’organisation.  Grâce à la prestation de ces derniers, l’ensemble de la planète se donne la peine de regarder la ville de Québec. Certains se souviendront toute leur vie d’avoir été là lorsque Placido Domingo s’est donné la peine de chanter les plus grands airs du répertoire lyrique.  Le festival d’été c’est aussi ce genre de magie…

 

Il est évident que pour réussir de pareils exploits, il faut disposer d’un important budget.  La possession d’un macaron à 45.00$, qui permet d’assister à plus de 235 spectacles, n’est pas suffisant pour financer un pareil événement.  Voilà pourquoi il est essentiel d’avoir le soutien  de puissantes organisations publiques et privées.  Après la participation financière des 3 paliers de gouvernements, l’entreprise privée est mise à contribution.  Il est évident que ces derniers voudront que l’on sache qu’ils ont contribués aux succès de la fête.  Pour ma part, je crois qu’il est normal que l’on retrouve des bannières, que l’on présente les partenaires lors de la présentation des spectacles, et que les commanditaires soit bien visible sur le site des différentes scènes. 

 

Le festival d’été de Québec est devenu un événement incontournable dans le ciel de la ville de Québec.  Il est évident que l’on peut bonifier la formule. Il demeure que cette organisation nous a prouvée sa raison d’être.  Son professionnalisme ainsi que sa vision artistique doivent servir d’exemple au même titre que le cirque du soleil.  Je crois qu’elle mérite notre appuie.  Le festival permet à l’industrie touristique et culturelle de Québec de briller partout dans le monde.  Pourquoi devrions-nous modifier cette recette gagnante?

 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Festival d'été - Communauté : Blogueurs du Québec
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