La Basilique du sanctuaire de Sainte-Anne
Lors d’une sortie en mer, des marins bretons se sont retrouvés en mauvaise posture. Une série de forts courants étaient en train de mener
leur embarcation vers un naufrage certain. Pour éviter de sombrer, ils se sont mis à prier Ste-Anne,
patronne des marins. Si jamais ils échappaient au trépas, les navigateurs s’engageaient à construire une petite chapelle pour souligner leurs
reconnaissances. Presque aussitôt le calme revint. Quelques mois plus tard, ils se sont mis à la tâche.
Sur les rive du St-Laurent, en face de l’Île d’Orléans, ils ont érigés un minuscule lieu de culte dédié à la grand-mère de Jésus. C’était en 1650.
Dès la construction de cette première chapelle, un ouvrier vécu un événement extraordinaire.
Notre homme avait de la difficulté à transporter une pierre puisqu’il devait marcher à l’aide d’une béquille. Sans trop savoir pourquoi, il a quitté le chantier bien solide sur ses jambes. Un premier événement extraordinaire
venait de se produire. Au fur et à mesure du peuplement de la côte de Beaupré, des paroisses furent crées. La chapelle a disparu pour faire place à une église. Les gens y venaient toujours en nombre grandissant ayant à
l’esprit la guérison du travailleur de la première heure. Et puis, lors de la guerre de conquête, les anglais ont tentés d’incendier
l’église. Ils n’ont pas réussit leur œuvre de destruction…
La statut de Sainte-Anne se trouvant
à l'intérieur de la Basilique.
Les décennies passent et repassent. Le clergé local a de plus en plus de peine à administrer cette paroisse
qui se gonfle de nombreux voyageurs qui prennent le temps de prier la « bonne Sainte-Anne » pour obtenir ses faveurs. Face à ce lot de
fidèles toujours plus nombreux, le diocèse décide de confier cette paroisse, pas comme les autres, à la congrégation des Rédemptoristes. Le sanctuaire de Sainte-Anne allait pouvoir voler de ses
propres ailes. On va y construire une Basilique qui va passer au feu dans les années vingt. Avec l’aide
la communauté et des pèlerins, une autre sera construite. Tout alentour, les hôtels et les restaurants poussent comme de la mauvaise
herbe. Le village devient un centre de service pour accommoder le flot grandissant de fidèles allant au sanctuaire. Les paroisses de la région, de la province, et même de plus loin organisent des voyages avec la régularité d’une horloge. Dans la première moitié du XXe siècle ils seront des millions à venir faire leurs dévotions à la sainte patronne des
« canadiens-français ». Le choc des années soixante va briser cet élan. Malgré le ressac du à
l’abandon de la pratique religieuse, le sanctuaire a toujours su garder un niveau de visiteurs importants. Pour ce qui de l’année dernière, plus de
1.5 millions de personnes se sont donné la peine d’aller y faire un tour. Le sanctuaire de Sainte-Anne
de Beaupré est le site le plus visité de la région , juste après les attractions du Vieux-Québec. Dans le
cadre de la neuvaine,qui se temine avec la fête aujourd'hui, les gestionnaires du site s’attendent à recevoir une foule de 100,000 personnes.
La fontaine extérieure, construite l'année
dernière, pour souligner les 350 ans
d'existence du site.
Il n’est pas nécessaire d’être catholique pour apprécié cet endroit. L’architecture de la Basilique, la beauté du site, les attractions présentes ainsi que le paysage en valent largement la peine. Je vous conseille aussi de vous y rendre par le chemin Royal. Il s’agit de la plus vielle route de l’Amérique du Nord. On y trouve un patrimoine bâti qui date de plusieurs siècles. Et en plus, pour les amateurs, il est possible de vivre de belles expériences gastronomiques. Vous pouvez même vous faire le plaisir de faire une route des vins ! Quoi demandez de plus…
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Place Royale
Le moulin à images
Le festival d'été qui affiche ses couleurs dans un lieu public.
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