Le tribunal de l'histoire s'est penché sur une problématique fort pertinente, lors de sa dernière présentation qui eut lieu en début de semaine.
Une site d'expérimentation et de fabrication bactériologique secret
Le site de Grosse-Île fascine autant par son histoire que son patrimoine. Cet endroit n'a pas juste servi de mouroir à des milliers de personnes qui cherchaient à fuir la misère. Cette île s'est transformée, le temps d'une partie de la deuxième guerre mondiale, en usine à bactérie. On y préparait des armes de destruction massive destinée à mettre à genoux le IIIe Reich. Que sont devenues ces installations et qu'a-t-on fait de ce matériel toxique?
J'y ai appris qu'une partie de l'île servait à fabriquer la bactérie causant la peste bovine. À l'autre extrémité, on avait monté un laboratoire dont le bût était de produire de l'anthrax. L'aventure n'a pas été dès plus concluante.
Une vue des installations de Grosse-Île
Crédit: Claude Rouleau
L'opération N
Suite aux témoignages de 3 personnalités directement impliqués, nous apprenons que l'opération "N" avait pris beaucoup de retard, que les mesures de stérilisation laissaient à désirer et que la discipline du personnel causait de nombreux problèmes. Le prix Nobel canadien Frédéric Banting, créateur de l'insuline, était l'inspirateur de ce projet. Suite à son décès, survenu en 1941, c'est son successeur qui mène à bien l'émergence du projet tout en proposant le site de Grosse-Île. Il s'appelle Everitt Geoge Dunne Murray. Par la suite, le major Richard Duthie est venu confirmer les problèmes entourant cette mission secrète. À cause des coûts, ainsi qu'un début de production amorcé aux États-Unis, on décide de mettre fin à l'expérience dans le courant de l'année 1944.
Une décharge problématique
Le journaliste Vincent Frigon, journaliste de profession et témoin expert, propose un constat surprenant. D'après lui, une grande partie de la production serait au fond du fleuve... On aurait mis des millions de doses d'anthrax dans des barils. Ces dernières ont été mélangées à un solvant pour les neutraliser. Par la suite, ils ont été largués dans le St-Laurent... Personne n'est en mesure de vérifier si le solvant a vraiment fait son travail. Le jury a conclu qu'il était moralement inacceptable d'amorcer une guerre bactériologique.
Une activité populaire
Comme à l'accoutumée, il y avait foule au Palais Montcalm. Ce type de présentation, proposée par la Commission de la capitale Nationale du Québec, permet de présenter l'histoire autrement. Le prochain tribunal de l'histoire portera sur l'effondrement du pont de Québec. Une histoire à suivre...
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