Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 15:33

Le tribunal de l'histoire s'est penché sur une problématique fort pertinente, lors de sa dernière présentation qui eut lieu en début de semaine.

 

Une site d'expérimentation et de fabrication bactériologique secret

Le site de Grosse-Île fascine autant par son histoire que son patrimoine.  Cet endroit n'a pas juste servi de mouroir à des milliers de personnes qui cherchaient à fuir la misère. Cette île s'est transformée, le temps d'une partie de la deuxième guerre mondiale,  en usine à bactérie.  On y préparait des armes de destruction massive destinée à mettre à genoux le IIIe Reich. Que sont devenues ces installations et qu'a-t-on fait de ce matériel toxique? 

 

J'y ai appris qu'une partie de l'île servait à fabriquer la bactérie causant la peste bovine.  À l'autre extrémité, on avait monté un laboratoire dont le bût était de produire de l'anthrax.  L'aventure n'a pas été dès plus concluante.  

 

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 Une vue des installations de Grosse-Île

Crédit: Claude Rouleau

L'opération N

Suite aux témoignages de 3 personnalités directement impliqués, nous apprenons que l'opération "N" avait pris beaucoup de retard, que les mesures de stérilisation laissaient à désirer et que la discipline du personnel causait de nombreux problèmes. Le prix Nobel canadien Frédéric Banting, créateur de l'insuline, était l'inspirateur de ce projet.  Suite à son décès, survenu en 1941, c'est son successeur qui mène à bien l'émergence du projet tout en proposant le site de Grosse-Île. Il s'appelle Everitt Geoge Dunne Murray.  Par la suite, le major Richard Duthie est venu confirmer les problèmes entourant cette mission secrète.  À cause des coûts, ainsi qu'un début de production amorcé aux États-Unis, on décide de mettre fin à l'expérience dans le courant de l'année 1944. 

 

Une décharge problématique

Le journaliste Vincent Frigon, journaliste de profession et témoin expert, propose un constat surprenant.  D'après lui, une grande partie de la production serait au fond du fleuve...  On aurait mis des millions de doses d'anthrax dans des barils.  Ces dernières ont été mélangées à un solvant pour les neutraliser.  Par la suite, ils ont été largués dans le St-Laurent...  Personne n'est en mesure de vérifier si le solvant a vraiment fait son travail.  Le jury a conclu qu'il était moralement inacceptable d'amorcer une guerre bactériologique.

 

 

Une activité populaire

 Comme à l'accoutumée, il y avait foule au Palais Montcalm.   Ce type de présentation, proposée par la Commission de la capitale Nationale du Québec, permet de présenter l'histoire autrement.  Le prochain tribunal de l'histoire portera sur l'effondrement du pont de Québec.  Une histoire à suivre...

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Spectacle - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 22:39

Francine Asselin-1

 Francine Asselin, concierge à l'Hôtel 71.

Crédit: Jean Brouillard Communication

 

L'édition radiophonique du Fureteur Québécois sera dès plus intéressante.  Je vais avoir le plaisir de recevoir Francine Asselin.  Nous allons découvrir les mille et une facettes de la fonction de concierge au sein d'un grand hôtel de Québec.  Par la suite, nous verrons pourquoi cette femme a pris ce chemin pas toujours évident.  Et pour finir, nous verrons en quoi consiste l'avenir pour cette personnalité de la région de Québec. 

 

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C'est un rendez-vous à ne pas manquer, jeudi le 24 février sur les ondes de CKIA au 88.3, entre 18:00 et 19:00.  Pour celles et ceux qui ne peuvent écouter la première diffusion, une reprise aura cours le mardi suivant entre 13:00 et 14:00.

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 Mme Francine Asselin, qui occupe le poste stratégique de Concierge au sein de son organisation, vient d’être nommée au poste de Secrétaire régionale de l’organisme Les Clefs d’Or, Région de Québec et Charlevoix.

 

 Un clip qui présente l'Hôtel 71, un établissement de prestige.

                  Il se trouve dans le croissant du Vieux-Port.

 

Les Clefs d’or est une société regroupant des concierges d’hôtels dont l’objectif en tant qu’organisation est de faciliter l’échange d’idées entre ses membres et de fournir une assistance mutuelle afin de mieux servir la clientèle. Le Canada est membre et constitue un chapitre national depuis 1976 et depuis lors l’association s’est développée pour englober plus de 40 pays et plus de 3 500 membres de par le monde.

 

Les clefs d’or portées par les concierges signifie non seulement leur appartenance à l’organisation, mais sont accordés exclusivement à ceux et celles qui ont toujours fait preuve d’une connaissance inégalée de leur communauté, mais qui mettent en pratique quotidiennement les principes de coopération, de communication, d’amitié et d’excellence. Mme Asselin a reçu sa première Clef d’or en décembre 2008 pour ensuite avoir la fierté d’en accepter une seconde en décembre 2009.

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Radio - Communauté : Blogueurs du Québec
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 15:22

Ici et maintenant, la région de Québec demeure une sorte d'exception au sein de ce monde.  Avec un taux de chômage presque inexistant, une vigueur économique qui nous propulse au sommet des villes canadiennes et une vitalité manifeste de notre vie culturelle, nous sommes à des années lumières de la misère crasse ressentie ailleurs.

 

Gaddafi

 Moummar Kadhafi

Cet homme dirige la Libye depuis 42 ans.

Il se maintient au pouvoir grâce à une répression sanglante.

À la tête d'un état pétrolier.

Crédit photo: libre de droit (Wikipedia)

 

Personne imaginait une pareil vague de fond

Personne n'aurait pu imaginer que le suicide d'un marchand tunisien aurait débouché sur cette vague révolutionnaire que tout le Moyen-Orient connaît actuellement.  La Tunisie et l'Égypte vivent des temps nouveaux.  L'Algérie et la Lybie tentent de protéger ses élites qui ne veulent pas abandonner le pouvoir.  Idem pour le Yémen et plusieurs autres pays de cette région. 

 

 Ce clip, qui décrit les émeutes en Libye, se passe de commentaire...

 

Une amorce de réflexion

Malgré le fait que ces mouvements ont lieu à l'autre bout de monde, il est évident que les citoyens d'ici seront touchés.  L'économie étant qu'elle est, le pétrole devrait coûter plus cher dans un proche avenir.  Et puis, même si nos gouvernements ne se comparent en rien à ce qu'on retrouve là-bas, cette volonté de faire le grand ménage pourrait effleurer les gens d'ici.  La collusion, les ententes sécrètes et les détournements de fonds sont aussi des réalités chez nous.  Comment cette volonté de démocratie directe peut influencer la société québécoise?  Est-ce qu'il y a des leçons à tirer de cette volonté de se libérer de ces dictatures?

 

Une société pour qui?

Pour ma part, je crois qu'il est évident qu'il faut éviter de plonger dans la rivière des libertés individuelles telle que proposée par certains idéologues d'obédience libertarienne.  Je n'ose pas imaginer à quoi pourrait ressembler une société sans programmes sociaux, sans salaire minimum, sans syndicat, avec une réglementation minimum et un état réduit à sa plus simple expression.  Le marché libre n'a pas la capacité de se réguler lui-même.  Je ne comprends pas comment on peut penser de la sorte. 

 

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 Le parlement du Québec

Crédit: Claude Rouleau

 

L'implication de chacun

Il demeure que nous avons un état de droit, une tradition de démocratie parlementaire, une liberté de presse et d'expression.  Il s'agit de s'impliquer, d'oser s'investir dans le débat public et d'y participer par le biais des différents forums disponibles. J'ai à l'esprit  que des gens se battent dans un autre continent pour avoir droit au chapitre.  Et nous, que faisons-nous?  Sommes-nous trop confortables?  Je ne saurais le dire...

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 13:57

Au travers les nuits blanches et les paillettes, il arrive immanquablement un lever du soleil, sans qu'une brume vienne assombrir le tableau.  Voilà où nous mène l'un des derniers films québécois, qui a pris le chemin des salles obscures il y a plus où moins 1 mois. Le titre de cette production: "Funkytown".

 

funkytown-teaser

 

Une période intense et éphémère

Les gens, qui ont vécu la deuxième moitié des années 70, se souviennent encore de cette période complètement folle.  La mode du disco est passée comme une étoile filante dans la vie de nombreux individus.  Même si j'étais allergique face à  ce mode de vie, j'ai subi les contres-coups de cette sous-culture.  Comme tous ceux de cette génération, j'ai connu quelques folles nuits de discothèque.  Je me suis extasié devant le clinquant et l'exhibitionnisme de ces adeptes tout en écoutant la populaire émission "Et ça tourne"...  Pour le reste, j'étais incapable de plonger dans ce monde qui me semblait superficiel et artificiel.  Le film, qu'on nous offre actuellement, nous montre l'envers du décor.  Nous devenons les témoins de l'exploitation de nombreux artistes, des magouilles initié par un producteur sans scrupule, d'une facilité à s'évader dans le sexe et la drogue, tout en remplissant les poches sans vergogne.  Pour un nombre important d'individus, les rêves sont vite devenus des cauchemars...  C'est ce regard qui nous est offert au travers la vie de 7 personnages qui gravitent autour de la plus célèbre discothèque de Montréal à l'époque. Il faut avoir à l'esprit que la métropole du Québec était l'une des plaques tournante de ce phénomène en Amérique du Nord.  Le genre y a connu une consécration bien avant New York.  

 

 

Vers des lendemains qui pleurent

Loin de moi l'idée de reprendre tout ce qu'on a dit sur ce film, au demeurant fort médiatisé.  Comme plusieurs critiques, je me fais un devoir de m'incliner bien bas devant cette étude  sociale fort bien réussie. La distribution arrive à nous faire vibrer devant ces personnages plus grands que nature.  Elle nous fait prendre conscience de certains côtés de la nature humaine qu'on préfère ignorer. Elle nous force à observer les conséquences d'une suite de choix fait pour le simple plaisir de connaître des sensations à l'extrême.  Pour l'animateur de télé qui fout en l'air sa vie intime, pour l'homosexuel qui ose s'afficher et pour celui qui refuse sa condition, pour les chanteuses qui se font floué par un producteur cupide, pour un fils qui n'ose pas affronter un père tyrannique et pour une secrétaire qui aime son patron en secret,  les lendemains seront loin d'être des moments joyeux. 

 

Le long-métrage "Funkytown" est un superbe tableau de la nature humaine.  En plus de montrer un genre de vie éphémère, il dépeint de nombreux côtés noirs que l'on préfère ignorer.  À voir absolument!

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Cinéma - Communauté : Blogueurs du Québec
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 12:42

Un couple qui bouge et qui s'exprime, quoi de plus normal dans le vie.  Transposé dans le monde de danse, il devient une sorte de passage obligé qui nous transporte au coeur de notre propre existence.  Dans le cas de la chorégraphie "Les larmes d'Anna K.", élaborée par Louise Bédard, nous devenons les témoins d'un poème dont les mots ont été remplacés par le geste...

 

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 Annie Gagnon et Jean-François Duke en répétion  pour "Les larmes d'anna K"

Crédit photo: Louise Bédard

 

Un pas de deux non conventionnel

Les deux interprètes de cette performance, que sont Jean-François Duke et Annie Gagnon, ne se gène pas pour prendre possession de tout l'espace scénique disponible.  Tantôt énergiques, parfois pondérés, ils s'amusent avec l'expression corporelle, pour nous montrer une suite de sentiments contradictoire.

 

Des objets sollicités

Avec une suite d'objets plutôt hétéroclites, ils arrivent à défier leur espace.  Des chaises, quelques vêtements, et des boîtes de carton viennent accentuer un sentiment d'union même si nos deux interprètes prennent leurs distances de temps à autre.  Nous sommes loin des pas de deux conventionnels. 

 

À la fois dérouté et ravi

J'avoue que j'ai été dérouté à plusieurs reprises.  Mes références, en ce qui concerne la danse moderne, furent mises à rude épreuve.  Je ne pensais qu'il était possible de se fondre dans une boîte de carton, de bouger avec cette dernière enroulée à sa taille comme une ceinture.  Le néophyte, que je suis encore dans ce domaine, apprend et observe. 

 

 

 Jean-Francçois Duke est l'un des participants de cette chorégraphie présentée

lors du 400e anniversaire de la ville de Québec. 

 

J'ai aimé cette portion de spectacle dont "Cocoon" était la première partie.  Ce programme double est une excellente manière de plonger dans le bain de la danse contemporaine tout en appréciant le talent des  artistes d'ici.  La performance, qui s'intitule "les larmes d'Anna K." vaut la peine qu'on s'y attarde.

 

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LES LARMES D’ANNA K.
Chorégraphie: Louise Bédard
Interprétation: Jean-François Duke et Annie Gagnon / Musique originale: Diane Labrosse / Costumes: Marie Laflamme, L.B. / Éclairages: Caroline Ross
Durée: environ 40 minutes

 

17-18-19 /
23-24-25-26 FÉVRIER, 20H
La Rotonde — Grand Studio

Général: 22$
Aîné: 18$
Jeune adulte / Artisan: 16,50$
Enfant / Ad : 1 $

Par Claude Rouleau - Publié dans : Spectacle - Communauté : Blogueurs du Québec
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