Billet

Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 12:39

Lorsque l'on se donne la peine d'observer attentivement la scène culturelle de la grande région de Québec, il nous est possible de découvrir une foule d'artisans aux talents exceptionnels.  Au travers de cette niche, de nombreuses personnes ont choisi de demeurer ici pour la qualité de vie qu'on y trouve.  Des personnes comme Robert Lepage, Steve Barakatt ou Paul Ohl pourraient très bien disparaître du paysage de Québec et trouver leurs comptes au sein de d'autres endroits.  Après tout, des lieux comme New York, Paris ou même Montréal possèdent un paysage propice à la création et aux échanges avec ses pairs. Et pourtant...  La cité de Champlain possède une âme qui lui est propre.  À la fois historique, patrimoniale et culturelle, elle dispose de nombreux atouts pour celles et ceux qui cherchent un terreau fertile pour cultiver leur sens de la création.  J'en arrive à cette conclusion, suite à la couverture que j'ai effectué depuis quelques mois.

 

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 Une vue du quartier historique de Québec avec, en arrière plan, le chateau Frontenac.

 

Je crois que la région est en train de gagner son pari. D'un endroit provincial et plutôt tranquille, qui dormait à poing fermé à l'ombre de sa réputation de ville de fonctionnaires ennuyante, l'on se retrouve dans une zone à fortes saveurs créatives. Les grands spectacles engendrés par les festivals, la vie culturelle tumultueuse nourrit par un florilège de lieux de diffusion, ainsi qu'une série de grands événements ont littéralement réveillé la population.  Québec se donne le droit de rêver à nouveau aux olympiques.  Elle cherche à récupérer son club de hockey professionnel.  Elle agrandit son centre de congrès, son aéroport ainsi que son centre de foire. Sous la houlette d'un maire populiste et d'une brochette de décideurs enthousiasmes, l'ensemble des habitants de la région se mobilisent.

 

Pour en arriver à ce résultat, il aura fallu des années travail acharnées. Je pense ici à la rénovation du quartier St-Roch, au réaménagement de la rivière St-Charles, à l'amélioration du transport en commun ainsi qu'à   la création d'événements à caractère social et culturel d'envergure international.

 

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                     Une vue de la basse-ville ainsi que les quartiers du nord de la municipalité.

 

  Aujourd'hui, on peut dire que Québec récolte les fruits de cette prise ne charge collective.  L'économie locale se porte à merveille, le taux de chômage est l'un des plus bas au pays. On ne sait plus où loger le monde qui se donne la peine de venir combler une forte pénurie de main-d'oeuvre.  

 

Il faut espérer que cette montée puisse se continuer encore longtemps. 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 16:11

 

Îles de la madeleine carte Une carte de cet archipel, au coeur du golfe St-Laurent.

 

Je ne suis pas surpris de constater cet espère de ras le bol d'une bonne partie des insulaires qui habitent les îles de la Madeleine.  À la lecture d'un article rédigé par Mathieu Turbide, qu'il est possible de lire dans l'édition d'aujourd'hui du Journal de Québec, on y apprend qu'il existe un malaise entre les estivants et les Madelinots.

 

Les habitants de ce coin du monde ont développé, au fil des décennies, un fort sentiment d'appartenance doublé d'une sorte d'esprit communautaire tenace.  Malheureusement, suite à la beauté du coin, cet état de fait est en train de devenir chose du passé.  La villégiature semble avoir raison de ce mode de vie.  Comme la spéculation immobilière va bon train, de nombreux riches s'approprient des résidences à gros prix.  Les Madelinots, du moins au début, se sont remplis les poches.  Cette manne est devenue, ici et maintenant, un cauchemar pour l'ensemble de cette petite société. 

 

Îles de la Madeleine image 1

 Des paysages à couper le souffle.  Voilà pourquoi certaines personnes y recherchent une résidence secondaire.

 

Suite à cette plus value, il n'est plus possible aux habitants de 'îles de se procurer une demeure chez eux.  Les coûts sont devenus trop élevés. Toute une génération d'insulaire se voit privée de vivre dans leur coin de pays.  Même pour les résidents actuels, il devient difficile de continuer à occuper leurs propres maisons.  L'évaluation municipale étant en forte hausse, un nombre important de propriétaires de longue date ne peuvent plus payer les taxes municipales.  Mais il y a pire...

 

Les nouveaux propriétaires, qui demeurent sur place quelques semaines par année, se font un malin plaisir à considérer leurs possessions comme de petits îlots privés.  Les terrains avoisinants, souvent libres d'accès, deviennent cadenassés.  Pour cette petite société, où la libre circulation des gens a toujours fait partie de leur inconscient collectif, il s'agit d'une importante rupture face à leur mode de vie.  Suite à ces restrictions, il se développe une incompréhension mutuelle.  Les nouveaux propriétaires, qui se sont procuré des maisons à prix d'or, s'empressent de limiter la circulation sur leurs terrains.  Du côté des insulaires, il n'est pas normal d'être entravé de circuler vers les plages ou des points d'observations qu'ils ont toujours fréquentés dans le passé.  Il faut prendre en considération que les habitants respectent  l'intimité des uns et des autres. 

 

Îles de la madeleine image 2

 Une politique d'aménagement vient dêtre paraphée par la MRC ou l'on tente d'instaurer certains correctifs.Est-ce que ce sera suffisant pour concilier les intérêts des uns et des autres?

 

Pas étonnant que la colère gronde.  Les Îles de la Madeleine sont-elles en train de devenir un endroit cloisonné pour les gens riches?  Ce tissu social, où tout le monde se connaît tout en se partageant une partie de leur patrimoine, n'est pas la tasse de thé des nouveaux estivants fortunés.  Pas étonnant de constater un exode massif en plus de devoir faire face à un taux de suicide à la hausse. 

 

C'est à la population locale de faire comprendre qu'elles sont leurs valeurs aux nouveaux arrivants.  Malheureusement, je demeure pessimiste.  Trop souvent, l'odeur de l'argent finit par gagner devant le gros bon sens.  Il serait dommage que cet endroit devienne un espèce de sanctuaire privé, disponible uniquement à ceux qui seront capables de payer le gros prix. C'est pour quand la guérite à la porte de ce paradis?

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 23:34

En cette fête de Ste-Anne, il est possible de lire un article que j'ai rédigé l'année dernière.  Je ne voudrais oublier cette journée puisqu'il s'agit d'un buzz dans le domaine touristique.  Ce site attire plus 1. 5 millions de personnes.  C'est la deuxième attraction  après le Vieux-Québec.  Pour profiter de la hausse du tourisme religieux, ce lieu de culte a commandé une étude de marché pour chercher à connaître les habitudes de celles et ceux qui se donnent la peine de le visiter.  Cette enquête ratisse large. Non content de s'intéresser uniquement à Ste-Anne, cette observation s'est aussi faite simultanément à l'Oratoire St-Joseph, au sanctuaire de Notre-Dame-De-La-Madeleine ainsi qu'à l'ermitage du Lac-Bouchette. À partir de cette alliance, on cherche à profiter de la manne du tourisme religieux, une activité de plus en plus populaire dans le monde.  Ces organisations, en partenariat avec industrie Canada et les associations touristiques régionales, vont tenter de mousser ces endroits de manière à hausser la clientèle.  La première offensive aura lieu cet automne à Montréal.  La plus importante organisation internationale s'intéressant à cette catégorie de voyageurs tient son congrès annuel dans la métropole du Québec.  Ce sera la première opération charme de cette alliance.  J'ai hâte de voir la suite...

 

 

Basilique-Sainte-Anne-de-Be

 Le sanctuaire de St-Anne.  Le plus vieux des endroits du genre au Canada. Un million et demie de personnes le fréquente.

 

Cap-de-la-Madeleine

 Le sanctuaire du Cap-De-La-Madeleine, près de Trois-Rivières. 500,000 fidèles le fréquente.

 

oratoire-st-joseph-montreal

 L'oratoire St-Joseph, un centre religieux en plein centre-ville de Montréal.  On pense que deux millions  personnes le fréquente..

 

lacbouchette01

        L'ermitage du Lac-Bouchette se situant dans la région du lac St-Jean.  Un endroit en milieu forestier qui mérite d'être mieux connu. On estime sa clientèle à plus ou moins 70,000 personnes.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 20:29

Duhaime

 Éric Duhaime, ancien conseiller politique de Mario Dumont. 

 

Encore aujourd'hui, je me vois contraint de réagir face à un article paru dans l'édition d'aujourd'hui du "Journal de Québec".  Éric Duhaime ni va pas de main morte avec le milieu syndical québécois.  À le lire, j'ai l'impression que la portion des travailleurs, qui bénéficie des services de ce genre d'organisation, devrait abandonner ce parapluie protecteur.  Il en veut au fait que les syndicats d'ici ont envoyé des délégations à Toronto pour manifester lors du G20.  À ce que je sache, il est parfaitement normal qu'un groupe militant se donne la peine dénoncer les abus d'un tel sommet.  Je suis aussi certain que ces gens étaient entourés d'un service d'ordre et qu'ils ont manifesté de manière pacifique.  Après tout ,les banques n'auront pas à partager les frais de leurs faillites, car nos gouvernements se sont entendus pour ne pas leur imposer une taxe de sûreté, même si c'est eux qui ont provoqué la crise que nous avons connus

 

Il est aussi pervers de comparer le monde du travail d'ici à celui des États-Unis. Les règlements de certains  états sont dignes d'une politique de République de bananes. .  Je ne pense pas que nous ayons des leçons à prendre d'endroits où les salaires ne permettent pas à une famille de vivre décemment.  il y a aussi d'autres facteurs qui viennent déséquilibrer ce rapport de force.

 

Les conditions de travail et le tarif horaire, d'une célèbre multinationale du commerce au détail, mettent de la pression sur les services sociaux de certains états. Elle cause un appauvrissement à l'ensemble de la société qui doit supporter le manque à gagner de ces travailleurs qui ne peuvent se syndiquer.  Éric Duhaime reste muet devant ce phénomène.  Et que dire sur une autre entreprise ,oeuvrant dans le  domaine de la  restauration rapide,  qui use d'intimidations et de menaces, de manière à empêcher toute tentative de former une association ouvrière. 

 

Front syndical

Le monde syndical québécois n'est pas parfait.  Il a au moins le mérite d'être un chien de garde attentif.

 

Pour ce qui est de la facture de 1 milliard de dollars, en ce qui a trait à la sécurité du G20, elle ne dépend pas des militants pacifistes qui se sont donné la peine d'aller manifester.  Il s'agit plutôt de la volonté de contrôle du gouvernement Harper.  Il ne faut pas oublier que le bureau du premier ministre canadien se fait un malin plaisir à parler la langue de bois.  Il ne  souhaite pas un véritable dialogue avec la société civile.  Je voudrais aussi souligner l'aberration de tenir une pareille réunion dans le centre-ville d'une mégalopole ainsi que dans un endroit perdu n'ayant aucune infrastructure digne de ce nom.  Et que dire à propos du zèle des policiers sur place, qui avaient carte blanche pour "pacifier" l'endroit.

 

Nous devrons payer le gros prix à cause de l'irresponsabilité du gouvernement canadien.  Les syndicats n'ont rien à voir avec cette orgie de dépenses.  Éric Duhaime devrait se donner la peine de regarder par le bon bout de la lorgnette.  Il aurait sûrement une meilleure vision des choses.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 21:12

 Assembl-e-Nationale-3.jpg

  Une verrière du parlement racontant l'histoire de la ville de Québec

 

Plus tôt dans la journée, je me suis attardé à analyser un article paru dans l'édition du "Journal de Québec" d'aujourd'hui.  Il s'agit d'une entrevue ou Lucie Charland, directrice générale du Conseil Québécois de l'industrie touristique, y va du fruit de ses réflexions face aux défis que ce secteur doit relever ici et maintenant.  Pour l'ancienne directrice du secteur de la formation touristique du Collège Mérici de Québec, nous devons nous adapter pour offrir un produit compétitif qui sera en mesure de rejoindre une clientèle de masse qui nous ferait défaut.

 

Pour ma part, j'ai tendance à me méfier d'un affut tous azimuts d'une masse grouillante de touristes à la recherche de LA DESTINATION...  Je ne vois pas comment un endroit comme Dubaï peut faire ombrage à l'offre touristique québécoise.  Veut-on développer un marché de niche ou  seul les biens nantis vont se retrouver, entre eux, dans un espèce de paradis artificielle coupés de l'ensemble de la société avoisinante? Je pense ici à cette  île artificielle, qui a la forme un palmier, ou les hôtels et les maisons de vacances coûte des fortunes.  Souhaitons-nous l'émergence de dizaines de centres de villégiature, à l'image du centre-ville du Mont-Tremblant, dont l'architecture  n'a aucun respect pour l'environnement urbain déjà existant ?  Où se trouve le respect de la population locale au sein de ce type de développement? 

 

D'autres diront qu'il faut niveler par le bas pour attirer une clientèle cherchant l'aubaine à tout prix.  Je me souviens que lors du début des années 90, l'euro était une valeur forte devant le dollar.  L'important magasin de plein air, où je travaillais à l'époque, pouvait recevoir jusqu'à 5 autocars d'étrangers souhaitant l'objet le plus exotique qui soit pour épater la galerie.  Ces gens voyagaient par le biais d'agences "tout inclus" qui leur offraient un séjour bon marché qui leur promettait le périple de leur vie...  Est-ce le genre de tourisme que l'on veut?

 

Je crois que nous sommes très bien positionné pour offrir ce petit quelque chose de plus que les autres destinations n'ont pas.  Ici, à Québec, avec le Festival d'été et le Carnaval d'hiver, nous avons deux événements de choix qui sont des attractions culturelles majeures.  En plus d'attirer les touristes de l'extérieur, ces derniers misent aussi sur une participation populaire.  Voilà sur quoi il est important de mettre l'emphase.  De l'autre côté, il faut oublier les Américains qui ont envie de découvrir la Gaspésie en deux jours.  Les régions du Québec possèdent leurs lots de charmes.  Elles demandent, de la part du touriste avide de découvertes, un séjour plus conséquent. 

 

Nous avons un sens de l'accueil reconnu internationalement.  Nous sommes en train de développer une série de festivals et d'événements qui n'ont pas d'équivalent dans le monde.  Et en plus, nous travaillons à améliorer nos infrastructures.  Pour ma part, je suis certain que nous allons arriver à construire un produit innovant.  Le défi sera de le mettre en marché d'une manière originale.

 

 

IMGP1167

Une vue de l'arrondissement historique de Québec

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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