Lorsque l'on se donne la peine d'observer attentivement la scène culturelle de la grande région de Québec, il nous est possible de découvrir une foule d'artisans aux talents exceptionnels. Au travers de cette niche, de nombreuses personnes ont choisi de demeurer ici pour la qualité de vie qu'on y trouve. Des personnes comme Robert Lepage, Steve Barakatt ou Paul Ohl pourraient très bien disparaître du paysage de Québec et trouver leurs comptes au sein de d'autres endroits. Après tout, des lieux comme New York, Paris ou même Montréal possèdent un paysage propice à la création et aux échanges avec ses pairs. Et pourtant... La cité de Champlain possède une âme qui lui est propre. À la fois historique, patrimoniale et culturelle, elle dispose de nombreux atouts pour celles et ceux qui cherchent un terreau fertile pour cultiver leur sens de la création. J'en arrive à cette conclusion, suite à la couverture que j'ai effectué depuis quelques mois.
Une vue du quartier historique de Québec avec, en arrière plan, le chateau Frontenac.
Je crois que la région est en train de gagner son pari. D'un endroit provincial et plutôt tranquille, qui dormait à poing fermé à l'ombre de sa réputation de ville de fonctionnaires ennuyante, l'on se retrouve dans une zone à fortes saveurs créatives. Les grands spectacles engendrés par les festivals, la vie culturelle tumultueuse nourrit par un florilège de lieux de diffusion, ainsi qu'une série de grands événements ont littéralement réveillé la population. Québec se donne le droit de rêver à nouveau aux olympiques. Elle cherche à récupérer son club de hockey professionnel. Elle agrandit son centre de congrès, son aéroport ainsi que son centre de foire. Sous la houlette d'un maire populiste et d'une brochette de décideurs enthousiasmes, l'ensemble des habitants de la région se mobilisent.
Pour en arriver à ce résultat, il aura fallu des années travail acharnées. Je pense ici à la rénovation du quartier St-Roch, au réaménagement de la rivière St-Charles, à l'amélioration du transport en commun ainsi qu'à la création d'événements à caractère social et culturel d'envergure international.
Une vue de la basse-ville ainsi que les quartiers du nord de la municipalité.
Aujourd'hui, on peut dire que Québec récolte les fruits de cette prise ne charge collective. L'économie locale se porte à merveille, le taux de chômage est l'un des plus bas au pays. On ne sait plus où loger le monde qui se donne la peine de venir combler une forte pénurie de main-d'oeuvre.
Il faut espérer que cette montée puisse se continuer encore longtemps.
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