L'édition radiophonique du Fureteur Québécois reçoit une artisane de grand talent. Je vais m'entretenir avec Nancy Grenier. Cette dernière confectionne des bijoux et des vêtements.
Dans un premier temps, Nancy Grenier va raconter son amour des parures et des vêtements. Par la suite, elle va nous décrire son processus de création. Et
pour finir, nous verrons pourquoi il est si difficile de se faire une place au sein de ce monde dans la région de Québec
Un cliché montrant une partie de la production de Nancy Grenier
Photo: courtoisie
C'est un rendez-vous à ne pas manquer sur les ondes de CKIA, au 88.3 ce soir, entre 18:00 et 19:00. Une
reprise est prévue mardi prochain entre 13:00 et 14:00.
Lors d'un enregistrement public, qui eut hier soir au café
Nagua, Yanick Pavard, producteur et animateur de l'émission "La voix du libre" présentait un avenir incertain pour la station de radio
CKIA. Étant membre du conseil d'administration de cet organisme, il a pris soin de divulguer, en début
d'émission, quelques nouvelles.
François Bédard et Yannick Pavard.
Ils sont les producteurs et les animateurs de l'émission "La voix du libre"
Ces 2 artisans de CKIA s'intéresse au monde du logiciel libre de droit.
Ce cliché a été pris hier soir au café Nagua.
Photo: Claude Rouleau
CKIA cherche des solutions
La radio du complexe Méduse continue à chercher des solutions.
Un élan de solidarité de ses membres, de ses partenaires et de ses producteurs est perceptible. Les administrateurs jonglent encore sur la suite des
choses. La station va-t-elle choisir d'occuper de nouveaux locaux? Y aura-t-il une programmation estivale ou aura-t-on droit qu'à des bandes de routage? Jusqu'à preuve du contraire, le conseil d'administration n'a pas pris de décisions définitives...
Les artisans de la radio travaillent fort
De mon côté, je sais qu'un plan de relance a été proposé auprès d'un groupe de bailleurs de
fonds. Le comité de survie continue ses activités de réflexions tout en proposant des campagnes de souscription tout en publicisant l'achat de produits corporatif.
Une entrevue effectuée lors de L'émission "Qulture"
réalisée en 2009.Julie Rhéaume, productrice et animatrice
recevait Teargaz Holiday.Cette émission est une
importante fenêtre pour la relève artistique
Ces efforts seront-ils suffisants?
Force est de constater que CKIA marche sur un mince fils de fer. Ici et maintenant, elle réussit à déambuler sur cette ficelle encore et toujours. Comme le temps passe et que
les solutions tardent à arriver, personne n’est en mesure de prévoir l'issu de ce sauvetage. Une histoire à suivre....
Le théâtre les Gros Becs vit une période charnière. Ce
diffuseur, spécialisé dans les arts de la scène s'adressant à la jeunesse, se retrouve à naviguer en eau trouble.
Le paradoxe du succès
Cet organisme, reconnu dans le monde de la scène culturelle, jouit d'un succès retentissant. Lorsque je me suis rendu à l'un de ces spectacles, dimanche en fin de matinée, plusieurs individus ont dû battre en retraite. La représentation affichait complet... Malheureusement, il existe une zone d'ombre qui risque de briser
cette réussite.
Une association qui n'a plus cours
Lors de la dernière édition radiophonique du Fureteur Québécois, Louise Allaire s'est permis d'exprimer son
inquiétude. Il faut savoir que cet organisme cherche à se relocaliser. L'actuel site, qui était la
salle du théâtre La Bordée avant son installation dans le quartier Saint-Roch, se voulait une solution temporaire. Ce lieu, d'une capacité de plus ou
moins de 250 places, ne possède pas de zone débarcadère ni d'ascenseur. Du fait d'une climatisation déficiente, il est impossible de produire des
prestations en période estivale. La direction avait commencé à explorer certaines possibilités. Et
puis, comme Robert Lepage se cherchait lui aussi un lieu, les Gros Becs s'était associé à ce dernier pour partager ce futur centre de diffusion.
Ils ont décidé de devenir partenaires dans la cadre du projet "Diamant". Après avoir évalué les coûts de cette aventure, Robert Lepage a dû
reconsidérer cette proposition. La semaine dernière, il a fait volte-face en y allant avec une toute nouvelle vision. Son plan B fait en sorte que les Gros Becs ne sont plus associés dans cette option de rechange. Il est ici
question d'une installation de 650 places à Place D'Youville. Le créateur du "Moulin à images" a même déposé une offre d'achat pour acquérir
l'édifice qui abritait le YMCA au début du XXe siècle. Devant cette situation, Louise Allaire doit repartir à la case départ.
La production offerte actuellement s'apelle
"Edredon". Elle s'adresse à un très jeune public .
Une collaboration assurée avec Québec
Une rencontre a eu lieu avec des fonctionnaires de l'administration municipale hier matin. On lui a assuré que la ville de Québec allait soutenir et accompagner l'organisme dans ses démarches. Comme les salles d'un gabarit de 450 places sont plutôt
rares, il faut chercher... Louise Allaire se donne 6 mois pour trouver la perle rare.
Trouver la salle idéale
La directrice exclut les endroits associés à des institutions d'enseignement. Elle craint qu'on récupère l'endroit pour des fins pédagogiques. Elle me donnait l'exemple de la salle Dina
Bélanger qui ne sert plus comme centre de diffusion culturel pour le public. Elle souhaite aussi que ce nouveau lieu demeure dans
l'arrondissement La Cité.
Cette institution doit prospérer
Le théâtre les Gros Becs est devenu, au fil du temps, un organisme de premier plan pour ce qui est de la
diffusion et la production de spectacles pour la jeunesse. J'ai pu m'en rendre compte lorsque j'ai vu des dizaines de bambins s'extasier devant la
performance de 2 actrices de grand talent. J'ai été agréablement surpris de voir ces visages d'enfants de moins de 5 ans, captivé et attentif devant
une performance toute en douceur.
Il est impératif de tout faire pour que les Gros Becs puisse continuer à performer. Je ne voudrais pas que toute une génération soit privée de cet imaginaire, qui donne des balises durables à des adultes en devenir. Voilà pourquoi il est impératif de supporter cette institution....
L'automne dernier, j'ai eu la chance de recevoir Héloïse Côté comme invitée à l'édition radiophonique du
Fureteur Québecois. J'étais heureux de discuter avec cette auteure fort talentueuse, qui habite la région de Québec. . Je suis content de constater que nous sommes fort nombreux à avoir aimé
son bouquin. Je viens d'apprendre qu'on vient de lui décerner 2 prix littéraires. Je me fais un
devoir de partager cette nouvelle avec vous.
Un doublé de prix littéraires pour Héloïse Côté et La Tueuse de
dragons
C’est dans le cadre du congrès Boréal qu’ont été annoncées les deux belles victoires d’Héloïse Côté. Samedi
le 14 mai, le jury du prix Jacques-Brossard a souligné l’originalité et la qualité de l’univers de fantasy de La Tueuse de dragons, paru en septembre 2010. Une bourse de 2500 $ accompagne le prix
Jacques-Brossard, qui célèbre chaque année depuis 1984 les littératures de l’imaginaire écrites par les auteurs québécois et canadiens francophones.
Dimanche le 15 mai, le prix Aurora / Boréal 2010, attribué par les participants du congrès Boréal, a lui
aussi célébré La Tueuse de dragons dans la catégorie Meilleur Roman. Une bourse de 500$, offerte par SF Canada (l’Association nationale des auteurs professionnels de fiction spéculative), a été
remise à la gagnante.
Les deux autres finalistes du prix Jacques-Brossard 2011 étaient Claude Bolduc (Dans les bras des amants
réunis, Vents d’ouest) et David Dorais (Le Cabinet des curiosités, L’instant même), alors que ceux du prix Aurora / Boréal étaient Ying Chen (Espèces, Boréal) et Mathieu Fortin (Le Serrurier, Les
400 coups, Coups de tête).
Après avoir vu "Die Walküre", le deuxième volet lyrique du cycle "Der Ring Des Nibelungen" de Richard Wagner,
je suis à même de mieux comprendre le concept "d'art total" que ce composteur a voulu démontrer. Même si l'écoute de cette oeuvre dure plus 4 heures,
cette expérience vaut la peine d'être ressentie au moins une fois dans sa vie. Sous la direction musicale James Levine, accompagné d'une mise en scène de Robert Lepage, l'auditoire devient vite
captif devant ce chef-d'oeuvre revisité.
Le cinéma au service de l'art
Confortablement installé au coeur d'une salle obscure, j'ai eu le plaisir de voir l'un des plus saisissants
opéras du répertoire. Ce spectacle, qui avait lieu au Metropolitain Opera de New York, était retransmis par satellite dans un certain nombre de
cinémas réparti en Amérique du Nord. Cette performance nous était offerte en haute définition. Je ne voudrais pas oublier de souligner la qualité
sonore exceptionnelle que peu d'équipements peuvent égaler. La narration et la présentation étaient assurées par Placido Domingo.
Un fresque grandiose de la nature humaine
Cet immense spectacle qui englobe la musique, le théâtre, la poésie, le chant lyrique ainsi que la mythologie nous permet de saisir, l'espace de quelques heures, l'essence de la nature humaine. L'amour, la
passion, la famille, la traîtrise, la violence, la vengeance et la mort ne font qu'une seule et même histoire. Ce volet ,de cette immense fresque, demeure l'un des plus beaux exemples de
l'inconscient collectif de l'Occident. À ce titre, il mérite attention et respect. Mais quand est-il de cette présentation? Comment faire, pour un metteur en scène, de réactualiser le mythe pour en faire une performance qui pourra traverser l'espace-temps? Il fallait la touche magique d'un visionnaire de génie comme Robert Lepage pour relever ce défi.
Robert Lepage
Photo libre de droit (TBWA /Busted)
Robert Lepage, un visionnaire singulier
Ce visionnaire, qui habite et travaille à Québec, y apporte une touche personnelle grâce à la
technologie. Les éclairages permettent la création de décors mouvants qui réussissent avec brio à créer une ambiance unique. Celles et ceux qui ont eu la chance de voir le "moulin à image" savent de quoi je parle. Et puis il y a la scène, composée de lamelles de métal, qui bouge
autant à la verticale qu'à l'horizontale. Par la suite, il s'agit d'ajouter à cette quincaillerie des interprètes hors du commun, des costumes sobres et un orchestre qui frise la
perfection. Devant un pareil étalage, il ne nous reste qu'à festoyer avec les dieux et les hommes, au sein de ce banquet qui n'a pas de
fin. Que dire de plus, sinon que cette expérience est unique et exceptionnelle.
Une expérience unique
Ici et maintenant, lorsque je vais réentendre "Die Walküre", j'aurai toujours à l'esprit ce moment hors du
temps qui fut vécu par celui qui écrit ces lignes... À voir et à ressentir absolument...
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