Billet

Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 19:15

Depuis quelque temps, je me suis rendu compte des tenants et aboutissants du sport professionnel.  Ce genre d'activité n'est pas une obligation en soi. Après tout, la société ne dépend pas de l'univers sportif pour avancer...  Et pourtant...

 

Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai presque cru qu'il y aurait une révolution à Montréal suite à l'échange du gardien de but principal du club les "Canadiens.   Encore aujourd'hui, un nombre important d'individus ne comprennent pas le bien-fondé de cette transaction. 

 

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Jaroslav Halak, gardien de but du "canadien" de Montréal échangé... 

 

Le sport devient un formidable exutoire qui permet à toute une société de s'identifier à des "héros" qui nous font rêver. Elle sert de défouloir à des nuées de personnes qui se plaisent à prendre parti pour une équipe.  Cet univers engendre aussi une activité économique de premier plan.  Il ne faut pas s'étonner des efforts de certains lobbys,  qui souhaitent le retour de la ligue nationale de hockey à Québec. 

 

Nordiques

 Un match des "anciens Nordiques" exécuté plus tôt cette année

 

Mon regard est en train de changer devant de nombreuses évidences.  Lorsque je constate les milliers de personnes qui se donnent la peine d'aller voir "les remparts" ( un club de hockey de la ligue junior majeur du Québec), je me dis qu'il y a un réel besoin.  Que dire à propos des Jeux olympiques qui donnent une notoriété internationale à la ville hôte en plus d'être une fenêtre sur le dépassement de soi par le biais du sport. 

 

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 L'équipe de France au Mondial de soccer 2010...

 

Et pour finir, lorsque je regarde la pathétique équipe de soccer de la France, qui cherche à se classer au Mondial de soccer, je ne peux que me désoler devant un pareil gâchis.  Dois-je voir, dans la déconfiture " bleus", un triste constat social?  J'ai l'impression d'observer une bande d'enfants gâtés qui se rebelle devant leurs échecs à répétition.  Non contents de perdre devant des équipes de seconde zone, ils se donnent le droit de faire la grève en plus d'insulter leurs supérieurs. J'ai l'impression de reconnaître la France d'aujourd'hui. Au travers cette histoire sportive, je vois un pays en crise qui semble aller nulle part et qui est incapable de prendre les virages qui s'imposent...   Au lieu de se retrousser les manches et d'attaquer le problème de front, on préfère  manifester dans la rue pour conserver des acquis qu'on ne peut plus se permettre.  Voilà comment le sport devient le constat d'une société. 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 17:46

071207 cardinal ouellet bigMême si la foi religieuse est la préoccupation d'une petite minorité, il reste que cette dimension de la vie demeure une priorité pour un certain nombre d'individus.  Impossible de sortir de ce carcan, du moins pour de nombreuses personnes.  Comment expliquer les prises de position d'une grande partie de la société, lorsque certains membres du clergé y vont du fruit de leurs réflexions sur le place publique ?  Je n'apprends rien à personne lorsque l'on observe le cheminement du cardinal Ouellet. 

 

Malgré le fait que l'ensemble des catholiques pratiquants représente une petite fraction de la population, les affirmations de cet homme d'église dérange.  Utilisant les médias avec brio, il profite de plusieurs tribunes pour envahir l'espace public.  Il faut croire que nous aimons cette situation puisqu'à tout coup, les réactions ne se font pas attendre. 

 

L'auteur de ces lignes a même souhaité recevoir ce personnage à la radio.  J'étais intéressé à discuter ,avec ce dernier,  de l'avenir du patrimoine religieux.  Il faut savoir que ce prélat  fut le maître d'oeuvre, il y quelques années, d'un colloque portant sur cette question. Suite à ses positions publiques sur l'interruption de grossesse et l'euthanasie, je me suis donné le droit de m'abstenir.  Le cadre de diffusion n'était pas des plus approprié pour discuter avec lui en onde .  

 

Si je me donne la peine d'écrire sur le cardinal Ouellet, c'est à propos de la nouvelle que le quotidien "Le Soleil" diffuse aujourd'hui.  Pour ma part, je ne suis pas surpris par cette rumeur.  Son départ du diocèse, pour se retrouver au Vatican à un poste de premier plan, n'a rien d'étonnant.  Il serait logique que ce proche du pape fasse partie de sa garde rapprochée.  Pour ma part, la suite est cousue de fil blanc.

 

Ses prises de position, qui sont dans la norme éthique de l'église, le rapprochent d'un courant dominant au sein de cette institution.  Le cardinal possède aussi un excellent réseau de contacts au sein de l'appareil ecclésiastique. Et puis, si les rumeurs s'avèrent exactes, la porte du souverain pontife lui sera ouverte en tout temps. 

 

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Rendue à ce niveau, la foi devient une affaire politique.  Dans mon for intérieur, je crois que le cardinal Ouellet manoeuvre, de manière à hériter du pouvoir suprême en temps voulu.  Il faut toujours avoir à l'esprit que l'église  perd des plumes à tous jours.  Par contre, le pouvoir moral du pape dispose d'une portée qui va beaucoup plus loin que la religion catholique 

 

L'avenir, du coté de l'archevêché de Québec, nous réserve encore bien des surprises. Ça vaut la peine d'observer ce qui se passe de ce côté.  On ne sait jamais...

 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 16:25

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Fabricant de maisons usinées ayant ses installations à Montmagny, non loin de Québec

  

Maisons Laprise, un important constructeur de maisons usinées, vient de décrocher un lucratif contrat.  Il s'agit de produire un nombre important de maisons temporaires destinées à la population haïtienne.  On parle d'un montant de 28 millions de dollars..Cette entreprise de la Rive-Sud de Québec s'engage ,auprès de la Croix Rouge,  à fournir  7500 unités qui sont principalement destiné aux communes de Jacmel et de Léogâne. L'entente stipule que la compagnie doit livrer 1000 unités par mois. La mise en production va débuter le 28 juin. Il faut savoir que ces villes n'ont presque plus de maisons debout.  Il y a aussi le fait que ce sont les  canadiens qui ont été les premiers secouristes à se rendre  dans ces deux agglomérations. 

 

Pour réaliser ce contrat, "Maisons Laprise" a dû engager une trentaine de nouveaux travailleurs.  L'entreprise devrait doubler ce nombre d'ici les prochaines semaines. 

 

DanielLaprise2

 Daniel Laprise, président de l'entreprise

 

Malgré la simplicité du design, ces maisons sont conçues pour résister à des ouragans de force 4 (240km/h).  Leurs looks ressemblent à des cabanons.  Ils seront livrés en pièces détachées.  D'après Daniel Laprise,  président de l'entreprise,  il est possible de les monter en une journée.  Les instructions ,ainsi qu'un kit d'outils fourni avec chaque unité, en font une sorte de meuble "IKEA" ,supposément facile à assembler.  Fabriquée en contreplaqué avec un bâti en bois, elle possède une toiture en tôle ondulée.  Elle mesure 18 mètres carrés. 

 

Le coût de chaque maison représente un montant qui avoisine les  4000.00$.  Même si ce prix peut nous sembler très bas, aucun haïtien des classes laborieuses à les moyens de se payer un tel abri.  Il faut avoir à l'esprit que ces gens vivent avec quelques dollars par jour. 

 

Je me demande qu'elles seront les critères  de sélection pour pouvoir acquérir un tel bien.  Le propriétaire potentiel devra-t-il donner un montant?  Qui faudra-t-il soudoyer pour obtenir un terrain?  Qu'elle sera l'épaisseur et le nombre "des enveloppes  brunes" à donner aux intermédiaires? 

 

Il ne faut pas avoir la tête dans le sable.  La Croix-Rouge canadienne a beau vouloir aider, elle doit tenir compte d'une mentalité ou les passe-droits font partie des moeurs.  Une corruption institutionnelle existe. On ne peut pas l'ignorer.  Cette situation doit changer. Je fais confiance au temps et à une réforme  des mentalités qui commence à pointer à l'horizon.  Ici et maintenant, nous en sommes encore loin

 

Il va sans dire que je suis heureux pour cette compagnie qui a réussi à gagner la mise.  Il faut savoir qu'ils étaient une dizaine sur les rangs au départ.  Par contre, je me demande si cette initiative est une bonne chose pour la population locale à long terme.      

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 20:36

Je me donne le droit de réagir à l'article de Gilbert Leduc paru dans l'édition du journal "Le Soleil" d'aujourd'hui.  Comme lui, je suis parfaitement conscient des problèmes de main-d'oeuvre concernant l'industrie touristique.  C'est un fait que la grande région de Québec carbure au rythme de cette constituante de l'économie.  Avec la dénatalité, il n'est  pas évident de remplacer les travailleurs de ce milieu.  Je suis aussi d'accord avec ce journaliste dans le sens que les employeurs ne se sont pas encore adaptés devant la pénurie qui s'en vient. 

 

Certains acteurs de l'industrie ont quand même décidé de revoir leurs politiques de ressources humaines.  Ils ont regardé du côté des retraités.  Ces derniers ont du temps à revendre en plus d'avoir une expérience certaine dans le domaine du service à la clientèle.  Plusieurs patrons sont heureux de puiser dans ce bassin et pour cause...  Ces derniers se retrouvent devant une masse de travailleurs disponibles et intéressés.  L'arrivée de ces employés nouveau genre cause un effet pervers sur le marché.  Le fait de vouloir occuper leurs temps libres, tout en retirant une pension souvent confortable, vient brouiller les cartes.  Même si l'on exige du personnel bilingue avec de nombreuses responsabilités, les salaires ainsi que les conditions de travail sont laissés pour compte.  Un guide touristique ou un préposé à la clientèle ,dans un centre de villégiature, gagne très souvent le salaire minimum.  Sa convention collective est, plus souvent qu'autrement, les normes minimums du travail...  Voilà pourquoi la relève est, pour ainsi dire, inexistante.  Les retraités en sont quittes pour rencontrer du monde en plus de montrer les attraits de l'une des plus belles régions du continent.  Les quelques dollars gagnés servent à arrondir les fins de mois.  Quand est-il pour ceux qui veulent en faire une carrière?  Ilsdevront offrir leurs services à une nébuleuse d'entreprises et attendre le coup de téléphone qui les fera travailler de temps à autre. 

 

Dans le cas précis des guides touristiques, il existe une association.  Elle se limite à informer les membres sur le milieu, à organiser des rencontres d'information et à demander un standard minimum.  On est loin d'un syndicat qui protège l'intérêt de ses membres.  Si une personne décide de plonger quand même dans cette vie associative, elle devra assister à des réunions le jour et en  semaine.  Les rencontres ,le soir ou les fins de semaine, sont très rares.  Dans ces conditions, il est presque impossible de développer un contrat type pour la profession.  Et pourtant...  Même si ce travailleur doit posséder une formation de niveau collégiale  et être bilingue, il se retrouve avec les mêmes conditions qu'un commis de dépanneur! 

 

On a beau avoir envie de montrer sa ville, de vouloir partager sa passion pour le patrimoine et l'histoire, mais le faire dans ces conditions...  Tant que les normes de l'industrie ressembleront à cette réalité, je ne vois pas l'intérêt de me retrouver dans ce milieu à moins d'être son propre entrepreneur et d'organiser soi-même des tours. 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /2010 16:48

marianna2Entre les Québécois et les  Irlandais, il existe de nombreuses similitudes.  Nous partageons une religion,  une musique ainsi qu'un certain art de vivre.  Pendant de nombreuses décennies, les gens ,venant de cette région du monde, ont façonnés une partie de ce que nous sommes.  Il faut savoir que pendant plus ou moins 50 ans, une femme s'est occupée  de nous le faire savoir par ses récits, ses livres ainsi que son enseignement.  Il s'agit de Marianna O' Gallagher.  Elle était  toujours présente lorsqu'il s'agissait de nous raconter la saga des Irlandais à Québec.  Elle nous a quittée pour un monde meilleur, il y a quelques jours à peine. 

 

Suite à un concours de circonstances plutôt navrant, j'ai raté ma rencontre avec cette enseignante hors de l'ordinaire.  Je devais la recevoir dans le cadre  du "Fureteur Québécois", au lendemain de la St-Patrick, la fête nationale des Irlandais.  Nous avions convenu qu'elle devait faire l'émission avec moi.  À cause de la maladresse de Radio-Canada, Marianna O' Gallagher à décliné mon invitation la journée de la diffusion.  Pour 3 minutes de discussion en onde, elle a dû attendre,  la majeure partie  de l'après-midi, dans les locaux de ce média public...  Il y a de quoi décourager n'importe qui.  J'ai eu beau la rassurer et lui dire qu'elle aurait un total de 30 minutes avec moi, je n'ai pas réussi à la convaincre. Comme il n'y avait pas de plan B, je me suis transformé en narrateur et j'ai fait cette production en solo.    Voilà l'un de mes rendez-vous manqués que je regrette beaucoup.

 

Elle a été enseignante au St-Patrick School, fondatrice et présidente du Irish Heritage Quebec ainsi que de la maison d'édition Carraig. Elle a documenté tout le phénomène de l'immigration irlandaise en Amérique.  C'était une autorité sur le sujet à travers le monde. Il va sans dire que Marianna O' Gallagher va laisser une trace ici et ailleurs.  Grâce à elle, nous sommes à même d'apprécier ce peuple. 

 

L'histoire des Irlandais est intimement liée à celle des Québécois d'ici.  Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, ces gens représentaient une partie importante de la population.   Ils ont fait la renommée des chantiers maritimes de Québec, lors de l'âge d'or de cette industrie. Ils étaient des travailleurs manuels hors pair recherchés  pour leurs minuties.

 

Encore une fois, je tiens à remercier cette dame pour nous avoir permis de mieux connaître ce peuple.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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