Vendredi 10 avril 2009
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Un ancien adage dit qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il
faut croire que j’ai attendu cet appel puisque je me suis rendu à une réunion bien particulière. La
« caisse populaire » , dont je suis l’un des nombreux sociétaires, tenait son assemblée annuelle. Sans trop savoir à quoi cet exercice
allait mener, j’ai pensé qu’il serait intéressant de me rendre à cette activité. J’avais de nombreux questionnements face à la pertinence d’un tel
événement. Est-ce que je serais confronté à quelque chose de passéiste tout juste bon à illustrer une page d’un livre de folklore? Serais-je l’un des seuls individus à me rendre à cette réunion? Le déroulement de cette activité va-t-il
ressembler à une veillée funèbre? Je n’en avais aucune idée… Un coup rendu sur place, j’ai du me rendre
à l’évidence. Mes appréhensions se sont avérées sans fondement. J’ai eu droit à quelque chose de
surprenant et d’inédit qui m’a agréablement surpris.
Dans un premier temps, je me suis rendu compte de l’intérêt des gens face à cette
institution. Nous étions plusieurs centaines d’individus intéressés et attentifs. La première partie de la soirée a consisté en une explication du
climat économique générale. Le directeur général de la caisse s’est improvisé animateur. Il a interrogé
Joëlle Noreau. Cette dernière est bien au fait de la situation puisqu’elle est économiste principale ainsi que vice-présidente économique du Mouvement Desjardins. Elle a pris la peine d’expliquer les tenants et les aboutissements de la situation actuelle dans un langage simple et direct. Par la suite nous avons eu droit à une présentation vidéo de la présidente. Elle se voulait rassurante du
fait que le Mouvement Desjardins a les outils requis pour passer au travers de la crise. Après ces deux présentations, l’assemblée générale a pu
débuter ses assises. Nous avons réussi à passer au travers des 17 points à l’ordre du jour dans un temps que je qualifie de raisonnable. Au travers cette portion de la soirée, je me suis rendu compte que cette institution a les moyens de ses ambitions. J’étais loin de penser que ma « caisse
populaire » dispose plus de un demi-milliard de dollars d’actif, que la remise aux
sociétaires représente un montant qui dépasse largement le million de dollars. Et en plus, au sein de ce processus, je me suis rendu compte que
j’étais un facteur non négligeable de la machine. Il n’en tenait qu’à moi d’y jouer un rôle…
Un coup cette portion terminée, nous avons eu droit à plusieurs hommages dignes de ce
nom. On a louangé un bénévole émérite, un organisme communautaire, qui a reçu un montant substantiel, ainsi que celui de l’entrepreneur de
l’année. Le tout s’est terminée par un exposé donné par Jacques Nantel. Il s’agit d’un
professeur des HEC de Montréal. Il voulait démontrer comment les gens peuvent faire pour solidifier
leurs situations financières.
Lorsque j’ai quitté l’endroit de cette réunion, je me suis dit qu’il m’était possible de
regarder l’avenir avec un optimiste renouvelé. Il suffit de me prendre en main et de faire appel à une équipe qui dispose de plusieurs outils pour m’aider à me réaliser. Et si j’avais encore des
rêves à réaliser….
Par Claude Rouleau
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Mardi 10 mars 2009
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09:56
D'ici peu, j'ai l’intention de mettre en ligne une série d’articles dont le bût est de décortiquer le tissu communautaire de Québec. En attendant d’en terminer la rédaction, je me donne le droit de vous faire parvenir quelques photos qui
m’apparaissent révélatrices.
Cette série d’images montre une partie de notre patrimoine bâti abandonné. Il faut savoir que de nombreuses églises seront détruites dans un proche avenir. La pratique religieuse étant ce
qu’elle est aujourd’hui (moins de 10 %), il devient difficile de conserver ces édifices se retrouvant sans vocation en plus de coûter une fortune à entretenir.
Malgré l’effort d’un petit groupe de personnes, l’église de Notre-Dame-De-Grâce devrait
disparaître du paysage dans peu de temps. Plusieurs voulaient la conserver à cause de son architecture particulière. Un autre groupe désirait en
faire un centre communautaire à vocation artistique. D’ici la fin de l’année, ce vestige du centre-ville ne sera plus qu’un souvenir.
Voici quelques clichés de ce lieu de culte qui
sera rasé dans un proche avenir.
Par Claude Rouleau
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Lundi 2 mars 2009
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12:13
À la suite des révélations que j’ai faites la veille, lorsque je décrivais "le mystère
Québec", il peut paraître idyllique de venir s’installer dans la région. J’avoue avoir brossé un tableau plus que favorable. Et pourtant, la vie dans ce patelin ne ressemble pas toujours à un conte de fées. Il existe de nombreuses zones d’ombres. Après tout, le paradis demeure une vision de l’esprit. Il faut savoir que de nombreux aspirants arrivent avec beaucoup d’idées préconçues. Ils espèrent refaire
leurs vies de manière à se retrouver au sommet. Du fait que la prospérité est présente partout, pourquoi ne seraient-ils pas capables de performer à
plein? Les déceptions sont nombreuses à souhait et de nombreux individus retournent vers leurs lieux de départ aigri par une suite d’expériences
malheureuses. La prise d’informations, auprès de personnes compétentes et bien au fait de la situation régionale, est impérative pour réussir ce
défi.
On a beau dire que l’agglomération de Québec a le vent dans les voiles, il faut se méfier des
apparences. Un chômage très bas cache un certain nombre de choses qu’il est important de relever. La
tranche d’âge qui occupe Québec est l’une des plus vieilles du Canada. Jusqu’à preuve du contraire les jeunes ont tendance à s’installer
ailleurs. Le même phénomène s’applique à celles et à ceux qui arrive de l’étranger. Plus souvent qu’à
leur tour, après avoir vécu quelques années par ici, ils choisissent de partir à nouveau. Les difficultés liées à l’intégration font qu’ils se
sentent, du moins pour certain d’être eux, ostracisés par une partie de la société d’ici. Il y a aussi le fait qu’il peut devenir difficile de se
trouver un appartement. Le taux de vacance des logements est en bas des 3 %. Et comme ces derniers se
libèrent, pour la très grande majorité, le 1e juillet… La recherche d’un logis peut devenir des plus fastidieuses hors de cette période.
Je ne voudrais surtout pas oublier que pour de nombreux professionnels, ayant une expérience et un diplôme acquis à l’étranger, ont de nombreux
problèmes à faire reconnaître leurs compétences. Il est toujours triste de retrouver un ingénieur ou un médecin en train de faire du taxi ou de
nettoyer une cuisine de restaurant…
Tous ces détails font que Québec vit dans une certain attentisme. Cette prospérité peut lui échapper, si de nombreux correctifs ne sont pas appliqués. Les décideurs cherchent, par
de nombreux moyens, à retenir les jeunes cerveaux qui sortent de l’université. On tente de donner une ambiance festive au quartier St-Roch de manière à inciter une masse critique de personnes, spécialisées en imagerie de
synthèse, à s’y rendre pour travailler et y habiter. On cherche aussi à donner une suite d’événements festifs pour intéresser un public, en mal de sensations fortes, à déambuler dans la ville. Et pour finir, on tente de s’ouvrir face à la
main-d’œuvre étrangère puisque des milliers de postes seront disponibles d’ici une dizaine d’années. La retraite arrive à grand pas pour la
génération issue du « baby-boom ». Il faudra voir si les forces vives de la région seront
capables de gagner cette partie. Il en va de l'avenir de ce coin du monde
Les deux clichés qui suivent l'illustrent parfaitement la problématique relatée dans cet article. L'image du haut nous montre la devanture du pavillon
abritant les Presses de l'université Laval. Pour ce qui est de l'image du bas, elle a été prise lors d'une fête de quartier au centre-ville. . Le bût est de créer un sentiment
d'appartenance et d'inciter l'ensemble de la population, vivant en banlieue, à y aller.
Par Claude Rouleau
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Samedi 28 février 2009
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11:42
Ma cité est tiraillée entre deux styles de vie. Elle se cherche comme le ferait une jeune fille devant deux prétendants aux
tempéraments opposés. Il faut savoir que l’un de ses soupirants est une personne qui aime courir les événements de masse à caractère
festif. Il adore faire parti d’une foule de manière à partager les vibrations d’une vedette se donnant en spectacle. Il cherche la compagnie de la masse de manière à ressentir l’âme d’une émotion partagée par le plus grand nombre.
Peu importe que la prestation soit sportive, artistique ou culturelle, il adore faire parti d’un ensemble grouillant et chamarré de personnes convergeant vers un lieu de
rassemblement. Il désire se fondre dans une mer de monde de manière à surfer sur la vague de l’extase collective.
Par contre, son autre soupirant adore la quiétude des espaces paisible ou il est loisible de
réfléchir sur le sens de la vie. Le fait de se retrouver au cœur d’un jardin luxuriant, presqu'en solitaire, lui permet de plonger au cœur de sa
propre personnalité. Il aime la tranquillité d’un quartier paisible ou il fait bon faire ses courses. Il prend plaisir à fréquenter les petites boutiques d’une rue passante ainsi que certains lieux de rencontres à l’atmosphère feutrée et détendue.
Pour ce dernier, l’existence ressemble à un long fleuve
tranquille ou il prend plaisir à se promener sur une barque. De cette manière, il lui est loisible de contempler les rives et d’admirer un paysage
bucolique à souhait…
Ici et maintenant la région de Québec se retrouve dans ce genre dilemme. Le 400e anniversaire de la ville nous a montré que nous sommes capables de nous démarquer des autres, que nous avons la possibilité d’organiser des
événements majeurs et rassembleurs uniques au monde. Il va sans dire que cette synergie engendre des foules grouillantes ainsi qu’un fort achalandage
urbain. Au travers de cette masse, un certain nombre de résidents se sentent à l’étroit. Leur
environnement, jadis paisible, devient bruyant et difficile. Ils doivent faire certains détours pour aboutir chez eux. Une certaine qualité de vie vient de prendre du plomb dans l’aile. Ils ne sont plus tout à faire à
l’aise… Comment faire pour rendre le tout harmonieux? Comment réussir à concilier la vie de quartier en
ville avec des événements festifs qui engendre une richesse collective? La question se pose….
Il faut savoir qu’une faction du comité de citoyens du Vieux-Québec songe à faire parvenir
une mise en demeure aux organisateurs du « Red Bull Crash Ice ». Il s’agit d’un événement d’envergure international qui attire plusieurs
dizaines de milliers de personnes au cœur de l’arrondissement historique. Cette présence engendre des retombées économiques de plusieurs millions de dollars en plus de donner une visibilité
internationale à Québec. Il y a aussi un petit groupe de personnes qui s’apprête à faire la même démarche en ce qui à trait au « moulin à
images ». Il s’agit d’un diaporama unique au monde projeté sur les silos à grains du port en période estivale.
Au travers de cette polémique qui commence à faire surface, je crois qu’il est impératif de
chercher des solutions tous ensemble. Pour ma part, je crois que nous avons besoin d’une série d’événements festifs d’envergure de manière à mettre
Québec dans le circuit des destinations de choix. Nous devons créer
une vie artistique et culturelle singulière pour attirer les jeunes créateurs . Ces derniers seront en mesure d'occuper des emplois issus des technologies de pointe. Je suis aussi parfaitement conscient que l’un des charmes de Québec se situe dans sa qualité de vie à l’échelle humaine, à la quiétude de ses quartiers urbains
et à la diversité de ses rues passantes.
Le secret est de trouver un juste milieu au travers de cette problématique. Il va falloir user d’imagination pour arriver à un compromis qui va convenir à tous. Devant ce tableau, force est
de constater que nos décideurs ont beaucoup de pain sur la planche.
Les deux clichés qui illustrent cet article
parlent d’eux-même. Le premier nous montre le charme d’un merveilleux jardin public ou il est possible de vagabonder en toute quiétude. Il s'agit du domaine Maizeret Le second nous montre une foule compacte prenant d'assaut
"Place Royale"dans le cadre des fêtes de la Nouvelle-France.
Par Claude Rouleau
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