De manière à conserver un souvenir permanent du 400e anniversaire de Québec, les autorités ont cherché à savoir quel serait le meilleur don à offrir. Au départ, ce n’était pas évident de trouver quelque chose qui laisserait une marque. On n’a qu’à penser
à la statut de la liberté à New York. Ce monument, ainsi que le parc qui l’entoure, n’ont plus besoin de présentation. Tout le monde se souvenait aussi du présent offert lors du tricentenaire de
Québec. Nous avons obtenu rien de moins que le parc des plaines d’Abraham. Grâce à ce dernier, il était
devenu possible de déambuler sur un immense parterre d’arbres et de verdure au cœur de la ville. À partir de ce constat, il fallait trouver quelque
chose d’inédit.
À cause du développement urbain et industriel, les berges du fleuve sont devenues de moins en moins accessibles. L’on s’est mis à construire des entrepôts ainsi et des garages. Les différentes plages, fréquentées par des milliers de personnes, ont fermées les unes après les autres. Elles ont été victimes de la pollution ainsi que de la spéculation immobilière. Il y a quelques décennies à peine, il fallait être fortuné ou travailler dans le domaine portuaire pour profiter d’un accès au fleuve. L’ensemble de la population n’avait plus droit au chapitre.
De fil en aiguille certains élus municipaux se sont mis à la tâche pour changer cette réalité. Cette volonté d’appropriation à permis l’émergence d’un parc linéaire le long des battures dans les anciennes municipalités de Ste-Foy et de Cap-Rouge. Cet endroit est devenu rapidement un lieu de rendez-vous fréquenté. Parallèlement à ces actions, l’on a bâti une scène extérieure au cœur du Vieux-Port. Il a même été possible d’amorcer certaines activités récréatives le long des rives de la baie de Beauport. Lentement mais sûrement, l’on était en train de construire un plan de développement digne de mention.
Constatant les succès de ces initiatives, la Commission de la Capitale Nationale et le gouvernement du Québec ont mis de l’avant un projet rassembleur. Ils ont décidés d’offrir à Québec une promenade publique le long du fleuve qui borde une partie du boulevard Champlain. Inauguré le 24 juin 2008, elle permet, à l’ensemble de la population, de s'approprier une portion des rives du fleuve en ville.
La promenade Samuel de Champlain est devenue, au même titre que le parc des plaines d’Abraham, une halte ou il fait bon de s’y promener. Elle a eu tellement de succès qu’il est question de peaufiner cette installation. On veut entreprendre une rallonge du tracé ainsi que de recréer la plage qui existait à cet endroit il y a cinquante ans. Quelle bonne idée!
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Ce parc, au cœur du quartier Limoilou, a été le lieu
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