Parc & jardin

Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /2009 13:22

De manière à conserver un souvenir permanent du 400e anniversaire de Québec, les autorités ont cherché à savoir quel serait le meilleur don à offrir.  Au départ, ce n’était pas évident de trouver quelque chose qui laisserait une marque.  On n’a qu’à penser à  la statut de la liberté à New York.  Ce monument, ainsi que le parc qui l’entoure,  n’ont plus besoin de présentation.  Tout le monde se souvenait aussi du présent offert lors du tricentenaire de Québec.  Nous avons obtenu rien de moins que le parc des plaines d’Abraham.  Grâce à ce dernier, il était devenu possible de déambuler sur un immense parterre d’arbres et de verdure au cœur de la ville.  À partir de ce constat, il fallait trouver quelque chose d’inédit. 

 

À cause du développement urbain et industriel, les berges du fleuve sont devenues de moins en moins accessibles.  L’on s’est mis à construire des entrepôts ainsi et des garages.  Les différentes plages, fréquentées par des milliers de personnes, ont fermées les unes après les autres. Elles ont été victimes de la pollution ainsi que de la spéculation immobilière.  Il y a quelques décennies à peine, il fallait être fortuné ou travailler dans le domaine portuaire pour profiter d’un accès au fleuve.  L’ensemble de la population n’avait plus droit au chapitre. 

 

De fil en aiguille certains élus municipaux se sont mis à la tâche pour changer cette réalité.   Cette volonté d’appropriation  à permis l’émergence d’un parc linéaire le long des battures dans les anciennes municipalités de Ste-Foy et de Cap-Rouge.  Cet endroit est devenu rapidement un lieu de rendez-vous fréquenté.  Parallèlement à ces actions, l’on a bâti une scène extérieure au cœur du Vieux-Port.  Il a même été possible d’amorcer certaines activités récréatives le long des rives de la baie de Beauport.  Lentement mais sûrement, l’on était en train de construire un plan de développement  digne de mention. 

 

Constatant les succès de ces initiatives, la Commission de la Capitale Nationale et le gouvernement du Québec ont mis de l’avant un projet rassembleur.  Ils ont décidés d’offrir à Québec une promenade publique le long du fleuve qui borde une partie du boulevard Champlain. Inauguré le 24 juin 2008, elle permet, à l’ensemble de la population, de s'approprier  une portion des rives du fleuve en ville. 

 

La promenade Samuel de Champlain est devenue, au même titre que le parc des plaines d’Abraham, une halte ou il fait bon de s’y promener.   Elle a eu tellement de succès qu’il est question de peaufiner cette installation.  On veut entreprendre une rallonge du tracé ainsi que de recréer la plage qui existait à cet endroit il y a cinquante ans.  Quelle bonne idée!

Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Balades régionales.
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 12:20

Ce parc, au cœur du quartier Limoilou, a été le lieu  d’hivernage  du deuxième voyage de Cartier en terre québécoise en 1535-1536.  Lors de cette dure saison, plusieurs Français sont passés de vie à trépas à cause des terribles conditions climatiques.  Ces marins bretons vivaient de sérieux problèmes alimentaires, n’ayant pas suffisamment de nutriments vitaminés  pour survivre. 

 

Ce sont les Amérindiens, vivant à proximité, qui ont fourni des boissons à base d’extraits de pin blanc qui ont sauvé une fraction de l’équipage de Cartier.  Un petit centre d’interprétation, a même le parc, nous explique cette réalité de l’époque.  On y trouve aussi un monument de granit symbolisant « la rencontre de deux mondes ».  Un peu plus loin, on peut aussi admirer une croix de métal haute de 8 mètres et inauguré en 1935. .  Elle se veut le rappel  de la croix que Cartier a plantée sur ce site.  Avec ce geste, il prenait possession de ce territoire au nom du roi de France.

 

Plus tard, en 1626, les Jésuites y ont installé leur premier établissement en Nouvelle-France. Voilà pourquoi le nom de Brébeuf, missionnaire martyr, est accolé à celui de Cartier.

 

Les berges de la rivière St-Charles, qui borde cet endroit, retrouvent   ses contours naturels après avoir été ceinturées d’un mur de béton. Une piste cyclable et un sentier pédestre passent à proximité. 

 

Et puis, pour montrer à quoi pouvait ressembler le site originellement, « Parc Canada » est en train de dégager une partie de la rivière Lairet devenue souterraine suite à sa canalisation.    Avec le retour de cette rivière dans le paysage, ce site risque fort de redevenir une halte obligée. 


Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Balades régionales.
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