Histoire et patrimoine

Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 18:08

Ces deux clichés nous montrent  la côte de la fabrique sur deux angles différents en plus d'avoir été pris à un siècle d'intervalle. 

 

  Québec, rue, cote de la Fabrique

 

Sur la plus ancienne, on peut  y voir un tramway.  Il faut savoir que de nombreuses personnes souhaitent le retour de ce moyen de locomotion à Québec

 

cote de la fabrique 2

 

L'autre photo a été prise il y a quelques années.  La grue nous signale les rénovations qui ont été faites au magasin Simons, une institution aussi vieille que la photo prise à l'autre époque...

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Blogueurs du Québec
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 12:52

  c03251

 

Voici la porte St-Jean telle qu'elle était au alentour de 1880.  On peut remarquer qu'elle possède deux espaces de passage.  Cette façon de faire permettait  un meilleur contrôle des personnes et des marchandises. 

scène hydro-québec 4 

 

Suite aux demandes de Lord Dufferin, gouverneur général de la fin du XIXe siècle, on a modifié la porte de manière à en faire une sorte décor de style médiéval. Depuis ce temps, elle a encore cet aspect.

 

Il faut toujours avoir à l'esprit que Québec fut une ville fortifiée.  Il fallait montrer patte blanche lorsque l'on pénétrait à l'intérieur des murs d'enceinte. 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Blogueurs du Québec
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 12:27

cath-drale-de-qu-bec.jpg

La Basilique Cathédrale Notre-Dame de Québec

 

Dans quelques heures, il vous est possible de faire une balade pour le moins exceptionnelle.  Je m'adresse tout particulièrement à celles et ceux qui aiment la musique, l'architecture, l'histoire ainsi que le patrimoine religieux. 

 

En après-midi, la corporation du patrimoine religieux invite les gens à mieux connaître un instrument de musique unique.  Il vous sera possible découvrir l'un des 3 orgues de l'église Notre-Dame de Québec.  Fabriqué par les frères Casavant dans les années vingt, il possède un son et une richesse harmonique exceptionnel. 

 

orgue 1 Une vue d'ensemble de l'orgue principal

 

Dans un premier temps, Claude Lemieux va vous expliquer les tenants et les aboutissants de ce superbe instrument.  Par la suite ,il va se faire un plaisir de vous accompagner jusqu'au jubé de l'église pour admirer ce splendide instrument.

 

Orgue 2

 Vue des claviers de l'orgue

 

Et pour finir, tant qu'à être sur place, profitez en donc pour déambuler dans l'une des plus belles églises de l'Amérique du Nord. 

 

 Il ne faudrait pas oublier d'aller faire un tour au tombeau de Monseigneur de Laval, le premier archevêque de Québec. 

 

Bonne Visite!

 

Basilique-Cathédrale de Québec (Gisant de Mgr. De Laval)

 Le gisant du tombeau de Monseigneur de Laval présent à l'intérieur de ce lieu de culte

 

 

 

Événement: conférence et visite de l'orgue

Date: 13 juin 2010

Lieu: Église Notre-Dame de Québec

Adresse: 16, rue Buade

Heure:13:30

Présentateur: Claude Lemieux

Coût: 5.00$

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Voyage...destination...Evasion
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 16:18


La veille, j’ai parlé de la personnalité exceptionnelle de Charles de Gaulle, de son parcours sur le chemin du Roy ou des centaines de milliers de personnes  se sont massés pour le voir et l’entendre.  Et puis, quelques jours plus tard, lors d’un célèbre discours dont tout le monde se souvient, il a lancé un « vive le Québec libre » bien senti.  Depuis ce temps, de nombreux spécialistes se perdent en conjoncture à propos de cette boutade.  Pour ma part je crois que cet homme d’état voulait provoquer un coup de force qui permettrait à l’état québécois de voler de ses propres ailes.  Il faut savoir ici que le Québec avait ouvert une délégation à Paris quelques années auparavant. Des liens solides s’étaient crées entre les deux états.  Il faut aussi avoir à l’esprit que « La belle Province » s’était donné des moyens de développement pour engendrer un état moderne.  Tout d’un coup, nous étions devenus une espèce de modèle pour de nombreux pays qui venaient de prendre leur indépendance.  La planète vivait une période de décolonisation.  Le chef de l’état français ,anticipant un Québec souverain, voyait très bien cet état comme un leader au sein d'un Commonwealth à la française.  Cette vue de l’esprit rejoignait aussi la pensée de Daniel Johnson, premier ministre du Québec d’alors.  Impossible  d’oublier la devise de ce dernier : « égalité ou indépendance »… 

 

Imaginer un peu le scénario d’ici.  Le président de la République Française fait une entrée fracassante au Québec.  Il visite « Terre des hommes », le site de l'exposition international de Montréal.  Ensuite, sur le  coup de l’émotion, il s’emporte et prononce sa fameuse phrase.  Il va sans dire que les ténors du gouvernement fédéral s’offusque de cette intrusion au sein de sa politique intérieure. Suite à ce coup de force le Canada cesse ses relations diplomatiques avec la France.  Cette dernière, libérée de ses obligations, reconnaît le Québec comme un état de plein droit.  Il s’ensuit une reconnaissance de tous les états qui était sous la gouverne de l’Hexagone du temps de la colonisation.  L’affaire est dans le sac!  Le Québec devient un pays au sens propre. 

 

Malheureusement, le plan a eu plusieurs ratés.  Pour ce qui est des relations diplomatiques, le premier ministre canadien, Lester B. Pearson, l’a vu venir.  En bon diplomate qu’il était, il avait flairé une partie du piège.  En parfaite contradiction avec Trudeau, alors ministre, il fait montre d’une certaine contrariété sans pour autant chasser l’ambassadeur français.  De son coté Daniel Johnson a de la difficulté à vivre avec cette tension.  Les pressions arrivent de toute part.  On saura plus tard que ce dernier porte en lui les germes d’une maladie qui va avoir raison de lui.  De Gaulle en est quitte pour retourner rapidement en France sans demander son reste.   L’effort était louable.  Cette tentative a bien failli réussir….
Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 14:35


La Basilique du sanctuaire de Sainte-Anne

Lors d’une sortie en mer, des marins bretons  sont  en mauvaise posture.  Une série de forts courants sont en train de mener leur embarcation vers un naufrage certain.  Pour éviter de sombrer,  ils se sont mis à prier Ste-Anne, patronne des marins.  Si jamais ils échappent à la mort, les navigateurs s’engagent à construire une petite chapelle pour souligner leurs reconnaissances.  Presque aussitôt le calme revint. Quelques mois plus tard, ils se sont mis à la tâche.  Sur les rive du St-Laurent, en face de l’Île d’Orléans, ils ont érigé un minuscule lieu de culte dédié à la grand-mère de Jésus.  C’était en 1650. Dès la construction de cette première chapelle,  un ouvrier a vécu un événement extraordinaire.   Notre homme a de la difficulté à transporter une pierre puisqu’il doit marcher à l’aide d’une béquille.  Sans trop savoir pourquoi, il quitte le chantier bien solide sur ses jambes.  Un premier événement extraordinaire vient de se produire.  Au fur et à mesure du peuplement de la côte de Beaupré, des paroisses sont crées.  La chapelle disparaît pour faire place à une église.  Les gens y viennent toujours en nombre grandissant, ayant à l’esprit la guérison du travailleur de la première heure.  Et puis, lors de la guerre de conquête, les anglais tentent d’incendier l’église.  Ils n’ont pas réussit leur œuvre de destruction…  Est-ce un autre miracle?


La statut de Sainte-Anne se trouvant
à l'intérieur de la Basilique. 
 

Les décennies passent et repassent. Le clergé local a de plus en plus de peine à administrer cette paroisse, qui se gonfle de nombreux voyageurs qui prennent le temps de prier la « bonne Sainte-Anne ».  Face à ce lot de fidèles toujours plus nombreux, le diocèse décide de confier cette paroisse, pas comme les autres, à la congrégation des Rédemptoristes. Le sanctuaire de Sainte-Anne allait pouvoir voler de ses propres ailes.  On va y construire une Basilique qui va passer au feu dans les années vingt.  Avec l’aide de la communauté et des pèlerins, une autre sera construite.  Tout alentour, les hôtels et les restaurants poussent comme de la mauvaise herbe.  Le village devient un centre de service pour accommoder le flot grandissant de fidèles allant au sanctuaire.  Les paroisses de la région, de la province, et même de plus loin organisent des voyages avec la régularité d’une horloge.  Dans la première moitié du XXe siècle, ils seront des millions à venir faire leurs dévotions à la sainte patronne des « canadiens-français ».  Le choc des années soixante va briser cet élan.  Malgré le ressac dû à l’abandon de la pratique religieuse, le sanctuaire a toujours su garder un niveau de visiteurs important.  Pour ce qui de l’année dernière,1.5 million de personnes se sont donné la peine d’aller y  faire un tour.  Le sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré est le site le plus visité de la région , juste après les attractions du Vieux-Québec.   Dans le cadre de la neuvaine,qui se temine avec la fête aujourd'hui,  les gestionnaires du site s’attendent à recevoir une foule de 100,000 personnes.   

La fontaine extérieure, construite l'année
dernière, pour souligner les 350 ans
d'existence du site.
 

Il n’est pas nécessaire d’être catholique pour apprécié cet endroit.  L’architecture de la Basilique, la beauté du site, les attractions présentes ainsi que le paysage en valent largement la peine.  Je vous conseille aussi de vous y rendre par le chemin Royal. Il s’agit de la plus vieille route de l’Amérique du Nord.  On y trouve un patrimoine bâti qui date de plusieurs siècles. Et en plus, pour les amateurs, il est possible de vivre de belles expériences gastronomiques.  Comme il existe de nombreux vignobles le long de certte route, il est possible de faire des découvertes surprenantes.   Quoi demandez de plus…

Par Claude Rouleau - Publié dans : Histoire et patrimoine - Communauté : Balades régionales.
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