La veille, j’ai parlé de la personnalité exceptionnelle de Charles de Gaulle, de son parcours sur le chemin du Roy ou des centaines de milliers de personnes se sont massés pour le voir et l’entendre. Et puis, quelques jours plus tard, lors d’un célèbre discours dont tout le monde se souvient, il a lancé un « vive le Québec libre » bien senti. Depuis ce temps, de nombreux spécialistes se perdent en conjoncture à propos de cette boutade. Pour ma part je crois que cet homme d’état voulait provoquer un coup de force qui permettrait à l’état québécois de voler de ses propres ailes. Il faut savoir ici que le Québec avait ouvert une délégation à Paris quelques années auparavant. Des liens solides s’étaient crées entre les deux états. Il faut aussi avoir à l’esprit que « La belle Province » s’était donné des moyens de développement pour engendrer un état moderne. Tout d’un coup, nous étions devenus une espèce de modèle pour de nombreux pays qui venaient de prendre leur indépendance. La planète vivait une période de décolonisation. Le chef de l’état français ,anticipant un Québec souverain, voyait très bien cet état comme un leader au sein d'un Commonwealth à la française. Cette vue de l’esprit rejoignait aussi la pensée de Daniel Johnson, premier ministre du Québec d’alors. Impossible d’oublier la devise de ce dernier : « égalité ou indépendance »…
Imaginer un peu le scénario d’ici. Le président de la République Française fait une entrée fracassante au Québec. Il visite « Terre des hommes », le site de l'exposition international de Montréal. Ensuite, sur le coup de l’émotion, il s’emporte et prononce sa fameuse phrase. Il va sans dire que les ténors du gouvernement fédéral s’offusque de cette intrusion au sein de sa politique intérieure. Suite à ce coup de force le Canada cesse ses relations diplomatiques avec la France. Cette dernière, libérée de ses obligations, reconnaît le Québec comme un état de plein droit. Il s’ensuit une reconnaissance de tous les états qui était sous la gouverne de l’Hexagone du temps de la colonisation. L’affaire est dans le sac! Le Québec devient un pays au sens propre.
Malheureusement, le plan a eu plusieurs ratés. Pour ce qui est des relations diplomatiques, le premier ministre canadien, Lester B. Pearson, l’a vu venir. En bon diplomate qu’il était, il avait flairé une partie du piège. En parfaite contradiction avec Trudeau, alors ministre, il fait montre d’une certaine contrariété sans pour autant chasser l’ambassadeur français. De son coté Daniel Johnson a de la difficulté à vivre avec cette tension. Les pressions arrivent de toute part. On saura plus tard que ce dernier porte en lui les germes d’une maladie qui va avoir raison de lui. De Gaulle en est quitte pour retourner rapidement en France sans demander son reste. L’effort était louable. Cette tentative a bien failli réussir….
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La statut de Sainte-Anne se trouvant
La fontaine extérieure, construite l'année
La Villa Montcalm avant sa destruction
Pour embellir l’une des extrémités de la
terrasse et commémorer le passage de Samuel de Champlain, la Société St-Jean Batiste propose d’y installer un monument à la gloire du fondateur de ma cité. Ce dernier est dévoilé le 21 septembre
1898 par nul autre que Lord Aberdeen, gouverneur-général du Canada. Son socle fut dessiné par Paul Cardonnel, architecte officiel de la ville.
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