Dimanche 18 juillet 2010
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L'orage venait de passer, je marchais dans la rue St-Jean ne sachant pas trop ou aller. J'avais envie de me retrouver bien assis. Je me suis tout du coup rappelé que le Conservatoire de théâtre était un
partenaire du Festival d'été. J'en ai profité pour prendre cette direction. Rendu à cet endroit, j'ai appris qu'on y offrait une présentation
réalisée par un duo de clowns pas piqué des vers. Et en plus, on m'annonce que la représentation était
sur le point de commencer! Il va sans dire que j'ai rejoint la salle avec plaisir. Nous étions plus
d'une centaine, sinon plus, à avoir choisi cette option. Alors, place au théâtre!
J'ai vu deux acteurs de très grands talents qui ont donné une superbe performance scénique.
Sans dire un mot, ils ont pris un méchant plaisir à se moquer de certains aspects de la vie quotidienne. Nous avons eu droit à 2 touristes égarés,
une couverture de lit hanté, 2 musiciens complètement loufoques, 2 enfants en mal de connaissance et 2 ouvriers totalement maladroits. Ils étaient
tout simplement hilarants! Au travers une gestuelle, dans la plus tradition de la "comédie adel arte", ils ont montré un savoir-faire et une habileté
hors du commun. J'avoue avoir passé un très bon moment.
J'ai cru qu'il s'agissait de 2 finissants du conservatoire. Il s'avère que ce n'est pas le
cas. Ce sont 2 acteurs professionnels nous venant directement de l'Allemagne.
En espérant que cette collaboration puisse continuer encore et longtemps!
Par Claude Rouleau
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Dimanche 18 juillet 2010
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13:14
La veille en fin de l'après-midi, j'ai quitté mon lieu de résidence pour me rendre encore au coeur du Festival d'été. J'ai beau adorer cette période, je me rends compte que votre humble serviteur commence à ressentir une certaine fatigue. D'être sur place sur une base quotidienne, c'est tout un exploit! Sans trop savoir ce que je vais faire, j'ai pris
la direction d'une terrasse de la rue St-Jean pour déguster un souper pris tranquillement. Par la suite, j'ai remonté l'artère pour me retrouver à
place d'Youville. Après une attente de quelques minutes, j'ai eu droit à une performance que je considère plutôt déroutante. La formation "Chicha Libre" a pris le contrôle de la scène. Ce groupe, qui s'inspire de la "chicha" péruvienne,
s'amuse à revisiter certains airs connus à leur façon, pour notre plus grand plaisir.
Un coup la surprise passée, j'avoue avoir passé un agréable moment. Le rythme était soutenu
et la qualité des interprétations était excellente. Il est dommage qu'un orage soit venu rompre le charme.
Pour celles et ceux qui voudraient les voir, ils seront de retour aujourd'hui à la même scène à 15:30.
Par Claude Rouleau
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Dimanche 18 juillet 2010
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12:44
Le Festival d'été, c'est aussi la période des incertitudes météo. Comme la plupart des prestations ont lieu à l'extérieur, les festivaliers doivent vivre avec les caprices du temps.
Lorsqu'un orage s'est abattu sur la ville, la veille au soir, j'ai pensé me rendre dans l'espace feutré du restaurant-bar "Le Largo" ou l' excellent pianiste de jazz Rafael Zaldivar devait donner une performance. Et puis, je me suis dit que j'allais attendre le fin de l'orage
pour demeurer à l'extérieur. J'avais encore envie de goûter cette atmosphère festive typique du Festival d'été. Suite à mon attente, en dessous du toit du portique du Palais Montcalm, je me suis permis de prendre cette photo qui se passe de commentaire...
Par Claude Rouleau
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Dimanche 18 juillet 2010
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12:27
Je viens de me donner la peine de consulter les blogues de certains collègues qui couvrent le
Festival d'été un peu comme moi. D'après ce que je peux constater, on dirait que je suis extra-terrestre du fait que j'ai ignoré le passage des "Black Eyed Peas".Sans dire que cette bande me
laisse totalement indifférent, je n'accroche pas à cette espèce de folie furieuse qui a touché une foule, que certains évaluent dans les six chiffres. Suis-je devenu un vieil individu pantouflard
et désabusé? D'après ce que je constate, plusieurs pourraient le croire...
La musique et les arts de la scène, c'est une dose d'émotion qu'un artiste tente de
communiquer à celui qui est en face de lui. Avec de la créativité, de l'imagination et du savoir-faire,
l'artiste se doit de créer un fil qui l'attache à son public. Pour ce qui est de "Black Eyed Peas", doit-on parler d'un talent naturel ou d'une
grosse machine de mise en marché? Que retiendrons-nous des qualités artistiques de cette formation dans 10 ou 20 ans?
Je me souviens d'une écoute de l'un de leurs albums que j'avais fait il y a plus ou moins deux ans. J'étais plutôt demeuré distant face à leurs mélodies. Suite à ma réaction, j'en avais parlé à un spécialiste de la question. J'en ai discuté avec un ex-membre de
"CEA", le groupe de hip-hop le plus célèbre de Québec. Il m'avait affirmé que "Black Eyed Peas" apportait une touche pop aux différents courants
musicaux actuels sans pour autant y apporter quelque chose de neuf. Suite à cette constatation de sa part, je me suis dit que leurs prestations
scéniques sortent peut-être du lot. À la lecture d'un article de "Vol de mots", l'un des blogues officiels du Festival d'été, force est de constater
que leur spectacle était aussi naturel et improvisé qu'une chaîne de montage fabriquant des voitures à la chaîne...
Je ne sais pas trop quoi penser devant ce phénomène de société. La mise en marché doit-elle primer devant la création et le sens artistique? Il faudra que je me tape un
spectacle de ce groupe, ne serait-ce qu'en DVD, pour voir exactement ce qu'il en est. Je ne peux pas croire que 100,000 personnes peuvent se trouver
dans l'erreur.
En passant, je me suis même permis de "louer" mon bracelet et mon macaron pour cet
événement. Je n'avais pas besoin de ce précieux sésame pour aller voir "Xarta Teatre" au parc Cartier-Brébeuf.
Et si je suis dans le champ, que je ne suis pas dans le coup et je me retrouve complètement à
côté de la track, je vous incite à me le faire savoir. Vos commentaires sont toujours les bienvenues.
Par Claude Rouleau
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Samedi 17 juillet 2010
6
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/07
/2010
12:27
Parfois, il y a des endroits où il faut se trouver. J'ai eu le bonheur de choisir
d'embarquer au coeur d'une merveilleuse parade festive qui nous était offerte par la troupe "Xarxa Teatre" qui nous venait directement de la Calalogne, une province de l'Espagne. Dans une atmosphère totalement surréaliste, les quelques milliers de personnes présentes ont pu baigner dans un environnement festif comme seuls les Calatans
peuvent faire. Tout d'un coup, nous nous retrouvions au travers d'un défilé nocturne ou les personnages, sortis tout droit de l'univers du sculpteur
Miro, nous incitaient à les suivre. Tambour battant, avec comme éclairage les lumières et les fusées, nous avons communié avec ces musiciens et ces
chanteurs, sortis tout droit de l'imaginaire de l'un des plus grands artistes catalans du XXe siècle. Que dire de plus sinon que je fus enchanté par
cette expérience que je ne suis pas prêt d'oublier.
Il ne me reste plus qu'à vous faire partager cette merveilleuse expérience par le biais des images que j'ai croquées lors de ce défilé,
que je qualifie d'unique au monde. Il s'agit de l'un de mes coups de coeur.
Avis à celles et ceux qui auraient ratés cette expérience. Cette promenade festive a lieu encore ce soir. C'est à voir!
Cette demoiselle nous incite à la suivre... Avons-nous envie d'embarquer dans la parade?
Deux personnages surréalistes, entouré de feu et de fumée.
Une fleur de lumière !
Une partie de l'orchestre.
Un personnage irréel manipulant une torche.
Cette sculpture décide de briller pour la première et dernière fois.
Elle s'enflamme sous nos yeux.
Le tout se termine par une autre fleur de lumière.
Par Claude Rouleau
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