Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 11:58

On distingue Jacques Godbout, cinéaste,
écrivain et polémiste, ainsi que Florian Souvageau.
Ce dernier est professeur de journalisme
à l'université Laval de Québec.

Lorsque  j’ai rédigé ce papier, en décembre dernier, j’étais loin de me douter que le tandem  composé par Florian Sauvageau et Jacques Godbout était sur le point de

sortir un document -choc sur l’univers médiatique de la grande toile.  Comme tous les observateurs de l’actualité, je savais que de nombreux praticiens du monde de l’information sont dépassés par les événements.  Comment concilier les opinions du « journaliste-citoyen » face aux travailleurs de la presse conventionnelle?  Devrions-nous offrir une sorte de caution aux amateurs qui se donnent la peine d’apporter une information de qualité ?  Pour ma part, je me posais cette série de questions, puisque la fédération professionnelle des journalistes du Québec tenait leur congrès annuel à Québec.

 

Quelques semaines plus tard, « Derrière la toile, le quatrième pouvoir » , un document télé produit produit pour Radio-Canada, tente de montrer la mutation que subit le monde de l’information face à l’Internet.  Serions-nous en train de connaître le même genre de  changement que lors de l’arrivée des médias électroniques au sein de notre vie?  Pour ma part, je crois que le débat ne fait que commencer.  Comment dois-je me positionner devant ce genre de situation?  Ma passion de vouloir lancer un regard sur la vie qui m’entoure ressemble-t-il à de l’information pertinente? 

 

À partir de cette réflexion, je me donne le droit de reproduire  l’article que j’avais publié sur une autre plateforme. 

 

****************


Si l’on se donne la peine d’analyser cette interrogation et  que l’on regarde la définition qui nous est proposée à par la FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec), je comprends fort bien les inquiétudes que peut ressentir cet organisme.  La pression des nouveaux médias ainsi que l’émergence du monde des blogues risquent de remettre en cause certains principes qui définissent la profession de journaliste.   Je suis certain que ces derniers doivent  se pencher sur cette problématique ici et maintenant.

 

Lorsque l’on se donne la peine de glisser dans l’univers du net et que l’on porte attention à la qualité de l’information qui s’y trouve, nous nous retrouvons devant une masse de données phénoménale!  Pour l’internaute averti, il est possible d’y trouver n’importe quoi.  Rendu à cette extrémité, l’on se sent perdu devant cette masse de contenu plus ou moins pertinent.  Comment se rendre compte que l’information véhiculée est fiable?  Devons-nous prendre en compte que les sites officiels dont il est possible de vérifier la ligne éditoriale?  Pour ma part je crois qu’il faut élargir son champ d’exploration et se donner la peine de consulter des opinions divergentes. De nombreux individus ont des regards différents.  Plusieurs sont  capables de les définir avec cohérence et vigueur.  Pourquoi devrions-nous se priver de ce genre de source? 

 

L’univers des blogues est un phénomène relativement nouveau qui laisse sur le carreau de nombreux praticiens de l’information.  Avec le temps il est devenu un facteur d’opinion qu’il est impossible de mettre de côté.  Son impact est tellement important qu’il a permis une diffusion tout azimuts des idées du clan Obama lors des dernières élections américaines.  Grâce à ce fil conducteur, l’organisation démocrate a pu ramasser  un financement important en plus de faire connaître son programme auprès de millions d’individus.  Cette prise en compte a joué fort dans la victoire. Dorénavant la classe politique doit faire sentir sa présence sur ce réseau et faire face aux commentaires d’une masse de citoyens qui ne laisse rien passer.

 

Je me considère comme un observateur attentif qui couvre  l’actualité tout en rédigeant du commentaire. À partir de ce constat,  je suis à même de me rendre compte que je respecte la définition du métier de journaliste proposé par la FPJQ même si je ne suis pas payé pour le faire   

 

Je crois que la FPJQ pourrait ajouter un statut particulier pour que les blogueurs sérieux, qui se donnent  la peine de rédiger leur plateforme avec sérieux. Qu’en pensez-vous?

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Société - Communauté : Blogueurs du Québec
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