Cet ancien lieu de culte protestant,
qui a eu
en son sein une salle de spectacle, est sur le point
de devenir "la maison de la littérature". Elle a conservée,
au fil des années, sa vocation de bibliothèque publique.
Contrairement à certaines mégalopoles tentaculaires, Québec demeure une ville à l’échelle humaine où la culture et l’histoire prennent une place très importante. Dans le but d’entretenir cet esprit de création, l’Institut canadien tente la mise en œuvre d’un projet mettant en évidence l’univers littéraire sous toutes ses
formes. Ainsi, à l’intérieur des murs de la vieille ville, une résidence destinée aux écrivains est mise à la disposition de créateurs de passage.
Les artistes en tournée de conférence et aussi ceux qui se documentent pour la rédaction d’un manuscrit ont, s’ils en font la demande, le loisir de passer des séjours temporaires dans cet
appartement à usage courtois, mais réservé. Cette réalité représente la première étape d’un projet plus imposant pour la réalisation d’une maison de la littérature. L’Institut désire faire
de cet endroit une vitrine où l’animation, la promotion et la diffusion de la littérature formeront l’ensemble de la pièce maîtresse du monde culturel de la région de Québec.
Jusqu’en 1944, cet édifice était, un lieu de culte protestant.
Pendant plus de 50 ans, elle servit de salle de spectacle à l’Institut canadien. En plus de l’appartement disponible pour héberger des écrivains, il y aura une bibliothèque, une salle d’exposition et plusieurs cabinets d’écriture. De cette manière, il sera possible d’y tenir des rencontres, des ateliers, des conférences en plus d’y offrir des spectacles.
L’Institut canadien n’en est pas à sa première réalisation. Il faut se rappeler qu’elle existe depuis 1847. Sa création fut possible grâce à l’éclosion de nombreuses sociétés bourgeoises dites « savantes » s’intéressant à la culture et aux sciences. De plus, cette association est pratiquement la seule dans son genre au Québec à avoir survécu malgré les époques. D’ailleurs, il est indispensable de préciser que la principale force de ce groupe tient à sa bibliothèque. Dans ses débuts, la Bibliothèque nichait dans l’ancienne salle des délibérations du Parlement. Elle du rapidement trouver un autre local puisque les députés revinrent s’installer dans ses anciens locaux de Québec après seulement deux ans. Au début, ce lieu était réservé uniquement à ses membres qui versaient une contribution. En 1897, une entente avec la municipalité de Québec lui permit de devenir une bibliothèque publique ouverte à tous les résidents de la ville.
Il faut souligner qu’en plus de prendre un soin jaloux de sa bibliothèque, l’Institut servait à produire des causeries, des rencontres, des ateliers littéraires ainsi que des spectacles. Depuis ses débuts, plusieurs personnages célèbres ont agi à titre de directeurs. Ce fut le cas d’Octave Crémazie. Certainement, l’un des poètes les plus connus du XIXe siècle. En outre, il importe de préciser que cet organisme a réussi à continuer d’exister malgré les dictatures imposées par l’église au sein du corpus littéraire de l’institution.
Finalement, l’Institut canadien gère aujourd’hui un ensemble composé de quinze bibliothèques et en plus, soutient l’ensemble des autres succursales du réseau municipal. Elle possède également une salle de spectacle et parraine au total la série de sa diffusion culturelle.
Il va sans dire qu’avec son rayonnement, les outils dont elle dispose et les facilités qu’elle offre à la population, elle fait partie des maîtres d’œuvre de la scène culturelle québécoise.
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