Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 12:42

L'écussion que porte les policiers de la ville
de Québec sur l'épaule.

Le journal de Québec  nous a offert, il y a quelques jours, une série d’articles publiés par Jean-Luc Lavallée.  Sous le titre de : « le 1er du mois – Patrouille de ville », ce journaliste s’est donné le droit de patrouiller avec les policiers en service lors de cette période.  Le temps de cette suite d’articles, notre reporteur s’est transformé en témoin.  Il prit la peine de décrire, à sa manière, le travail des professionnels de la sécurité pendant plusieurs rondes dans les quartiers centraux de la ville. Le constat de ce dernier est plutôt accablant… 

 

Au travers la lecture de ses articles, il nous est possible de sentir le manque de moyens sociaux pour s’occuper de cette misère humaine qui se manifeste durant cette période.  Du tapage nocturne en passant par des voies de fait, sans oublier les tentatives de suicide et les exhibitions sur la voie publique, les policiers ne chôment pas.  Et puis, suite à des problèmes de supervisions, la sécurité publique ne s’occupe plus de celles et de ceux qu’elle trouve en état d’ébriété. Elle se charge de les diriger vers la seule institution sociale qui fait encore du dégrisement.  La plupart des gens éméchés se retrouvent dans les urgences des hôpitaux. 

 

Pour avoir habité dans différents secteurs des quartiers centraux de la ville, je dois dire que Jean-Luc Lavallée fait une juste observation d’une situation qui existe depuis longtemps.  Sans vouloir tout régler d’un coup de baguette, je crois qu’il serait temps d'augmenter les ressources sur le terrain.  La communauté possède un certain nombre d'outils pour venir en aide à cette « cour des miracles ».  Malheureusement, suite à des coupures budgétaires de toute sorte, les organismes qui peuvent intervenir n’on pas les moyens de le faire. 

 

De nombreux travailleurs sociaux ne demandent pas mieux d’encadrer et d’aider cette clientèle à risque.  Idem pour la nébuleuse d’organismes qui ont déjà un pied dans ces quartiers.  Pour ma part, je crois que l’on devrait donner une priorité absolue pour soulager une détresse humaine encore trop présente au cœur de notre ville.  Il est inconcevable de constater qu’un bon samaritain ,comme Gilles Kegle, soit le seul lien extérieur pour des personnes qui sont laissées à eux-mêmes et qui meurt dans l’indifférence, oublié dans des logis miteux…

 Gilles Kegle, "Linfirmier de la rue". Il est

le dernier recour des oubliés du centre-ville.

En montrant ce constat, Jean-Luc Lavallée nous rappelle que la misère est au coin de la rue.  Il n’en tient qu’à nous pour changer cette situation.  Qu’allons-nous faire?

Par Claude Rouleau - Publié dans : Billet - Communauté : Blogueurs du Québec
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