Partager l'article ! Place Royale: Le buste de Louis XIV qui trône au milieu de la Place. Vers la fin du XVIIe siècle, le pouvoir royal se rend compte ...
Le buste de Louis XIV qui trône au milieu de
la Place.
Vers la fin du XVIIe siècle, le pouvoir royal se rend compte que la compagnie des Cent-Associés a lamentablement échouée dans sa mission de peupler le pays. Trop occupée à garder le monopole des fourrures, elle n’avait pas pris les moyens adéquats pour amener des colons en masse en Nouvelle-France. Face à cet échec, Louis XIV décide de faire de la Nouvelle-France une colonie royale. Il instaure « Le
conseil souverain ».
Ce dernier a le mandat de gouverner la colonie. À partir de ce moment « Place Royale » devient la plus importante place publique de la colonie. On y trouve aussi des entrepôts portuaires puisque cet endroit borde la grève du fleuve. Les auberges et les tripots y ont aussi droit de cité. Voilà pourquoi, en plein centre de la plus vieille place publique de l’Amérique du Nord, le buste du « Roi Soleil » assure fièrement la garde
L'église Notre-Dame-Des-Victoires.
Sur l’emplacement de la deuxième habitation de Champlain, on retrouve un lieu de culte au charme unique. Il s’agit de l’église Notre-Dame-Des-Victoires. Elle a été construite à la demande des paroissiens de la Basse-Ville qui
avaient beaucoup de difficultés à se rendre à la Basilique. Cette dernière, nichant en Haute-Ville, n’était pas des plus accessible. Il fallait grimper un sentier mal entretenu pour atteindre le lieu de culte d’en haut. En saison hivernale s’était encore plus difficile. C’est
Monseigneur de St-Vallier qui réalise le projet. La première ébauche date de 1688. Au départ, elle
s’appelait l’Église de l’enfant Jésus. Suite à la victoire de Frontenac, on la renomme Notre-Dame-De-La-Victoire en 1691. En 1711, elle prend le
nom de Notre-Dame-Des-Victoires suite à l’échouage de la flotte de Walker. Entièrement détruite en 1759, elle fut reconstruite en 1763 et restaurée
en 1888 et 1929.
Place Royale a connu diverses fortunes. Elle fut détruite lors des bombardements de 1759. Reconstruite quelques années plus tard, l’endroit est devenu le carrefour obligé des installations portuaires. Après le déclin du trafic maritime, elle demeure une importante place d’affaires pour les grossistes en marchandise. Arrive le XXe siècle. De décennie en décennie, le quartier périclite pour devenir l’ombre de lui-même. Considérant son état de délabrement, le gouvernement décide de redonner vie à cet espace. On aménage un musée vivant pour expliquer l’architecture du régime français. À force de restauration et de rénovation, Place-Royale est devenu un important centre de référence pour celui qui veut observer les méthodes de construction de l’époque de la Nouvelle-France.
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