Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 12:35

Pendant de nombreuses années, l’accès au fleuve allait de soi.  En plus de retrouver des installations industrielles, qui ont fait la richesse de la ville pendant des décennies, il était facile de se vautrer sur ses berges. Le citoyen y retrouvait plusieurs plages où il était de bon ton de se faire bronzer, de se divertir et de s’y baigner.  Vers le début des années 60, avec l’émergence des installations d’entrepôts pour les produits pétroliers ainsi que l’apparition de la pollution industrielle, ces espaces publics ont dû fermer leurs portes.  Les berges sont devenues des endroits  cadenassés où le public n’y avait plus sa place.  Par contre, à quelques kilomètres du quartier du port, il existait un endroit privé où un groupe de chalets occupait une portion non négligeable des berges du fleuve.  Ce village estival commençait en bas de la côte de Cap-Rouge pour se rendre jusque chez sa voisine de Ste-Foy.  Encore aujourd’hui, la rue St-Jean Baptiste, dans le secteur de Cap-Rouge,  fait le bonheur de ses habitants qui ont transformé leurs chalets en demeures habitables à l’année.

 

Les droits de propriété de ces terrains, du côté de Ste-Foy, vont causer de nombreux problèmes .  Il faut savoir que ces lots appartiennent au Canadien National qui voulait y aménager une voie ferrée.  Dès 1923, des parcelles sont louées à des estivants. Puis, en 1958, ils sont cédés au ministère des Transports du Canada.  En 1962, la ville acquiert les lots pour un montant de 25,000$.   Lors du dépôt  du plan d’urbanisme publié en 1969, cet endroit devient une zone publique à usage récréative.  

 

Les années 70 et 80 arrivent.  La municipalité de Ste-Foy connaît un développement fulgurant grâce à sa vitalité commerciale,  à sa proximité avec la Rive Sud, à la présence du campus de l’université Laval et de bien d’autres choses… Les propriétaires des chalets de la berge livrent une bataille de tous les instants pour conserver leur coin de paradis.  Ils négocient avec la ville un bail de location à leur avantage et obtiennent un règlement municipal pour le moins surprenant.  Si jamais il y a expropriation, ils recevraient un montant équivalent à 15% de l’évaluation municipale.  La fin des années 80 arrive et un vent de renouveau souffle sur l’administration municipale. La ville tient à faire de cet espace un parc public.

 

 Entre 1991 et 1992, 2,654,683$ seront dépensés par la ville pour prendre  possession des 85 chalets bordant les berges.  L’année suivante, le parc de la plage Jacques Cartier, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est inauguré par Andrée Boucher, mairesse de la ville de Ste-Foy.

 

Pour ma part, j’aime cet endroit que j’ai fréquenté avec plaisir et constance pendant plusieurs années.   Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’aller y faire une visite, je vous conseille fortement de vous y rendre. 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Balades régionales.
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