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L'uniforme régimentaire du clan des Fraser.
Lors de la guerre de 7 ans, la Grande-Bretagne doit combler ses besoins en personnels militaires. En
cette période, où les armées européennes se battent sur plusieurs continents, il est impératif d’avoir des troupes d’expérience. Comme la
pacification d’Écosse n’a pas donné les résultats escomptés malgré la défaite des insurgés à Culloden, les autorités décident de concéder quelques droits aux ennemies d’autrefois. On permet la levée d’une armée de volontaires écossais sous le patronage de la couronne d’Angleterre. Pour ce
faire, ils seront en mesure de récupérer leurs kilts, leurs épées et de jouer à nouveau de la cornemuse. En les éloignant du Royaume-Uni, ils n’auront plus la chance de se soulever à nouveau
puisqu’ils seront loin de leurs régions d’origine. En plus, ce qui n’est pas à négliger, les appelés sont en mesure de manger correctement puisque l’on offre 3 repas par jour aux hommes de troupe !
Quelque temps plus tard tout ce beau monde se retrouve sur des bateaux en partance vers le Nouveau-Monde. Ils apprendront, lorsque les navires font route, qu’ils vont faire la guerre en Nouvelle-France… Ils débarquent dans les provinces maritimes et prennent part à l’assaut de Louisbourg. Ce sera leur premier fait d’arme en terre canadienne. Ensuite, sous le commandement de Wolfe, ils arriveront dans la région de Québec.
Un homme de troupe britannique en train de
nettoyer son fusil.
Le but est de prendre la capitale de la Nouvelle-France pour en faire une possession britannique. Les Anglais se saisissent, non sans
combattre, l’Île d’Orléans ainsi que les bourgs de la Rive Sud, juste en face de Québec. Les navires et
les canons des assaillants bombardent sans relâche la ville. À plusieurs reprises « les habits rouges » tentent de débarquer sur les côtes
de Beauport. Grâce à un groupe de miliciens canadiens très mobiles, les Anglais n’arrivent pas à y
prendre pied. Le siège s’éternise malgré le déluge de feu qui s’abat sur la ville. Les Français tentent de détruire la flotte anglaise en lançant des
brûlots au cours d’une nuit. Grâce à la vigilance de quelques marins, cette tactique échoue. Saunders,
l’officier maritime de l’escadre, presse Wolf de tenter un débarquement de masse avant la glaciation du fleuve puisque nous sommes déjà en septembre.
Notre général britannique, face à cette pression, décide de tenter le grand coup.
Pour faire diversion, les navires anglais canardent d’un feu nourri les battures de Beauport ainsi que les abords de la ville. Il faut dire que Québec n’est plus qu’un amas de ruines. La canonnade dure déjà depuis de nombreux mois. Pendant ce temps, un petit groupe d’embarcations prend la direction de l’Anse aux Foulons. Il en débarque un commando de Highlanders spécialiste de la montagne. Ils montent la falaise du cap Diamant tout près du tracé actuel de la côte Gilmour. Arrivé en haut, ils trompent les sentinelles qui attendent du renfort. La parfaite connaissance du français a joué en faveur des écossais. Ils traversent les postes de gardes comme si de rien n’était. Ensuite, lorsque les sentinelles françaises furent neutralisées, le gros de la troupe prend le sentier de chèvre du cap. Quelques heures plus tard, le dispositif anglais est en place. Les 4500 hommes du contingent britannique attendent la riposte française qui ne saurait tarder.
Les troupes écossaises grimpe le cap diamant quelque
heures avant la bataille.
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