Partager l'article ! Bataille des plaines d'Abraham (deuxième partie): Quelques uniformes portés par les troupes françaises. Au petit matin, Montcalm est r ...
Quelques uniformes portés par les troupes
françaises.
Au petit matin, Montcalm est réveillé en sursaut. Les anglais ont pris pied à Québec et sont en ordre de bataille! Notre général français n’en croit pas ses oreilles. À force de recevoir plusieurs confirmations de différentes sources, il doit se faire une raison. Il rassemble ses troupes à la hâte pour partir à marche forcée à la rencontre de l’ennemi. Un peu plus tard, les
deux armées se font face. Les 6 régiments du contingent britannique attendent les ordres avec calme et
discipline. Les soldats du côté français ne sont pas aussi ordonnés que leurs vis-à-vis. Une bonne
fraction de ces hommes sont des miliciens habitués à faire « la petite guerre ». Il s’agit d’initier des embuscades où des raids de courte
durée pour ensuite disparaître dans la nature Dans ce type d’opération, la cohésion vient au second plan.
L’effet de surprise prime sur tout. Lorsque l’on voit une armée de
métier alignée sur deux rangs (la fine ligne rouge), qui s’étire sur quelques centaines de mètres, nous sommes à des années lumière de prendre part à une embuscade … On commence à bouger du côté des soldats français. Malheureusement, les miliciens tirent vers des cibles
encore trop éloignées. En plus, ils se donnent la peine de recharger en se couchant au sol sans attendre les ordres venant de leurs officiers. Ces manœuvres, excellentes dans d’autres
circonstances, commencent à provoquer des effets pour le moins pervers.
Un milicien en embuscade sur le point de faire feu.
Les « habits rouges » attendent l’avis de leurs supérieurs avant d’ouvrir le feu. Lorsque l’armée d’en face
se trouve à moins de 50 pas, plusieurs milliers de fusils déchargent leurs plombs en même temps…. Je me
donne le droit de reprendre les propos tirés du journal de Johh Knox, un participant de cette bataille.
Il a écrit : « Les 43e et 47e régiment envoyèrent aux Français une remarquable
décharge, forte et rapprochée, aussi remarquable que celles auquel j’ai pu assister pendant les exercices… Les Français disent qu’ils n’ont jamais
reçu un choc aussi brutal. Après la troisième salve, Ils abandonnèrent la partie et s’enfuirent avec précipitation. Comme la quatrième salve commençait, les Highlanders se mirent à rugir en jetant leurs fusils par terre et brandissant leurs épées dans les airs. Les cornemuses
résonnèrent, et une centaine de colosses vêtus de tartans colorés se lancèrent à la poursuite des Français qui fuyaient ».
Une ligne de soldats français sur le point de
décharger leurs mousquets.
Toute cette mise en scène n’aura duré que 20 minutes. Pour achever cette histoire, les deux chefs n’ont pu profiter ou subir l’après 13 septembre.
Wolfe est mort sur le champ de bataille, entouré de son état-major. Pour ce qui est de Montcalm, il fut évacué à la vue de tous sur son cheval vers la ville, grièvement blessé. Il est passé de vie à
trépas le lendemain matin. Ce fait de guerre sonne le glas de l’administration française au Canada. Lors du traité de Paris en 1763, l’Angleterre va devenir la maîtresse incontestée de tout un continent.
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