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Société

Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 17:14

 

La rue St-Joseph juste avant le démantèlement
du toit et des murs.

Je viens de prendre en compte une série de 4 articles de François Bourque paru dans le quotidien « Le Soleil » d’hier et aujourd’hui. Ce journaliste a pris la peine de voir comment les travailleurs de rue font leurs boulots au cœur du centre-ville de Québec.  J’imagine que la rencontre internationale, qui réunit plusieurs centaines de ces travailleurs dans un collège de ville, y est pour quelque chose.  Il demeure que ces personnes sont un rouage essentiel au sein d’un réseau d’aide qui a tendance à oublier les plus démunis de notre société. 

 

Dans ce milieu, ou la rue représente l’essentiel de cet univers, ces professionnels sont aux premières lignes pour éviter le pire à une population fragilisée par la maladie mentale, la toxicomanie, l’alcoolisme ainsi que la criminalité.  Pas facile de créer une confiance et d’arpenter les coins publics en mal de trouver des parias en état de crise.  François Bourque a fait le pari, dans un premier temps, d’accompagné deux intervenants pendant une journée.  Même s’il n’a pas été témoin d’un événement particulier, il été à même de se rendre compte d’une détresse qu’on préfère balayer en dessous du tapis.  Ensemble, ils ont visités un centre  communautaire à St-Roch en plus d’être allé à « la maison de l’Auberivière ». Le constat de notre journaliste est lourd de conséquence.

 

Je connais très bien le quartier St-Roch puisque j’y circule depuis plus de 30 ans.  J’ai vu la fermeture des grands magasins à rayons du secteur qui ont fait place aux centres-d’achats de la périphérie.  J’ai eu aussi la chance de déambuler dans une rue couverte d’un toit.  Une portion de la rue St-Joseph était devenue un immense mail. On croyait qu’il serait possible de sauver les quelques commerces qui avait encore pignon sur rue dans ce secteur.  La misère et le dénuement a vite envahi ce quartier du centre-ville.  Comme j’étais un homme qui n’avait pas froid aux yeux, je ne me formalisais guère de cette « cour des miracles ». Aujourd’hui, je me rends compte que mon assurance m’a peut-être évité d’avoir une bonne raclée…  Et puis, sous l’impulsion d’un maire visionnaire, l’on a commencé à concevoir une autre approche pour revitaliser cet endroit de plus en plus dévasté.  Avec de l’audace, des capitaux et une vision innovatrice, on a réussi à  créer un milieu branché et intéressant ou il fait bon s’y promener.  Ça ne veut pas dire que les mal nantis ont désertés le secteur.  Les deux mondes sont capable, jusqu’à maintenant, de vivre en parfaite symbiose.  Il ne faut pas oublier que plus de 135 organismes sociaux sont installés dans le coin. Les ressources étant présentes, il n’était pas question que les marginaux plient bagage.  Voilà ou François Bourque voulait en venir.  Il réussit très bien à nous faire sentir les hauts et les bas de ce monde parallèle.


Une portion de la rue St-Joseph que l'on vient de réouvrir.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Société - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 12:32

"La grande Allée," l'une des plus belles rues
de Québec.

Québec a beau être une ville riche d’histoire et de patrimoine, il demeure que ce gros village commence seulement à se trouver une vraie personnalité.  À l’ombre de sa  sœur qu’est Montréal, elle se sentait comme une petite vielle qui n’était plus capable de montrer son véritable visage.  La capitale politique de la « belle province » se contentait d’offrir les souvenirs de son passé, sans égard pour la suite du monde qui paraissait figé dans le temps.  À l’abri des secousses économiques et sociales, elle se maintenait à flot sur un long fleuve tranquille au calme olympien. Vers la fin des années soixantes des urbanismes, avec le concours des pouvoirs publiques, ont voulu la mettre à la page.  Ils ont transformés la colline parlementaire en une espèce d’arrondissement de béton qui lui a donné un look frisant l’indécence. À l’ombre d’une architecture victorienne accompagné des nombreux bâtiments au style du second empire, l’on a construit des tours à la laideur consommé. Il fallait créer un centre-ville d’affaire à l’américaine.  Du même coup on allait tuer la vie de quartier.  L’expropriation à outrance à fait fuir de nombreuses familles vers les banlieues. Des bretelles d’autoroutes et des voies rapides se sont mise à chevaucher de nombreux arrondissements. Des pans entiers de la ville devenaient déserts après la fermeture des bureaux.  Les centres-d’achats, installé en périphérie,  ont accélérés cette mise à mort en faisant disparaître les boutiques trônant au cœur des rues à vocation commerciale.  La ville devenait une sorte de coquille vide, tout juste bonne pour aller gagner sa vie.  Lorsque la brunante venait couvrir de ses ombres le centre de la cité, il ne restait plus que les oubliées du système, vivant en marge dans des logis insalubres.  À la fin des années 70, certains endroits de Québec auraient pu servir de décor de tournage pour le film « Blade Runner »…  Il fallait faire quelque chose avant le point de non retour. 

 

Le constat était lourd.  On avait privé la ville de commerces de proximité.  L’accès  au fleuve n’était qu’un pâle souvenir.  Il n’y avait presque plus personne  qui vivait au centre-ville.  Comment faire pour redonner une place au vrai monde de manière à ce qu’il puisse fréquenter de nouveau le cœur de sa commune.  À partir d’un plan d’ensemble à long terme,  la municipalité a décidé  de servir de locomotive.  Elle a rénové certains espaces tout en les occupant  pour en faire ses propres bureaux.  Elle a installé le siège de sa bibliothèque publique.  Elle s’est donné la peine de faire revenir un nombre importants de boutiques grâce à une politique de subventions avantageuse.   Parallèlement  à cet effort de revitalisation, elle a réussit à implanter 3 collèges universitaire formant une espèce de pôle du savoir.  Avec la complicité des autres paliers de gouvernements, elle a instauré un réseau de pistes cyclables ainsi qu’une promenade urbaine le long des rives du fleuve.  Grâce à un partenariat avec plusieurs promoteurs  privés, elle a permis la construction et l’aménagement de nombreux espaces domiciliaires.  Elle s’est aussi donné le droit d’améliorer son service de transport en commun.  Et pour finir, elle s’est donné la peine d’apporter un second souffle à ses institutions culturelles.  La table était  mise pour présenter au monde cette renaissance.  Le 400e anniversaire de la ville lui a servi de carte de visite. 

 

Il va sans dire que je suis fière d’être un résident de Québec. Malgré le fait qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, je peux dire que ma ville a maintenant de nombreuses raisons d'affirmer qu’elle a enfin récupéré une grande partie de sa noblesse.  J’ose dire qu’elle brille comme un diamant bleu.  Tout d’un coup qu’elle serait la plus belle du monde…


Une vue de de la Basse-Ville, prise de la terrasse.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Société - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 11:58

On distingue Jacques Godbout, cinéaste,
écrivain et polémiste, ainsi que Florian Souvageau.
Ce dernier est professeur de journalisme
à l'université Laval de Québec.

Losque  j’ai rédigé ce papier, en décembre dernier, j’étais loin de me douter que le tandem  composé par Florian Sauvageau et Jacques Godbout était sur le point de sortir un document choc sur l’univers médiatique de la grande toile.  Comme tous les observateurs de l’actualité, je savais que de nombreux praticiens du monde de l’information sont dépassés par les événements.  Comment concilier les opinions du « journaliste-citoyen » face aux travailleurs de la presse conventionnelle?  Devrions-nous offrir une sorte de caution aux amateurs qui se donne la peine d’apporter une information de qualité ?  Pour ma part, je me posais cette série de questions, puisque la fédération professionnelle des journalistes du Québec tenait leur congrès annuel à Québec.

 

Quelques semaines plus tard, « Derrière la toile, le quatrième pouvoir » , un document télé produit produit pour Radio-Canada, tente de montrer la mutation que subit le monde de l’information face à l’Internet.  Serions-nous en train de connaître le même genre de  changement que lors de l’arrivée des médias électronique au sein de notre vie?  Pour ma part, je crois que le débat ne fait que commencer.  Comment dois-je me positionner devant ce genre de situation?  Ma passion de vouloir lancer un regard sur la vie qui m’entoure ressemble-t-il à de l’information pertinente? 

 

À partir de cette réflexion, je me donne le droit de reproduire  l’article que j’avais publié sur une autre plateforme. 

 

****************


Si l’on se donne la peine d’analyser cette interrogation et  que l’on regarde la définition qui nous est proposée à par la FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec), je comprends fort bien les inquiétudes que peut ressentir cet organisme.  La pression des nouveaux médias ainsi que l’émergence du monde des blogues risquent de remettre en cause certains principes qui définissent la profession de journaliste.   Je suis certain que ces derniers doivent  se pencher sur cette problématique ici et maintenant.

 

Lorsque l’on se donne la peine de glisser dans l’univers du net et que l’on porte attention à la qualité de l’information qui s’y trouve, nous nous retrouvons devant une masse de données phénoménale!  Pour l’internaute averti, il est possible d’y trouver n’importe quoi.  Rendu à cette extrémité, l’on se sent perdu devant cette masse de contenu plus ou moins pertinent.  Comment se rendre compte que l’information véhiculé est fiable?  Devons-nous prendre en compte que les sites officiels dont il est possible de vérifier la ligne éditoriale?  Pour ma part je crois qu’il faut élargir son champs d’exploration et se donner la peine de consulter des opinions divergentes. De nombreux individus ont des regards différents.  Plusieurs sont  capables de les définir avec cohérence et vigueur.  Pourquoi devrions-nous se priver de ce genre de source? 

 

L’univers des blogues est un phénomène relativement nouveau qui laisse sur le carreau de nombreux praticiens de l’information.  Avec le temps il est devenu un facteur d’opinion qu’il est impossible de mettre de coté.  Son impact est tellement important qu’il a permit une diffusion tout azimut des idées du clan Obama lors des dernières élections américaine.  Grâce à ce fil conducteur, l’organisation démocrate a pu ramasser  un financement important en plus de faire connaître son programme auprès de millions d’individus.  Cette prise en compte a joué fort dans la victoire. Dorénavant la classe politique doit faire sentir sa présence sur ce réseau et faire face aux commentaires d’une masse de citoyens qui ne laisse rien passer.

 

Je me considère comme un observateur attentif qui couvre  l’actualité tout en rédigeant du commentaire. À partir de ce constat  je suis à même de me rendre compte que je respecte la définition du métier de journaliste proposé par la FPJQ même si je ne suis pas payé pour le faire   

 

Je crois que la FPJQ pourrait ajouter un statut particulier pour que les blogueurs sérieux, qui se donnent  la peine de rédiger leur plateforme avec vigueur, y trouve leur place. Qu’en pensez-vous?

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Société - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 02:09

Un ancien adage dit qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.  Il faut croire que j’ai attendu cet appel puisque je me suis rendu à une réunion  bien particulière.  La « caisse populaire » dont je suis l’un des nombreux sociétaires, tenait son assemblée annuelle.  Sans trop savoir à quoi cet exercice allait mener, j’ai pensé qu’il serait intéressant de me rendre à cette activité.  J’avais de nombreux questionnements face à la pertinence d’un tel événement.  Est-ce que je serais confronté à quelque chose de passéiste tout juste bon à illustrer une page d’un livre de folklore?  Serais-je l’un des seuls individus à me rendre à cette réunion?  Le déroulement de cette activité va-t-il ressembler à une veillée funèbre?  Je n’en avais aucune idée…  Un coup rendu sur place, j’ai du me rendre à l’évidence.  Mes appréhensions se sont avérées sans fondement.  J’ai eu droit à quelque chose de surprenant et d’inédit qui m’a agréablement surpris. 

 

Dans un premier temps je me suis rendu compte de l’intérêt des gens face à cette institution.  Nous étions plusieurs centaines d’individus intéressés et attentifs. La première partie de la soirée a consisté en une explication du climat économique générale.  Le directeur général de la caisse s’est improvisé animateur.  Il a interrogé Joëlle Noreau. Cette dernière est bien au fait de la situation puisqu’elle est économiste principale ainsi que vice-présidente économique du mouvement Desjardins.  Elle a pris la peine d’expliquer les tenants et les aboutissements de la situation actuelle dans un langage simple et directe.   Par la suite nous avons eu droit à une présentation vidéo de la présidente du mouvement.  Elle se voulait rassurante du fait que le mouvement Desjardins a les outils requis pour passer au travers de la crise.  Après ces deux présentations, l’assemblée générale a pu débuter ses assises.  Nous avons réussi à passer au travers des 17 points à l’ordre du jour dans un temps que je qualifie de raisonnable.  Au travers cette portion de la soirée, je me suis rendu compte que cette institution a les moyens de ses ambitions. J’étais loin de penser que ma « caisse populaire » dispose plus de un demi milliard  de dollars d’actif,  que la remise aux sociétaires représente un montant qui dépasse largement le million de dollars.  Et en plus, au sein de ce processus, je me suis rendu compte que j’étais un facteur non négligeable de la machine.  Il n’en tenait qu’à moi d’y jouer un rôle…

 

Un coup cette portion terminé, nous avons eu droit à plusieurs hommages digne de ce nom.  On a louangé un bénévole émérite, un organisme communautaire, qui a reçu un montant substantiel, ainsi que celui de l’entrepreneur de l’année.  Le tout s’est terminé par un exposé donné par Jacques Nantel.  Il s’agit d’un professeur  des HEC de Montréal.  Il voulait démontrer comment les gens pouvent faire pour solidifier leurs situations financières. 

 

Lorsque j’ai quitté l’endroit de cette réunion, je me suis dit qu’il m’était possible de regarder l’avenir avec un optimiste renouvelé. Il suffit de me prendre en main et de faire appel à une équipe qui dispose de plusieurs outils pour m’aider à me réaliser. Et si j’avais encore des rêves à réaliser….

Par Claude Rouleau - Publié dans : Société - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 09:56

D'ici  peu, j'ai l’intention de mettre en ligne une série d’articles dont le bût est de décortiquer le tissus communautaire de Québec.  En attendant d’en  terminer la rédaction, je me donne le droit de vous faire parvenir quelques photos qui m’apparaissent révélatrices. 

 

Cette série d’images montre une partie de notre patrimoine bâti abandonné.  Il faut savoir que de nombreuses églises seront détruites dans un proche avenir.  La pratique religieuse étant ce qu’elle est aujourd’hui (moins de 10 %), il devient difficile de conserver ces édifices se retrouvant sans vocation en plus de coûter une fortune à entretenir. 

 

Malgré l’effort d’un petit groupe de personnes, l’église de Notre-Dame-De-Grâce devrait disparaître du paysage dans peu de temps.  Plusieurs voulaient la conserver à cause de son architecture particulière. Un autre groupe désirait en faire un centre communautaire à vocation artistique.  D’ici la fin de l’année, ce vestige du centre-ville ne sera  plus qu’un souvenir. 

 

Voici quelques clichés de ce lieu  de culte qui sera rasé bientôt.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Société - Communauté : Blogueurs du Québec
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