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Économie

Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 11:54

Aujourd’hui, le centre des congrès va prendre l’allure d’un camp retranché.  Plusieurs centaines de personnes seront séquestrées le temps de prendre connaissance du budget du gouvernement du Québec.  Cette façon de faire permet l’étude de ce dernier avant sa présentation officielle par la ministre des finances.  Les journalistes, économistes, analystes financiers ainsi que les décideurs sociaux ont tout le loisir de lire les grandes lignes de cet énoncé.  Comme il n’est pas évident de faire le tour d’un pareil document en quelques minutes, cette approche permet de fouiller les grandes lignes du budget.  À partir de ce constat, il devient possible d’en faire une analyse à chaud tout de suite après son dépôt. 

 

Dans un premier temps « les invités » se verront délestés  de leurs cellulaires et de leurs ordinateurs portables.  Ils seront dirigés vers les salles du centre des congrès avec, entre leurs mains, le budget ainsi que les argumentaires d’accompagnement.  Pendant plusieurs heures ils seront à même de potasser cette masse impressionnante de données.  Et puis, vers le milieu de l’après-midi, la ministre fera son discours ou elle va annoncer les mesures économiques de l’année en cours.  Après cette présentation le gouvernement ainsi que les partis d’opposition vont faire, à tour de rôle, leurs appréciations auprès des médias par le biais de conférences de presse.  Les « invités » en seront quitte à quitter le centre des congrès le plus rapidement possible pour nous faire part des bons et des mauvais coups de cet exercice économique. 

 

Je ne sais pas de quoi sera fait ce budget.  Il demeure que cette journée est l’une des plus importantes pour de nombreux observateurs de la vie politique.  Et comme nous sommes sur le point de traverser une importante crise... 

Le cliché du haut nous montre l'édifice du ministère des finane.  L'image du bas, quand à elle, nous montre le pont qui relie le parlement au ministère des finances.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Économie - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 12:37

La région de Québec est caractéristique à plus d’un titre.  Dans un passé pas si lointain, il existait une industrie de production télévisuelle plutôt florissante.  Les 3 stations de la ville possédaient des équipes de tournage relativement nombreuses.  En plus de mettre en onde un bulletin de nouvelles régionale des plus touffus, il était possible de syntoniser plusieurs émissions d’affaires publiques et même des fictions.  Sans pour autant avoir les moyens des grandes chaînes de Montréal,  la télévision avait une place enviable à Québec.  Vers le début des années 80, les conditions financières et économiques deviennent de plus en plus contraignantes. Les émissions produites prennent de moins en moins de place.  Les plateaux de tournages, qui servaient à enregistrer des séries originales, ferment les uns après les autres.  Toute l’expertise, que Radio-Canada avait développée dans le créneau des émissions jeunesses, disparaît du jour au lendemain. .  Idem pour le secteur des affaires publiques ou « Télé 4 », une antenne privée d’ici, faisait des merveilles. Aujourd’hui, même si l’industrie locale de la télédiffusion se targe d’avoir des émissions maison à leur case horaire, il s’agit souvent de trucs mineures, s’apparentant à de la « télévision de chaises ».  Malgré tout, je dois souligner certains efforts de la part de Radio-Canada.  Le 400e a permis de montrer le dynamisme et la débrouillardise des équipes de tournage locale. Ils  ont réussis à faire des miracles avec les moyens du bord.  En plus, une série de fiction comme « la chambre 13 », a pu prouver qu’il était possible de faire les choses autrement et d’intéresser un large auditoire. 

 

Suite à cette volonté de développement latent, la ville de Québec a décidé de faire un geste spectaculaire.  Elle va investir une somme de 1,500,000$ dans la production d’une grosse série de fiction dont l‘histoire, ainsi que le tournage auront lieu à Québec.  Du jamais vu!  Pour ma part, je suis entièrement d’accord avec ce geste.  Si l’on désire un endroit doté d’une infrastructure de tournage  digne de ce nom, il faut bien partir de quelque part.  Et comme la région n’a plus d’expertise dans ce domaine...  Lorsque cette production tournera à plein, je suis certain qu’elle va causer un effet d’entrainement.  L’argent investi, à même les coffres de la ville, deviendra un plus pour cette industrie qui va se donner la peine dépenser ici.

 

Le secteur du cinéma n’est pas non plus très favorisé.   Malgré le fait que Québec possède des paysages urbains qui peuvent la faire comparer à certaines villes de la vielle Europe, les grands studios  ignorent les opportunités de tourner ici.   Ça va tellement mal  que même Robert Lepage n’est plus intéressé à réaliser  des films dans la ville de Champlain.  Des contraintes administratives doublées d’un financement anémique rendent ce type de création des plus hasardeux.  Pour arriver à intéresser cette industrie, il est important de démontrer les avantages à venir y tourner.  Pour ce faire, le maire a décidé d’attaquer le problème de front. Il invite les artisans de cette industrie à communiquer directement avec lui de manière à facilité les opportunités.   Et en plus, au sein du bureau des affaires culturelles de la ville, une personne sera responsable de remettre sur les rails ce dossier.  Sans pour autant réinventer la roue, ces mesures sont un début de solutions.  Avant de secouer le prunier, il est impératif de prendre conscience de la situation. Cette étape étant faite, il faut maintenant passer aux choses concrètes.  J’ai hâte de voir la suite….

Comme cette image l'illustre bien, j'espère que nous serons capable de dépasser le clip de nouvelle.  Il s'agit d'une coute entrevue effectué sur le terrase de Lévis, ville soeur de Québec.  La jounaliste discutait avec Luc Delarochelière, chanteur de la scène pop québécoise.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Économie - Communauté : Blogueurs du Québec
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /2009 14:27

On a beau crier sur tous les toits que le monde traverse une crise économique sans précédente, il demeure que la région de Québec ne connaît pas de ralentissement.  Comme elle possède un pourcentage de chômage qui avoisine les 5 %, on peut presque parler d’une zone de plein emploi! 

 

Plusieurs facteurs permettent cette situation pour le moins singulière.  Il faut savoir que Québec est le fief d’une fonction-publique nombreuse et bien structuré.  Il s’agit d’un bassin de plusieurs milliers d’emplois bien rémunérés doublé d’excellentes conditions de travail.  La région regorge aussi d’un bassin d’entreprises lié aux secteurs des services. On y retrouve plusieurs sièges sociaux de compagnies d’assurance dont la SSQ, l’industriel-Alliance ainsi que la Capitale. Je ne voudrais pas oublier le fait que le mouvement Desjardins emploi un mombre considérable de travaileurs (5000), regroupé au cœur d’un campus.  Ce dernier se situe dans l’agglomération de Lévis, une ville sœur se situant de l’autre coté du fleuve.     

 

Cette situation n’explique pas tout.  La région possède aussi un réseau dynamique d’entreprises de haut niveau ou la technologie de pointe tient le haut du pavé.  Je n’ai qu’à penser à l’institut national d’optique ainsi qu’aux boîtes d’imagerie informatique pour constater un dynamisme qui ne se dément pas.  Cette synergie est entretenue grâce à plusieurs institutions qui servent de creuset aux différents centres de recherches.  L’université Laval, considéré comme l’un des plus importants pôles du savoir au Canada, y est pour beaucoup.  Cette institution est un incubateur de premier plan pour ce qui est de la formation des cerveaux ainsi que l’élaboration d’idées prometteuses. En plus d’apporter son soutien à la recherche, elle emploi  des milliers de travailleurs dans une foule de domaine.   D’autres institutions font aussi en sorte que la région demeure à l’avant-garde de l’innovation.  Je n’ai qu’à penser à L’INRS, qui est une constituante de l’Université du Québec ainsi que le CRIC, qui supporte les entreprises dans leurs projets de développements, pour ce qui de l’élaboration de nouveaux produits. 

 

Québec dispose aussi d’un réseau de transport routier qui lui permet d’acheminer et de recevoir des marchandises de partout.  Elle a aussi l’avantage de posséder un port en eau profonde ouvert à l'année longue.  Et puis, pour compléter le tableau, elle dispose d’un terminal ferroviaire d’importance doublé d’un aéroport international modernisé il y a moins de deux ans. 

 

Malgré cette situation enviable, la région a un autre atout majeur dans son jeu.  Il s’agit de l’industrie du tourisme et du divertissement.  Faisant parti du club sélect  des villes du patrimoine mondial, le fief  de Champlain est une destination de choix pour un touriste avide d’histoire, de patrimoine ainsi que d’événement à caractère festif.  Ma cité est aussi un lieu où la gatronomie se démarque grâce aux centaines de restaurants que l'on y trouve.  Il en est de même  pour la qualité et la quantité d’installations hôtelières. Pour permettre la tenue de conventions de toutes sortes,  la région dispose de 2 centres de congrès ainsi qu’un centre de foire.    

 

Je ne voudrais pas oublier le fait que la région a, dans son sein, la plus grande concentration de centres d’achats de l’Amérique du Nord.  Le commerce au détail y règne en roi et maître. De nombreuses  personnes profitent de cette masse critique  pour venir y faire leurs emplettes.  Le magasinage est l'une des motivations  majeures pour venir faire un clin d'oeil à la ville.  

 

Voilà pourquoi la région de Québec vit dans une espèce de bulle isolé, du moins pour l’instant,  des soubresauts d’une crise économique qui frappe l’ensemble du monde.  Nous avons l’avantage d’avoir un  nombre important d'outils que de nombreuses villes ne possèdent pas.   Elle dispose de plusieurs leviers  pour profiter de la reprise lorsque cette dernière se pointera le bout du nez.   Pour l’instant je croise les doigts!


Les clichés présent illustrent deux des aspects du dynamisme de Québec.  L'image du haut nous montre le parlement du Québec, siège du gouvernement québécois. La photo du bas est une vue du Vieux-Québec vu  du fleuve.  On peut y admirer le plus prestigieux hôtel du Canada qu'ainsi qu'un bateau d'excursion touristique.
 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Économie - Communauté : Blogueurs du Québec
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