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Musique

Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 12:16

 Pour que Jimmy Page, le légendaire guitariste de « Led Zeppelin », puisse éclore à la face de la planète, il aura fallu de nombreuses années.  Remarquer que tous les musiciens du Royaume-Unis connaissaient ce talent naturel.  La plupart des artistes de l’époque l’utilisaient  pour refaire les riffs de guitares au sein de leurs albums.  Il aura fallut attendre la fin des « Yardbirds » pour que l’ensemble du public puisse reconnaître son talent.  Il en va de même pour Simon Fox.  Ce dernier est probablement l’un des meilleurs adeptes de la guitare que Québec possède en son sein.  Malheureusement, il est aussi connu que votre voisin de palier…    

 

Si je parle de cet artiste ici et maintenant, il faut savoir que ce monsieur a réalisé un album il y a une bonne quinzaine d’années.  Il est inutile d’aller le chercher chez votre disquaire favori.  Il y a des lustres que ce CD n’est plus disponible.  J’ai pu l’acquérir parce que je l’ai repéré au travers les rangées d’un magasin spécialisé dans la vente de produits usagés.  Pourquoi me priver de ce plaisir lorsque cet album est moins dispendieux qu’un billet de bus! 

 

Lors d’une autre vie, alors j’étais producteur pour une radio communautaire, j’ai eu la chance de me rendre au logis de ce monsieur.  Au travers les rares meubles d’un loft de la Basse-Ville, au beau milieu de la pièce, sa guitare était bien installé sur son support de chrome.  Impossible de la rater du regard.  Elle était la pièce maîtresse de son logis.  Sur le coin d’une table, on y trouvait une pile de ses CD.  Dans un vain effort de marketing, il prenait la peine d’envoyer son album à l’ensemble de la communauté artistique.  Au travers de ses occupations, il s’est fait un plaisir de me recevoir.  Ensemble, nous avions  planifié une entrevue en direct pour ma prochaine émission.  Quelques jours plus tard, en direct, il m’a été possible de réaliser une autre rencontre sur les ondes.  Ce fut le moment fort de l’émission…  Je me suis rendu compte que Simon fox était entièrement habité par sa passion pour la musique en général et pour la guitare en particulier.  Pour ma part, j’étais certain que c’était une question de mois ou même de semaines avant que prodige puisse enfin sortir du lot  pour devenir une vedette de stature internationale.  Il va sans dire que je me m’étais drôlement trompé. 

 

Quelques mois plus tard, lors d’une conférence de presse ou un artiste de la région lançait son disque, je vois arrivé Simon Fox qui s’évertue à serrer quelques mains qui se tendent vers lui.  L’accueil restait poli, sans plus.  J’en ai profité pour discuter brièvement avec lui, histoire de savoir comment allait ses affaires.  À part sa collaboration à un cd de Steve Barakat, ou il fut engagé à réaliser les pistes de guitare, il n’y avait pas grand chose à l’horizon.  Par la suite, je n’ai plus entendu parlé de ce musicien exceptionnel, même si je suis demeuré presque 10 ans dans le domaine de la radio. 

 

J’espère que son talent puisse être reconnu un jour. J’ose dire qu’il aussi performant que Frank Marino ou d’Aldo Nova…

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Musique - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 12:04

J’habite le  quartier de Limoilou depuis de nombreuses années. .  Ce vaste ensemble de rues et de ruelles est un merveilleux univers urbain. Ce coin de la ville, avec ses petits commerces et ses habitations à logements multiples dégage un charme certain.  Depuis toujours, c’est le fief d’un de nos artistes les plus attachants de Québec. Même s’il nous a quitté depuis quelques années, l’ombre de Sylvain Lelièvre continue de planer au sein de son quartier de prédilection. 

 

À la fois chansonnier, écrivain, parolier et enseignant, ce créateur au registre  varié réussissait, par ses textes simples en apparence, à émouvoir un très large public. Il était capable de donner du «swing» à une mélodie pour en faire une chanson à la ritournelle accrocheuse. Au début, il a commencé à se faire connaître en donnant écrivant pour des interprètes. Son premier succès date de 1963. Il s’agit de « Des amours anciennes » qui a d’ailleurs permis à Monique Leyrac de gagner un prix international d’interprétation.  Ensuite, 10 ans se sont passés avant que les disques de Sylvain Lelièvre prennent d’assaut les rayons des disquaires.  Arrive enfin l’activité de la « Chant’août » de 1975 qui l’a vraiment lancé. C’est à partir de cette période qu’un public de plus en plus nombreux fredonne les chansons qui deviendront des classiques. On n’a qu’à penser à « Petit matin ».

 

Deux thèmes principaux dépeignent l’œuvre de cet auteur-compositeur-interprète. A l’écoute de ses pièces, on retient une urgence de vivre doublée d’une dose de nostalgie dissimulée dans le refuge du souvenir. Les années 80 ont beau passer, notre québécois réussit à surfer sur les modes sans pour autant changer son style.  Il évite de tomber dans la « pop facile » travaillant à peaufiner des chansons comme « Lettre à Toronto» ainsi que «Je flâne en chemin». 

 

Ayant grandi au son des grands orchestres de jazz des années 50, il décide de prendre un tournant singulier à l’aube du nouveau millénaire. Ainsi donc, l’album   «Qu’est-ce qu’on fait de nos rêves» est enregistré lors d’un spectacle au Théâtre Petit Champlain de Québec. À ce moment-là, il vient de fermer la boucle d’un genre qui lui allait comme un gant. Arrive « Versant Jazz » où notre artiste, accompagné d’un petit ensemble de musiciens (quintet ou trio), se permet d’adapter son répertoire à la sauce du be-bop des petites boîtes de l’après-guerre. 

 

J’ai eu la chance d’assister à l’une de ses prestations une semaine avant son décès le 30 avril 2002.  Il n’a malheureusement pas survécu à un problème cérébral subi lors d’un vol en avion de retour des Iles de la Madeleine où il venait de donner un atelier d’écriture.

 

En souvenir de Sylvain Lelièvre, cet enfant chéri de Québec, la ville a érigé en son honneur à l’entrée de Limoilou un Parc où marcheurs, flâneurs et visiteurs peuvent lire et chantonner les paroles d’airs connus de son répertoire. 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Musique - Communauté : Blogueurs du Québec
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 14:35

Il arrive que certains musiciens sortent  de la masse des interprètes qui se cantonnent dans des styles bien précis.  L’univers sonore est tellement vaste qu’il est difficile de ne pas se limiter à des créneaux bien particuliers.  Est-t-il possible d’apprécier l’ensemble de l’harmonie des sons par le bais d’un interprète au talent exceptionnel? Je me suis rendu compte que c’était plausible lorsque j’ai écouté cet enregistrement d’Angèle Dubeau. 

 

Sans disposer du confort requis pour apprécier ce genre de musique, je m’étais emparé d’une paire d’écouteur pour entendre ce nouvel opus dans un magasin.  Le bruit ambiant n’était pas le compagnon idéal pour apprécier ce genre d’expérience.  Malgré toutes ces contraintes, je me suis senti emporté vers un autre monde en moins de deux. Cette musique, à la fois envoutante et inédite, nous oblige à repenser certaines notions acquises.  L’on se retrouve à des années lumières du répertoire conventionnel de la musique de chambre. Angèle Dubeau réussit l’exploit de nous faire voyager au creux de l’univers de Philip Glass.  Il s’agit d’un créateur contemporain qui a ses racines aux États-Unis.  Jusqu’à preuve du contraire ce monsieur se réserve le droit d’interpréter ses compostions à partir de son propre groupe de musiciens.  À cause du respect qu’il a pour notre violoniste, il lui a donné l’autorisation d’enregistrer quelques partitions de son œuvre. À ma grande surprise elle réussit à merveille cette mission.  Dès la première écoute je me suis senti envouté par cette succession de sons.

 

J’ai connu Philip Glass il y a plus de 30 ans.  À l’époque, j’avais entendu l’album « Northen Star » C’était la bande sonore d’un film décrivant l’œuvre d’un sculpteur contemporain.  Ce disque m’avait plu dès l’écoute des premières notes. On n’y retrouvait aucun instrument de facture classique.  Les claviers électroniques et les sons de synthèse prenaient toute la place. Plusieurs décennies plus tard, j’étais curieux de voir comment un artiste de facture classique pouvait se débrouiller avec un pareil style. Pour ma part je n’ai qu’un mot à dire devant un pareil travail : « chef d’oeuvre » !

 

Si vous avez envi d’aller explorer d’autres environnements musicaux, à milles lieux des auteurs du répertoire classique, procurez-vous « Philip Glass Portrait » interprété par Angèle Dubeau et la Pietà. Vous ne serez pas déçu. Je vous conseille sans retenu…

Par Claude Rouleau - Publié dans : Musique - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /2009 19:31

À la fin de l'automne dernier, j'avais fait une critique du dernier album de "Metallica".  Suite à la venu de cette formation dans moins de 6 mois, je me donne le droit de publier cette appréciation de la dernière mouture de cette formation  publié sur un autre site.  Ce papier sera suivi d'un autre ou je vais raconter ma mésaventure de la veille...

                                                     *************************************** 
Un des groupes musicaux étrangers les plus populaires de la planète connaît une véritable histoire d’amour de ce coté-ci de la grande mare.  Encore et toujours « Metallica » est de loin l’ensemble qui fait l’unanimité chez les amateurs de métal qui sont très nombreux  dans la région.   Comment expliquer cet engouement  qui ne se dément pas au fil des années?  Je ne saurais le dire.  Je peux affirmer, sans me tromper, que Québec est la capitale  du métal en Amérique du Nord. L’ensemble de la communauté des artistes, qui œuvre dans ce genre, adore venir  y donner des spectacles.  Ils savent qu’ils seront reçus comme des dieux.  Je ne peux oublier la solide performance de la bande de James Hetfield lorsque ces derniers se sont pointés sur le site de l’hippodrome municipal, il y a une quinzaine d'années.   Ils avaient donnés un spectacle en plein-air dont tous se souviennent encore. Voilà pourquoi je dois décrire le dernier album de ces créateurs qui font office de référence dans le genre. 

 

Lorsque « St-Anger » avait paru, je m’étais rué vers mon disquaire favori pour me procurer cet album.  Contrairement à des nombreux fans, j’avais beaucoup aimé la performance qui m’était offerte. Le son, direct et sec, ainsi que les changements de tempos de certaines pièces m’avait séduit.  J’étais étonné qu’une grande partie des amateurs   trouvaient  ce CD plutôt quelconque.  Cette désapprobation n’a jamais gâché mon plaisir de l’écouter encore et encore.  Il y a quelques mois à peine « Death Magnetic » arrive en force avec la volonté de venir casser la baraque!  Impossible pour moi de résister à la tentation de me procurer un exemplaire de cet album.  J’ai quand même attendu quelques semaines avant de succomber à la tentation.  Tout le monde semblait dire que ce CD signifiait un retour en force pour ce groupe qui avait perdu beaucoup de notoriété à cause de la piètre performance de « St-Anger »… N’écoutant que mon enthousiasme, je me suis empressé d’entendre cette pure merveille.  Pour des raisons qui m’appartiennent,  la première écoute m’a énormément déçu.  J’ai beau aimer le métal et ne pas hésiter à me présenter à des concerts, je n’arrivais pas à plonger dans  « Death Magnetic ». Et pourtant…  Non content de moi, je me suis donné le droit d’entendre encore et encore ce supposé chef-d’œuvre que certains compare au « black album » paru au début des années 90. Il aura fallu un petit matin, ou l’aube ne pointait pas encore à l’horizon, pour enfin découvrir la puissance exceptionnelle de cette superbe suite de mélodies.  Dans mon cas, il aura fallut patienter pour prendre en compte cette bouffée d’air que « Mettalica » se donne la peine de me donner. 

 

Suite à cette appréciation, il y a de fortes chances que je prenne le plaisir de réserver ma place pour assister à cette grand-messe à venir, lorsque ces grands-prêtres du métal se pointeront à l’horizon.  Et qui sait si je ne risque pas de connaître l’extase…

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Musique - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 21:41

Vers la fin des années 70, au théâtre du Petit Champlain, j’ai eu l’occasion d’entendre un artiste qui venait de marquer  le paysage de la musique québécoise.  Même si ce chanteur avait acquis une notoriété, il devait démontrer  qu’il était capable de faire cavalier seul sans la présence des membres du groupe dont il était issu. L’horizon de la culture québécoise prenait les couleurs d’un superbe arc-en-ciel qu’il conserve toujours depuis ce temps.   Il n’en demeure pas moins  que Michel Rivard avait tout à prouver à cette époque.  Serait-il capable de se détacher de l’orbite de la légendaire formation « Beau Dommage »?  Je dois dire que j’ai eu droit à un spectacle de facture intimiste.  Sur la scène, il n’y avait que lui, sa guitare et un piano solitaire.  Je ne savais trop à quoi m’attendre.  Il va sans dire que je me suis retrouvé subjugué  devant la performance qui m’a été offerte.  Il était facile de deviner l’assurance et la détermination de ce créateur qui avait choisi d’interpréter ses propres compositions et ce,  sans aucun artifice.   À la fin de cette prestation, nous étions unanimes pour dire que Michel Rivard deviendrait un pilier au sein de la chanson d’ici.  Il m’est impossible d’oublier « Le retour de Don Quichotte »  que j’ai entendu pour  la première fois lors de ce récital.  À ce moment-là, j’ai su que cet auteur-compositeur-interprète deviendrait une icône de la musique québécoise au même titre que Félix Leclerc et Gilles Vigneault.  Quelques décennies plus tard, on peut affirmer qu’il fait parti  de la culture d’ici et j’en suis fort heureux. 

 

En 1994 l’étiquette « Audiogram » lance un CD fort original. Il s’agit de  « La symphonie du Québec » qui reprend les meilleures chansons des artistes de ce label. Les chanteurs interprètent leurs mélodies et sont accompagnés par un  orchestre de plusieurs dizaines de musiciens. Ce projet a été une heureuse initiative.  De pouvoir entendre une chanson  comme « Je voudrais voir la mer » avec ce genre d’arrangement devenait une véritable expérience.  J’ai beaucoup  aimé cette tentative de donner une autre couleur à des chansons qui vibraient déjà dans le monde.  Je me suis dit qu’il faudrait reprendre ce genre d’initiative puisque le résultat obtenu en valait vraiment la peine. 

 

L’automne dernier, avec la complicité de l’orchestre symphonique de Montréal, Michel Rivard reprend le concept.  Sous la direction de Jean-François Rivest, l’album « Rivières » nous invite à découvrir une suite de 10 chansons issues du répertoire de cet artiste.  Les arrangements glissent comme le courant d’une rivière  se déversant vers le fleuve.  Cette relecture, de l’univers de Michel Rivard, nous donne l’opportunité de découvrir une profondeur qui semblait rester juste en surface auparavant.  J’ajouterais que  j’ai adoré cet album parce qu’il apporte une nouvelle dimension dans l’œuvre de cet artiste au parcours exceptionnel. 

 

Si cet album ne fait pas encore parti de votre discothèque, je vous conseille fortement de vous le procurer.  Vous avez beau connaître de long  en large les chansons de cet artiste, je suis certain que vous ne les avez jamais entendus de cette manière.  À chaque fois que j’écoute « Rivières », je trouve un petit quelque chose de plus qui me fait aimer davantage Michel Rivard.  Alors allez-y et faites-vous plaisir…  vous ne le regretterez pas!

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Musique - Communauté : Blogueurs du Québec
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