Cinéma

Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 12:35

J'ai beau être très au fait de ce qui passe tout alentour de moi, de porter attention aux différents courants sociaux, culturels et politiques, il peut arriver que j'échappe quelques éléments.  Le film "Chercher le courant", qui roule sa bosse depuis déjà un bout de temps, en est un parfait exemple. 

 

Chercher le courant

 

Un film qui dérange l'ordre établi

Après le visionnement de ce documentaire pas comme les autres, il est facile de comprendre pourquoi les porte-parole d'Hydro Québec refusent de commenter ce long-métrage.  Avec les arguments soulevés, les images filmées et les commentaires d'un des comédiens les plus en vue du Québec, l'on se retrouve devant un plat indigeste et sans saveur que l'ensemble de la population doit manger sans demander son reste.  Comme cette situation nous concerne tous, ce film est un acte nécessaire.

 

Son propos

Au travers les yeux d'un petit groupe d'explorateurs, qui prennent la peine de suivre une rivière sur plus de 500 kilomètres, nous visitons une région sauvage située au nord du Québec.  En plus de découvrir un écosystème unique en son genre, nous apprenons, par le biais de différentes entrevues, que le projet hydro-électrique de la rivière "La Romaine" est un exercice inutile, dans le contexte actuel.  Des politiciens, dont le premier ministre du Québec, des économistes, des spécialistes en écologie et des chercheurs nous démontre les contradictions de cet immense projet. 

 

 

Un questionnement qui s'impose

Pour ma part, je n'avais pas besoin de ce film pour me montrer la beauté des régions sauvages du Nord du Québec.  Remarquer que les images offertes valent la peine d'être vues.  Par contre, la série de témoignages que les deux réalisateurs ont pris la peine d'aller chercher, est particulièrement troublante.  D'après ce que j'ai compris, le gouvernement du Québec aurait pu arriver à un résultat supérieur en envisageant d'autres solutions déjà exploitées un peu partout dans le monde.  Je pense ,entre autres, à un programme généralisé axé sur l'efficacité énergétique, à un développement intelligent des éoliennes, en plus de publiciser et d'encourager l'usage de la biomasse et des installations géothermiques.  Du fait de notre expertise, pour ce qui est de l'harnachement des cours d'eau, on préfère continuer dans le facile et dans le connu même si le tout sera exploité à perte. 

 

Un exercice utile pour éviter des gâchis à venir

Ce film reste et demeure un formidable outil de communication pour nous et pour les jeunes générations.  Il permet  une prise de conscience à l'ensemble de la population du Québec.   Je suis certain que son impact sera aussi important que "L'erreur boréale".  Maintenant que nous savons, Hydro Québec devra y penser à deux fois avant de proposer ce genre de chantier.

 

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Type: documentaire                                                                                       Lieu: Québec

Date: 2011                                                                                            Temps: 85 minutes

 

Réalisateurs:  Nicolas Boisclair                                                               Alexis Gheldere

 

Distribution:  Roy Dupuis                                                                         Nicolas Boisclair

                      Alexis de Gheldere                                                               Steve Lechman

                      Fran Bristow

Par Claude Rouleau - Publié dans : Cinéma - Communauté : Blogueurs du Québec
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 13:11

Lorsque l'on retrouve des acteurs de la trempe de Catherine Deneuve, accompagnée de Gérard Pedardieu, avec un Fabrice Luchini qui gravite entre les deux, il devient difficile de ne pas porter attention à ce film.  Avec une histoire à l'humour caustique, tout en voulant nous sensibiliser à la place des femmes dans la société française, François Ozon réussit à nous émouvoir plus souvent qu'à son tour.  Grâce à cet ensemble de facettes, "Potiche"  est un film réussi.

 

Potiche

 

Un portrait à la fois drôle et juste

L'on se retrouve en 1977.  Un homme d'affaires, qui dirige une usine de parapluie, à maille à partir avec son comité d'entreprise et le syndicat.  Et en plus, le député-maire communiste en rajoute.  Notre entrepreneur en est quitte pour subir une attaque de coeur qui le met hors circuit.  C'est sa femme, une personne reléguée aux tâches ménagères et astreinte à se confondre avec les motifs de la tapisserie du salon, à reprendre la direction.  D'une "plante verte", tout juste bonne à servir les rôties le matin, elle se retrouve à un important poste de commande.  En plus d'avoir du succès, de redresser les marges de profits de l'usine et d'y apporter un côté humain, elle se sent enfin à sa place.  Lorsque son mari revient pour récupérer son poste, il doit rester au second plan.  Son épouse, jadis consentante et discrète, refuse de lui céder son rôle.  Il s'ensuit une série de stratagèmes douteux, où les manigances et les coups bas deviennent la règle.  Notre baron des affaires réussit à contrer sa femme et reprend le contrôle. En se faisant, il perd cette dernière qui demande le divorce.  Maintenant libre, elle entreprend de battre le député-maire lors d'une élection législative.  Ce film se termine par une chanson, au soir de sa victoire, ou elle chante "Que c'est beau la vie", devant les caméras de télévision!

 

 

Un recette gagnante

Tous les ingrédients, qui fait d'un film un succès sont réunis. En plus de posséder une distribution impressionnante, on se laisse bercer par cette histoire ou les personnages sont attachants et crédibles. L'on s'amuse beaucoup, dans cette évocation fort juste de la fin des années 70, avec tous les clichés qui s'y rattachent.  Et pour finir, l'on se questionne sur le rôle des femmes, qui ressemble beaucoup à ce tableau même s'il date.    Quoi demander de plus....

 

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Un film de François Ozon avec Catherine Deneuve, Fabrice Luchini, Gérard Depardieu et Karine Viard

(France)

Genre : Comedie - Duree : 1H43 mn

Distributeur : Mars Distribution - Editeur DVD : France Télévisions Distribution

Année de production : 2010

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Cinéma - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 15:36

Il est très rare que je me donne la peine de décrire un film qui n'est pas une nouveauté.  Remarquer que "Journal d'un coopérant" n'est pas un long-métrage qui date.  Ce dernier a pris l'affiche en mars de l'année dernière.  On le retrouve maintenant ,en format DVD, depuis le 8 février dernier. 

 

journal d un cooperant fr

 

Les suites d'un témoignage radiophonique

Celles et ceux qui sont attentifs à l'édition radiophonique du Fureteur Québécois se souviennent peut-être de l'une de mes invitées.  J'avais reçu, à 2 reprises, une personne impliquée dans le monde de la coopération.  Diane Lessard avait pris la peine de venir nous parler de son expérience qui eu lieu au Mali.  Me souvenant très bien de ce témoignage, j'étais intéressé par la vision que ce film pouvait dégager.  Après avoir visionné ce document, je me suis retrouvé face à un profond malaise... 

 

Une fiction criante de vérité

Le réalisateur de ce document, qui en est aussi l'acteur principal,  nous donne une vision pessimiste et sans appel de cette forme d'aide.  Robert Morin n'y va pas avec le dos de la cuillère...  Il a fallu que je fasse une recherche,  pour savoir si ce document n'était pas un réel journal intime.  Ce film, tourné à l'aide d'une petite caméra numérique, se veut un regard personnel d'un spécialiste en électronique .  Ce dernier part en mission, au coeur du continent noir, pour donner un second souffle aux stations de radios local.  Il se sert de sa caméra comme un aide-mémoire personnel, histoire de prendre un recul et de réfléchir sur son expérience de terrain. 

 

 

 

Nous devenons des témoins

Au travers de cet oeil électronique, nous devenons les témoins de sa propre expérience.  Par la suite, nous sommes pris à partie devant le gâchis de ce type d'intervention.  Et pour finir, nous partageons la déconfiture et la descente aux enfers de ce coopérant. Le choc des cultures, la solitude, l'hypocrisie des uns et des autres, la pauvreté institutionnalisée et les sentiments troubles de notre héros, auront raison de ses bons sentiments. 

 

Un outil pour changer les mentalités

Tourné au Burundi, avec la complicité d'une distribution locale, ce document de fiction est criant de vérité.  On y croit tout à fait!  Pour ma part, je pense que ce film n'est pas un coup d'épée dans l'eau.  Malgré ses défauts, il nous force à prendre position devant une situation que l'Occident veut sans issus.  Le reste dépend de nous tous. ...

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Pays: Canada                                  Distribution:  Robert Morin, Jani Alban

Genre: Chronique                            Patrice Faye,  Remi Muhiwa-Ciza

Durée: 1:30                                      Capitaine Madimba

Réalisateur: Rober Morin                 Scénario: Robert Morin

Par Claude Rouleau - Publié dans : Cinéma - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 13:24

affiche les petits mouchoirs

 

Le cinéma est une fenêtre intéressante qui nous permet de regarder la culture d'où il provient.  Dans le cas du film "Les petits mouchoirs", il est facile de se rendre compte qu'un pareil long-métrage suinte la mentalité française à plein.  Malgré cette tendance, j'ai beau coup apprécié l'histoire qu'on nous a offerte.

 

Une histoire d'amitié à la française...

Nous devenons les témoins d'une escapade de vacance.  Un groupe d'amis, d'origine diverse, vivent de rituel annuel depuis longtemps.  Le tout prendra une tournure inédite lorsque l'un des garçons de la bande devra sauter son tour suite à un grave accident routier. Malgré cette absence, ils vont décider de se rendre à la plage, comme à l'accoutumée.  Nous allons devenir, bien malgré nous, les observateurs des joies et des peines de tout un chacun.  De la rupture amoureuse au recollage d'un couple, en passant par une déclaration "d'amitié particulière" qui mettra le feu au poudre de 2 vieux copains, c'est les hauts et les bas de la vie qui nous passe sous les yeux.  Malgré les conflits et les ruptures, les coups de gueules et les complicités, la mort de l'ami absent viendra colmater bien des brèches...

 

 

Une excellente distribution et une filmographie hors pair.

Au travers d'une distribution de haut vol, je me suis laissé prendre par cette histoire de vacances propre à un certain esprit français.  J'avais presque l'impression de regarder un film de Claude Sautet...  Remarquer que la photographie était fort différente.  Les gros plans sont la norme.  Et en plus, la caméra suit de près les personnes. 

 

Si vous aimez les histoires d'amitiés, de relations de couples avec des relents dramatiques où l'humour est jamais loin, je vous conseille d'aller voir ce film.  Vous ne serez pas déçu...

 

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Par Claude Rouleau - Publié dans : Cinéma - Communauté : Blogueurs du Québec
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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 13:08

La bonne conscience peut avoir des limites.  C'est le propos principal du film d'Anne Le Ny.  Sous le vernis d'une famille qui se veut ouverte d'esprit, jusqu'où devons-nous accepter le supportable? 

 

Les-invites-de-mon-pere

 

Un film déroutant

Au départ, c'est Fabrice Luchini que je voulais voir.  Et comme à l'accoutumée, il perce l'écran.  À la fois attachant et pince-sans-rire, il devient fort crédible dans la peau d'un avocat prospère qui voit la vie de son père chamboulé par une bonne action qui vire mal.  Ce dernier, un retraité de plus de 80 ans, ancien médecin et militant de gauche actif, accepte de se marier avec une jeune moldave pour lui permettre d'accéder à la citoyenneté.  Notre monsieur, plutôt bourgeois et rangé, force sa fille et son fils à adopter cette nouvelle venue ainsi que sa jeune fille, qui a à peine 10 ans.  Il s'ensuit une suite de moments à la fois drôle et pathétique.  À force de voir le paternel descendre vers des méandres où il risque sa vie, un membre de la famille décide de porter plainte auprès de la préfecture. La jeune mariée est contrainte de quitter la France, du fait de son statut d'étrangère pas encore régularisée...

 

Une fable sociale pertinente

Ce film, en plus de posséder un humour digne de mention, est aussi une leçon sociale.  Au travers d'une armée de profiteurs, qui cherchent à améliorer leurs sorts, les exploités ne sont pas toujours ceux que l'on pense...  Le père s'est  peut-être permis de déshériter ses enfants pour tout donner à cette nouvelle épouse, mais il profite aussi de cette présence féminine pour prendre sa dose de plaisir...  Au travers de cette crise, toutes les personnes en présence se révèlent au grand jour.  Cette prise de conscience va réveiller les uns et les autres.

 

 

Un regard grinçant

Même si ce long-métrage est classé comme une comédie, il s'agit plutôt d'une étude de société plutôt réussie.  On sourit souvent sans jamais éclater de rire.  Michel Aumont est criant de vérité dans son rôle de père octogénaire encore vert.  Idem pour Karin Viard, qui a cherché toute sa vie à ressembler à ce père aimant, au risque de ne pas avoir de véritable personnalité....

 

J'ai beaucoup aimé.  C'est à voir, ne serait-ce que pour observer une fenêtre sociale bien réelle de la vie française....

 

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Titre: Les invités de mon père                               Réalisateur: Anne Le Ny

Pays: France                                                           Durée: 100 minutes

Année:2010                                                             Type: Comédie

 

Distribution:  Fabrice Luchini                                Karen Viard

                      Michel Aumont                                  Valérie Benguigui

                      Véronica Novak

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Cinéma - Communauté : Blogueurs du Québec
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