Mercredi 2 septembre 2009
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Les écrivains qui choisissent de vivre et d’écrire à Québec ont beaucoup de mérite. Loin de l’orbite de la métropole économique culturelle qu’est Montréal, ils doivent user d’imagination et
de doigté pour garder la tête hors de l’eau. Malgré cette situation, il existe un noyau de créateurs qui réussit à tirer son épingle du jeu. Jacques Coté fait parti de ce
groupe.
En tant que professeur de littérature au CEGEP de Ste-Foy, il lui est possible de communiquer sa passion pour les livres à une cohorte de jeunes. De cette
manière, il dispose d’un revenu régulier. Il faut savoir que les gens qui vivent de l’écriture au Québec ne sont qu’une poignée. Ce travail est loin de nuire à la création, du moins
pour Jacques Coté. Depuis plus de 20 ans ce dernier a publié 8 bouquins d’un grand intérêt. Pour ma part j’ai eu l’occasion de le rencontrer à quelques reprises. Comme j’avais
trouvé ce dernier fort intéressant, je me suis permis de l’inviter à mon émission de radio. Il a accepté avec plaisir. Lors de cette production, diffusé la semaine dernière, nous
avons discuté du monde policier ainsi que de la littérature de genre. Il faut savoir qu'avant d’avoir le plaisir d’échanger des propos avec Jacques Coté en onde, je me suis donné le droit
de lire son dernier livre .
« Le chemin des brumes » est un roman à suspense d’une grande efficacité. J’ai particulièrement apprécié le fait que l’intrigue se passe à Québec
ainsi que dans la réserve faunique des Laurentides. On se retrouve, à plusieurs reprises, à vivre par procuration les peurs et les hantises du héros au cœur de la forêt boréale
québécoise. Et puis, ce qui est loin de gâcher le tableau, nous assistons à une enquête menée par deux agents de la police provinciale réalisée à Québec au début des années 80.
Grâce à l’imaginaire de Jacques Coté, l’on se retrouve aux portes de l’abime sans pouvoir deviner l’avenir du héros qui est poursuivit par un dangereux déséquilibré. Et puis, au fur et à
mesure des découvertes de nos policiers, nous sommes à même de reconstituer les pièces du casse-tête. Le tout se termine dans une finale époustouflante, avec comme décor le village
fantôme de Val-Jalbert.
Après un pareil récit, il est évident que j’ai hâte de me procurer le prochain livre de cet auteur de talent. Permettez-vous le plaisir de lire « le
chemin des brumes ». le plaisir est garanti!
« Le chemin des brumes »
Jacques Coté
Édition ALIRE
367 pages
Publié en 2008
Par Claude Rouleau
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Jeudi 23 avril 2009
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12:24
Celles et ceux qui connaissent le petit monde du guidisme à Québec n’ont aucune difficulté à identifier David Mendel. Ce dernier, présent dans le
milieu depuis plusieurs années, à montré tous les recoins de la ville à des milliers d’individus. Son regard, ses explications et sa façon de
raconter la vie de Québec sont un must pour ceux qui s’intéresse à percevoir une autre manière de ressentir la ville. J’ai appris à connaître le
personnage lors d’une série de cours. Ce dernier nous a décrit l’influence de la communauté anglophone dans la région de Québec. Ensuite, lors des assises de « Québec-Horizon-Culture »,
David Mendel s’est donné la peine de démontrer les tenants et aboutissants d’une région aux prises avec un fort achalandage. Il avait à l’esprit les foules qui participaient aux nombreuses
activités du 400e anniversaire de Québec. Présent et intéressé à la vie sociale et
culturelle, je l’ai souvent croisé aux inaugurations d’expositions ainsi qu’à de nombreux événements à caractère médiatique.
Dans le cadre du Salon international du livre de Québec, je l’ai retrouvé au stand des éditions Sylvain
Harvey. Suite à une demande du milieu, Davis Mendel a décidé de publier une série de guides. Ils ont pour bût de présenter la cité de Champlain sous
un jour inédit. Celui qui vient de paraître est le premier d’une série de 4 volumes. Ce premier tome
s’attarde à nous faire découvrir le Vieux-Québec. Il a, comme particularité, de nous plonger au cœur du patrimoine bâti sans oublier les
caractéristiques de l’architecture urbaine du plus vieux quartier de l’Amérique du Nord.
Au travers de ces pages mes yeux ont vus toute une série d’endroits que je connais très bien. Par contre, grâce à la vision et au talent de Luc-Antoine Couturier, j’ai perçu ces lieux d’une manière inédite.
Grâce à des prises de vues non conventionnelles, nous sommes à même de redécouvrir une ville que nous pensons bien connaître.
Si vous êtes un amateur de belles images et un amoureux de Québec, je vous conseille fortement de vous
procurer ce volume. En plus d’apprendre une foule de détails sur Québec, vous serez admiratif devant cette suite de photos qui rendent justice à la
beauté d’une ville qui est l’une des plus belles du monde.
David Mendel tient son volume en main tandis que
Luc-Antoine Couturier se trouve à la gauche de l'auteur.
Par Claude Rouleau
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Dimanche 19 avril 2009
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11:54
Jean-Jacques Pelletier, un écrivain spécialisé
dans le roman d'espionnage et le thriller,
était présent au salon la veille. Je me permet
de vous faire une présentation de cet auteur.
Jean-Jacques Pelletier extrapole des scénarios crédibles ou le crime organisé étend ses tentacules au point de prendre l’allure de puissantes multinationales. Pour ces derniers, le pouvoir et
l’appât du gain sont les seules et uniques préoccupations. Cet auteur de thriller, qui s’amuse à nous faire voyager au cœur des centres de décisions,
ou le blanchiment d’argent et le trafic d’organe sont roi, n’a pas d’égal dans la littérature québécoise actuelle. Les histoires qu’il rédige,
souvent plus explicite que bien des essais scientifiques, permettent aux lecteurs de mieux saisir certains enjeux de notre société.
Ses romans sont de véritables parties d’échecs où les pions sont les premiers à tomber devant
la guerre que mènent les organisations mafieuses pour dominer le monde. Certains diront que Jean-Marc Pelletier vit au beau milieu d’un univers bi-polaire. Et pourtant, la pertinence des observations
de cet auteur en laisse plus d’un songeur. Nous sommes bien loin des brigands sympathiques qui s’évertuent à épargner leurs victimes. Dans son œuvre,
le meurtre vient tout de suite après l’apéro.
L’aventure littéraire de Jean-Jacques Pelletier perdure depuis plusieurs années. Il faut croire que les lecteurs aiment le lire. Cet écrivain,
habitant la région de Québec, réussit toujours à écouler plus de 10,000 copies de ces histoires, un bon tirage pour un auteur québécois. Si
notre homme était un résident au pays de l’oncle Sam, il est certain qu’il serait riche et célèbre…
Le premier métier de Jean-Jacques Pelletier est l’enseignement de la philosophie. Le fruit de
ses réflexions nous donne de merveilleuses intrigues qui nous poussent à découvrir certaines vérités.
Quelques titres: "Le bien des autres" tome 1 & 2
"L'argent du monde" tome 1 &
2
"La chair disparue"
Et bien d'autres...
Par Claude Rouleau
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Vendredi 17 avril 2009
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03:26
Cette maison d'édition indépendante, dont le siège adminsitratif est dans la région immédiate de Québec, est
devenu l'une des plus célèbre dans le monde de la littérature d'ici. Présente au Salon du livre, elle publie de la science-fiction, du fantastique ainsi que du polar. Elle
rayonne par le dynamisme de ses auteurs, que l'on peut rencontrer sur place. Je vous incite à vous y rendre . Vous ne serez pas déçu. En dessous de cette illustration, qui sert
de couverture à l'un des bouquins de cet éditeur, vous trouverez un article qui raconte la fantastique histoire d'un groupe de passionnés voué à la littérature de genre...
Au sein de l’univers de la littérature québécoise nous avons toujours eu droit à une nébuleuse d’auteurs et de sujets. Il nous est possible de nous perdre dans de nombreux mondes tout aussi
ludiques les uns des autres. Du roman à l’essai, en passant par la poésie, tous les genres se retrouve au travers les rayons de nos librairies. Par contre, pour des raisons que j’ai du mal à
m’expliquer, il aura fallut attendre les années 90 pour voir naître un éditeur qui sait donné comme mission de faire paraître des polars, du suspense, de la science-fiction et du fantastique. On aurait dit que ces
styles avaient une faible cote, comme si personne ne s’intéressait à ce genre que certain qualifie de mineur. Et pourtant…
Tous bons lecteurs à feuilleté un bouquin de Stephen King ou un roman de Isaac Azimov. Et
comme les auteurs d’ici sont loin de manquer d’imagination, il y a avait peut-être un filon à exploiter. Suite à ce constat trois individus
enthousiastes ont décidé de démarrer une maison d’édition pour le moins singulière. Ils avaient comme objectif de publier des gens d’ici qui ont la
caractéristique de décrire des univers glauques et dont les héros seraient habités par des mondes tordus. Serions capable de faire aussi bien que nos
voisins anglo-sexons au sein de cette mouvance? La maison d’édition « Alire » allait tenter
de relever ce défi.
Il aura fallu quelques années pour que ce nouveau joueur puisse
se faire une place. Et puis, sans trop faire de bruit au départ, ils ont réussit à gagner leur
pari. Pour s’approprier un vaste public, leurs livres sont toujours offerts à petit prix. Ils ont une
présentation particulière qui permet de les trouver facilement au travers les tablettes des librairies. Ils se sont aussi constitué un groupe d’écrivain de talent dont certains ont conquit une notoriété qui dépasse nos frontières. Je
pense, entre autre, à Patrick Senécal dont le roman « Sur le seuil » a été adapté au cinéma.
Et que dire de Jean-Jacques Pelletier, d’Élisabeth Vonarburg ou de Natacha Beaulieu qui sont, dans leur genre respectif, des artistes d’exception.
Lorsque j’ai l’humeur vagabonde et que je veux m’évader, je me donne la peine de lire un récit venant de cet
éditeur. Je suis certain que mon imaginaire va s’enrichir grâce aux délires de ces histoires accrocheuses qui feront les délices de mes rêves à venir. Le plaisir est garanti.
Par Claude Rouleau
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Jeudi 9 avril 2009
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12:30
Le
dernier essai de Jean-François Lisée, « Pour une gauche efficace », vient remettre les pendules à l’heure au sein des valeurs québécoises qui font parti de notre inconscient collectif.
Suite à la lecture de ce livre, rédigé par un vulgarisateur de talent, nous sommes à même de voir comment il nous est possible d’améliorer le sort de notre société à partir d’idées
innovatrices. Cet auteur, jadis conseiller de plusieurs dirigeants politiques québécois, nous donne la possibilité de sortir des sentiers battus.
Grâce aux fruits de ses réflexions, il nous est possible d’envisager un monde ou l’ensemble des individus auraient la chance de performer grâce à des mécanismes relativement simple.
Dans un premier temps, ce professeur universitaire fait un bilan des acquis de la société
québécoise. D’après ce dernier, nous avons déjà plusieurs outils de qualité qui nous permette de regarder l’avenir avec optimiste. Depuis le début de « la révolution tranquille », l’état québécois s’est donné plusieurs leviers qui servent les intérêts du plus grand nombre. Il s’agit de se servir, dans un premier temps, de ces acquis pour continuer une certaine poursuite de notre bonheur collectif. Dans une seconde étape, il propose
de rendre notre filet social plus étendu. Grâce à cette nouvelle réalité il nous sera plus aisé de récupérer les oubliés du système. Ils seront en
mesure de prendre, eux aussi, le train de la réussite. Et puis, pour compléter l’édifice de cette
société idéale, Jean-François Lisée affirme qu’il est tout naturel de récupérer l’ensemble des pouvoirs appartenant à l’état canadien pour arriver à ce constat.
Cet observateur attentif des sociétés occidentales nous propose des mesures originales, qui ont déjà fait
leurs preuves en de nombreux endroits. Ils nous dirigent vers des pistes qui nous conduisent en Scandinavie mais aussi aux États-Unis… Après tout, même si le pays de l’Oncle Sam vit et pense différemment de nous, il demeure que de nombreuses innovations peuvent s’appliquer en notre
faveur. Jean-François Lisée propose de brasser la fiscalité de manière à rendre le tout juste et équitable pour le plus grand nombre. Il suggère aussi d’amorcer une sorte de « contrat social » s’adressant aux nouveaux
travailleurs de la santé. En revalorisant la fonction-Publique ainsi que les membres du secteur de l’éducation, il souhaite redonner confiance à
l’ensemble d’un pan de notre société en mal de lui-même. Et pour finir, il veut que l’état acquiert des
d’outils qui feront qu’un individu sera suivit sur l’ensemble de son existence, de manière à ce que ce dernier puisse s’épanouir pleinement et à son
rythme. J’aimerais préciser que nous sommes à des années lumières du communisme pur et dur ainsi que du socialisme borné et sclérosé. Rien à voir avec le système « à la
française ».
Au cœur d’une élection ou les idées nous arrive de manière chaotique, ce livre est une véritable bouffée d’air pour celui qui désire réfléchir sur le devenir de son futur. Jean-François Lisée nous donne la possibilité de prendre plusieurs avenues pour la plupart inédite. J’espère que nos décideurs feront de cet essai leur livre de chevet. Tout d’un coup que ça leur donneraient de bonnes idées!
Par Claude Rouleau
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