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Spectacle

Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 20:52

Le plus grand spectacle de projection du monde!

Lorsque l’on se retrouve devant  une création à la fois unique et révélatrice d’un artiste visionnaire, il est difficile de porter un jugement neutre.  Voilà comment je me sens depuis que j’ai vu la dernière mouture du « moulin à images ».Il s’agit d’une immense projection en plein air qui raconte la ville de Québec.  Cette série d’images, accompagnée d’un échantillonnage sonore sans narration, se veut une transposition de la vision de Québec vu au travers les yeux de Robert Lepage.  Cette création, présentée pour la première fois l’été dernier, veut illustrer l’espace-temps de Québec. Force est de constater que ce magicien réussit, avec brio, à nous transporter dans l’inconscient collectif de la plus vielle cité d’Amérique. 

 

Le tout à débuter en 1989 lors du 200e anniversaire de la révolution française.  Un concepteur avait réussit à projeter des images mouvantes sur le mur d’enceinte de l’Assemblée-Nationale française. C’est à partir de cette réalisation que Robert Lepage à débuter à l’amorce de sa réalisation.  Il faut dire aussi que « la caserne », le pied à terre de l’équipe de création de notre artiste, est voisin du port.  À tous les jours Robert Lepage est à même d’observer un gigantesque mur de béton constitué par les silos à grains de la « Bunge ».  À partir de ce constat il entreprit de développer une aire de projection qui utiliserait ce site comme écran. Avec l’aide d’une équipe de concepteurs, venant de différents horizons, il s’est mis à tâche.  Après des mois de travail, le plus célèbre des artistes de Québec réussit l’impossible.  Il nous invite à voir les hauts et les bas d’un lieu au travers de 4 tableaux qui dure plus ou moins 1 heure. 

 

Très rapidement le « moulin à images » est devenu l’un des moments forts du 400e anniversaire. Pendant tout l’été dernier,  le monde prenait possession des espaces  publics du port pour assister à ce merveilleux spectacle.  Au travers ce florilège d’images animées, la technologie se laisse oublier pour faire place à la poésie et aux fantasmes. L’année dernière, j’ai eu la chance de voir cette merveille de 3 endroits différents.  À chaque fois j’ai découvert des détails qui m’avaient échappé auparavant.  Je crois que dans ce cas-ci, on peut parler de quelque chose qui ressemble à du génie… 

 

Comme cette expérience fut un immense succès populaire la ville de Québec a reconduit le projet pour 5 ans. Il demeure que les concepteurs doivent intégrer 20 % de nouveaux contenus à chaque année. Pour ma part, j’ai découvert un nouveau  volet qui vante la transformation du quartier Saint-Roch ainsi que des œuvres d’artistes actuels qui vivent à Québec.  

 

J’ai profité d’une merveilleuse soirée d’été pour gouter ce spectacle.  Nous étions des dizaines de milliers à avoir eu la même idée.  Même si j’étais une goutte d’eau au sein  une marée humaine, tout c’est bien passé dans la bonne-humeur et la courtoisie.  Pendant la projection, on aurait pu entendre voler une mouche…    Il va sans dire que j’ai adoré mon expérience.  J’ai bien l’intention d’y retourner.  Jusqu’à preuve du contraire il s’agit d’un événement exceptionnel à voir absolument. 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Spectacle - Communauté : Spectacle vivant
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 16:37

Après avoir assisté à une très bonne pièce de théâtre qui avait lieu au « Petit Champlain », j’ai traversé une partie de Place Royale.  Malgré le temps frais, il y avait foule.  Beaucoup de gens ont compris que les soubresauts climatiques ne devaient pas les limiter dans leurs déplacements.  Rapidement je me retrouve devant un arrêt du bus tout près du fleuve.  Il ne faudrait pas grand chose pour que l’eau déborde.  La marée étant haute, il reste à peine deux mètres avant que l’élément liquide cherche à venir nettoyer la rue.  Je n’ai pas eu à attendre longtemps le transport en commun.  Pour la période estivale, une navette circule à toutes les 15 minutes le long de la rue qui borde le fleuve. Dans ces conditions, il est inutile de s’entêter à prendre sa voiture. Je saute dans cette dernière. 

 Place Royale


Au travers une course qui dure moins de 10 minutes, je suis à même de constater le florilège d’activités qui règne dans le secteur de la Basse-Ville.  Tout d’abord je longe les locaux du musée de la civilisation.  À cet endroit, il vous est possible de déambuler au cœur d’un jardin suspendu qui niche sur le toit de l’édifice principal.  En plus d’avoir une vue magnifique, cet endroit prend une allure féérique du fait qu’il est illuminé.  On a intérêt à s’y promener autant le jour que le soir.

 

Jardin du musée de la civilisation 
 

 À quelques centaines de mètres du musée l’on se retrouve devant les installations du Vieux-Port.  Au delà de la marina, au demeurant magnifique, l’on peut assister à la représentation du « moulin à images ».  Il s’agit d’une projection en plein air qui raconte la ville de Québec au travers de l’imaginaire de Robert Lepage.  Ce dernier, artiste de réputation international, a fait la mise en scène des spectacles de Peter Gabriel ainsi que la conception d’un spectacle pour le Cirque du Soleil.  Il va sans dire que c’est un must d’assister à cette suite d’images et de sons qui nous fait voyager dans l’espace et le temps de la plus vieille cité d’Amérique. 

Le moulin à images
 

Si mes yeux se donnent la peine de se rendre sur les battures de la pointe du port, je suis en mesure de voir une immense tente jaune.  Il faut savoir que dans quelques jours, il sera possible d’assister au spectacle qui s’intitule « OVO ».  Pour les prochaines semaines le Cirque du Soleil vient jeter l’ancre à Québec.  Nous sommes privilégiés du fait qu’il s’agit d’un nouveau concept.  Jusqu’à présent il n’y a que les montréalais qui ont pu voir ce spectacle.  Après leur passage à Québec « OVO » va partir en tournée pour les 5 prochaines années à travers le monde. 


Pendant ce temps, le bus continu sa course.  Je me retrouve tout près d’une suite d’échangeurs d’autoroutes. Et là, au travers d’un endroit sans âme ,au milieu de nulle part, 4 groupes d’artistes racontent une histoire.  Le Cirque du Soleil, en collaboration avec l’école de cirque, diffuse un spectacle gratuit ou la poésie et la magie prend toute la place.  Imaginer le tableau…  Québec est l’hôtesse de deux doses de l'une des  plus importantes entreprise artistique de la planète.  On ne pouvait en souhaiter autant….


 

 Vous pensez peut-être que c’est terminé, que mon bus va se contenter de rejoindre le centre-ville, en faisant son chemin au travers d’un couloir qui lui est exclusivement dédié?  Pas encore… La fête n’est pas encore terminée!   À la porte du jardin St-Roch, sur la Place de l’université, il se tient un festival africain!  Du 24 juillet au 2 août, le festival des journées d’Afrique, danses & rythmes du monde y a pignon sur rue.  Il sera même possible d’aller voir Oumou  Soumaré, une chanteuse malienne de grand talent qui s’est mérité le prix miroir (musique du monde) du festival d’été 2009. Il s’agit encore d’une suite de spectacles en plein air et gratuit


Voilà, il ne me reste plus qu’à débarquer de mon bus pour en prendre un autre qui va me conduire tout près chez moi…  Après avoir attendu moins de 15 minutes, je me retrouve dans un véhicule plein à craquer.  Pourtant, nous sommes un vendredi et il est plus ou moins 22 :30.  J’avais oublié les spectacles de la Haute-Ville.  Les amateurs de musique classique ont pu assister à un concert qui fait parti d’une suite de trois autres.  On y présente, en rafale, les 9 symphonies de Beethoven!  Je ne voudrais surtout pas oublier les prestations artistiques du Grand Rire de Québec dont l’un des spectacles venait de se terminer… 


 

Peut-on affirmer que la cité de Champlain est un phare culturel pour l’ensemble du Québec?  La réponse va de soi…

 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Spectacle - Communauté : Spectacle vivant
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 12:37

Martin Matte n’a plus besoin de présentation.  Les publicités de Honda, ou notre héros s’amuse à nous vanter les qualités de cette voiture, en ont fait une vedette incontestée.  Idem pour son spectacle qui fait salle comble depuis que ce dernier fait de la scène.  Après 3 ans de latence, ou notre humoriste a pris le temps de laisser tomber la poussière suite à une série de performances très appréciée, il nous revient en force avec un nouveau spectacle.  J’avoue avoir succombé à la tentation.  Lorsque son actuelle tournée s’est mise en branle, je me suis précipité pour me procurer des billets.  Cette prévoyance de ma part m’a permis d’assister à son show.  Aussi surprenant que ça puisse paraître, je suis resté sur ma faim.  Et pourtant…

 

En cette soirée de semaine la salle Albert Rousseau était pleine.  L’auditoire attendait avec impatience l’arrivée de leur chouchou.  À l’heure dite, notre vedette s’est donné le droit de prendre toute la place.  Avec un décor reproduisant plus ou moins un salon d’appartement, Martin Matte entame sa prestation sans aucun artifice.  Il nous fait une suite de gags extrêmement bien ficelé qui se suivent avec une facilité déconcertante.  Ces derniers s’emboîtent les uns dans les autres comme si nous avions droit à une longue plage de mixage musicale.  Les gags se suivent à un rythme d’enfer sans disjoncter le fil de son propos. Il est capable de nous faire sourire sans utiliser de formules grossières, ce qui est malheureusement le lot de bien des humoristes.  De ce coté, Martin Matte rejoint les grands du « Stand Up  Comic ».  Cette suffisance à se considérer le meilleur en toute circonstance nous fait bien rire. 

 

Est-ce le fait d’une certaine fatigue suite à une longue journée de travail de ma part ? Mon esprit était-t-il trop absorbé par un quelconque problème? Je ne sais pas comment je dois interpréter mon attitude.  J’ai trouvé ce spectacle bien fait et correct, sans plus.  On aurait dit que je n’avais pas été touché à plein par les préoccupations et le propos de notre artiste. 

 

Il demeure que j’ai aimé la prestation de Martin Matte et  je ne regrette pas le fait d’avoir assisté à son spectacle.   Il reste l’un des meilleurs humoristes québécois.  Peut-être que je m’attendais à des miracles…  En tout cas, j’ai eu droit à plusieurs réparties digne de mention et c’est bien ainsi.

Par Claude Rouleau - Publié dans : Spectacle - Communauté : Spectacle vivant
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 13:58

J’ai beau aimé entendre hurler un rocker en mal de montrer la puissance de sa voix, j’ai aussi un fort  penchant pour la musique classique.  La subtilité de ce style, ainsi que le registre sonore étendu que l’on peut  percevoir, n’a pas vraiment de concurrence au sein du merveilleux monde des sons.  Quoi de plus vibrant, pour l’esprit et le corps, d’entendre un solo de violon tout en se laissant emporter par la fougue d’un virtuose…  Il y a quelques jours j’ai succombé à cette tentation.  Je me suis rendu au Palais Montcalm pour assister à un concert qui mettait en vedette Angèle Dubeau ainsi que l’ensemble « La Pietà ».  Il va sans dire que j’ai eu droit à une solide performance. 

 

Angèle Dubeau brille déjà depuis plusieurs années sur les scènes du monde.  Elle interprète avec brio les œuvres de nombreux composteurs anciens et contemporains.  Grâce à  sa  passion, elle arrive à canaliser notre attention au point de faire vibrer l’émotion pure.  L’un de ces derniers enregistrements, ou elle reprend certaines mélodies de Philip Glass, en est un parfait exemple.  Je me suis dit qu’il serait intéressant de la voir en chair et en os.  Depuis quelques jours je peux dire que j’ai accompli cette mission.  Accompagnée d’un ensemble d’instrumentistes, composé exclusivement des femmes, elle nous invite à visiter l’œuvre de Jean Francaix.  Il s’agit d’un composteur contemporain d’origine française.  Ce dernier s’est amusé à illustré une partie de l’œuvre de Rabelais. Cet essai sonore nous donne une œuvre qui s’intitule « Gargantua et autres plaisirs ».  Pour venir nous chercher encore plus, Angèle Dubeau et La Pietà se sont associé au comédien Albert Millaire.  Cet artiste  nous récite, avec une verve et un entrain qui lui est propre, des extraits de la biographie de Gargantua, ce géant sympathique et débonnaire qui nous vient tout droit de l’imaginaire de Rabelais. Il s’ensuit une extraordinaire chimie qui nous fait voyager au cœur d’un univers ou la divine bouteille et de la généreuse bouffe prennent une très grande place.   Je me suis surpris à redécouvrir l’un des textes fondateurs de la langue française avec un plaisir évident. Cette mise en scène me rappelait une expérience similaire qui eu lieu il y plus ou moins 30 ans.  Un groupe d’instrumentistes à cordes, surnommé « les petits violons », nous avait donné une suite québécoise découpé en quatre parties représentant les saisons. Albert Millaire y était aussi en tant que narrateur.   

Il va sans dire que j’ai beaucoup aimé ce spectacle.  L’acoustique parfaire du Palais Montcalm, la virtuosité d’Angèle Dubeau et la maîtrise assurée de La Pietà ont séduit l’ensemble de l’assistance.  Même si nous étions en milieu de semaine, la salle était pleine. 

 

À voir absolument pour les amateurs de petits ensembles et les amoureux de la musique contemporaine.   


Par Claude Rouleau - Publié dans : Spectacle - Communauté : Spectacle vivant
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