Parc & jardin

Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 02:39

 

Une colonne monunentale qui commémore
la mort du général britannique James Wolfe.

À l’instar des courants urbain de la fin du XIXe siècle, le Parc des Champs-de- bataille se veut un immense espace de verdure nichant au centre-ville.  Il permet de trouver un lieu de calme et de détente au travers la grande cité.  Je pense ici aux  parcs présent dans les agglomérations comme Londres où New-York.  Il faut attendre le début du XXe siècle pour qu’un tel type d’aménagement devienne une réalité.  De concert avec les différents paliers de gouvernements et la ville, l’on se réserve une parcelle de terre en bordure de la vieille ville. Suite à de nombreuses tractations politiques ainsi qu’une  entente avec les propriétaires de cet espace (la communauté des Ursulines), une commission est mise en branle pour démarrer le projet.  Ce souhait commun va devenir le cadeau du gouvernement fédéral dans le cadre des fêtes du tricentenaire de Québec.  Son aménagement est conçu par Frédéric G Tood.  On lui doit, entre autre, le Parc urbain de Vancouver ainsi que celui de St-John’s à Terre-Neuve. 

 

Les tours Martello, que l’on retrouve sur ce site, sont des lieux de défenses à caractère militaire.  Elles servent à protéger les abords de la ville puisque cet endroit  peut très bien aligner  une armée voulant se mettre en ordre de bataille.  Ces ouvrages, d’une efficacité toute relative,  complètent  la défense de la citadelle.  Elles  sont conçues pour être neutralisées si jamais l’ennemie s’en empare. 

 

Le jardin de Jeanne d’arc est une agréable surprise pour le promeneur déambulant au cœur du Parc des champs de batailles.  Cet espace était imprévue dans l’aménagement original. 

 

La statut de Jeanne d'Arc qui se se trouve
à cet endroit.

En 1937, un couple des États-Unis voulait souligner le sacrifice des soldats français morts au champ d’honneur au moment de la guerre de conquête. Pour l’occasion, Ils ont offerts une statue équestre de la pucelle d’Orléans!  L’année suivante, les administrateurs du Parc ont pris la décision d’élaborer un jardin où ce monument  deviendrait l’élément central d’un magnifique espace floral.  L’accès au jardin devait se faire par quatre entrées  et  2 miroirs d’eau auraient été aménagés de chaque coté de la statue de Jeanne D’Arc de manière à y admirer son  reflet sur les surfaces. 
Comme la deuxième guerre mondiale pointait à l'horizon  un autre projet, moins imposant, fut élaboré par Louis Perron. Ce paysagiste conçu un superbe jardin ou les allées ordonnées, « à  la française » font bon ménage avec de belles plates-bandes « à l’anglaise ».

 

 De jour comme de soir, il est toujours agréable de se promener au creux de ces allées, d’y passer de longs moments à regarder les centaines de variétés de fleurs toutes aussi belles les unes des autres.  

 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Blogueurs du Québec
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 12:05

 

 

Ce cliché nous montre une partie du
jardin de Saint-Roch

Dans le cadre de la revitalisation du centre-ville, ce secteur est le parfait exemple d’un carré urbain qui a  retrouvé sa vigueur d’antan.  Après avoir investi massivement dans sa revitalisation, l’îlot de St-Roch peut maintenant revendiquer sa place au sein des pôles d’attraction de la municipalité.  Cet endroit est devenu une zone d’établissements « branchés » où la vie culturelle et professionnelle y est des plus intéressantes.

 

Tout d’abord, à la jonction de 3 rues principales, notre regard se porte sur un aménagement paysager ou un plan d’eau prend place au travers de plusieurs variétés de fleurs. Cet endroit se veut un îlot de verdure en plein centre-ville.  Inauguré en 1992, le jardin de St-Roch se voulait la locomotive des transformations à venir.   

 

La Place de l’Université est voisine du  jardin.  C’est un espace qui donne accès à l’ENAP ainsi qu’au siège social de TELUQ.  Ces deux constituantes, du réseau des  Universités du Québec, fournissent un pôle de savoir important en plus de posséder une architecture qui se marie très bien à l’environnement urbain.  Existant depuis 2003, elle sert de point de rassemblement à différentes manifestations locales. 

 

Juste de l’autre côté de la rue, il nous est possible d’admirer un bâtiment industriel à l’architecture particulière. Cet immense édifice, tout en brique de style   « médiéval », a abrité pendant de nombreuses décennies une usine de fine lingerie pour dame. De 1886 à 1988, des milliers de travailleuses ont confectionnées des corsets ainsi que des soutiens-gorges. L’édifice a été rénové par la municipalité qui a aménagé une partie des locaux pour répondre à  ses besoins.  Les autres sections  de ce bâtiment sont utilisées  par l’école des arts visuels  de l’université Laval.    

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Blogueurs du Québec
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 13:43

Une vue aérienne du parc Victoria


Ce bel espace vert, à cheval entre les quartiers  St-Sauveur et  St-Roch, est une initiative de Simon-Napoléon Parent, le maire de  l’époque. Inauguré en 1897, ce terrain enclavé dans les méandres de la rivière St-Charles appartenait à la communauté religieuse  des Augustines.  Il a été cédé à la municipalité à condition qu’il serve de lieu public pour l’ensemble de la population de la Basse-Ville. Il faut savoir que les gens du secteur, pour la plupart issue des classes populaires, n’avaient  pas à leur disposition d’endroits pour se détendre dans un environnement champêtre.  Le Prince de Galles  a ouvert  officiellement cet endroit pour souligner les 60 ans de règne de la reine Victoria.

 

Une statue ,de cette souveraine, trônait à l’entrée du parc. Elle a disparu en 1963.  La tête de ce monument est actuellement visible au Musée de la civilisation.  On la trouve au travers les objets de l’une de ses expositions permanentes.   Le socle est toujours présent, sans la statue d’origine,  en attendant une restauration qui se fait attendre….   Cette œuvre a été conçue par le sculpteur anglais Marhall Good.

 

Juste à la pointe de parc, il est possible d’observer le stade municipal.  Il mérite un coup d’œil puisque son architecture est du style « Art Déco ». Laissé à lui-même pendant de nombreuses années, il a repris du service depuis quelques années. Il sert de pied-à-terre à l’équipe de baseball locale.  À noter qu’il existe un autre stade identique se trouvant à Trois-Rivières.  Les 2 bâtiments datent des années trente. 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Balades régionales.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 11:23

Lors de mon enfance, j’avais plaisir à me promener dans l’un des plus beaux îlots de verdure de ma cité.  Accompagnant mes parents j’allais voir les animaux qui se trouvaient au « Jardin zoologique de Québec ».  On pouvait y admirer les plus beaux spécimens de la faune boréale québécoise.  En plus, on y trouvait plusieurs aménagements horticoles qui faisaient l’envie de plusieurs photographes locaux.  Je ne compte pas le nombre de portraitistes qui invitaient les futures mariés à utiliser le cadre magnifique de ces jardins magnifiques pour leur album. 

 

Les années fastes des années 60 et 70 ont fait place à une période où le parc zoologique avait besoin d’une cure de rajeunissement.  Après une période de deux ans où les installations ont connu une refonte complète, le Zoo rouvre  ses portes avec une nouvelle vocation.  À partir de cette époque, cette institution mettra l’emphase sur la faune ailée tout en conservant une importante fenêtre de l’univers forestier québécois.  Malheureusement, à cause d’un marketing déficient ainsi qu’un coût d’entrée jugé élevé, le zoo termine l’année avec un important déficit.  Ne voyant pas comment l’on pourrait redresser la barre, le gouvernement québécois décide de jeter la serviette.  Il ne reste plus qu’à fermer les portes de cette institution et à se départir des animaux qui y habitaient.  Après bien des tergiversations, l’on s’est rendu compte qu’il serait ridicule d’abandonner un pareil site.  La Commission de la Capitale  Nationale du Québec décide de redonner à l’ensemble de la population l’accès aux jardins de cet endroit.  Le 2 septembre 2006, « le Parc des moulins »  devient une réalité.

 

Quelques jours après cette réouverture, j’ai décidé d’aller y faire un tour.  J’ai eu l’impression de revivre une partie de mon enfance.  Les jardins sont toujours là, mais il y manque un petit quelque chose...   Il est à noter que cet endroit demeure une halte salutaire ou il fait bon vivre. Vu la proximité de nombreux parcs qui m’entoure, je ne vois pas la pertinence de me déplacer de plusieurs kilomètres pour me retrouver sur ce site.  Reste qu’il a encore de beaux moments devant lui si on réussit à lui donner toute la beauté de sa splendeur passée.

 

 

 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Balades régionales.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 12:35

Pendant de nombreuses années, l’accès au fleuve allait de soi.  En plus de retrouver des installations industrielles, qui ont fait la richesse de la ville pendant des décennies, il était facile de se vautrer sur ses berges. Le citoyen y retrouvait plusieurs plages où il était de bon ton de se faire bronzer, de se divertir et de s’y baigner.  Vers le début des années 60, avec l’émergence des installations d’entrepôts pour les produits pétroliers ainsi que l’apparition de la pollution industrielle, ces espaces publics ont dû fermer leurs portes.  Les berges sont devenues des endroits  cadenassés où le public n’y avait plus sa place.  Par contre, à quelques kilomètres du quartier du port, il existait un endroit privé où un groupe de chalets occupait une portion non négligeable des berges du fleuve.  Ce village estival commençait en bas de la côte de Cap-Rouge pour se rendre jusque chez sa voisine de Ste-Foy.  Encore aujourd’hui, la rue St-Jean Baptiste, dans le secteur de Cap-Rouge,  fait le bonheur de ses habitants qui ont transformé leurs chalets en demeures habitables à l’année.

 

Les droits de propriété de ces terrains, du côté de Ste-Foy, vont causer de nombreux problèmes .  Il faut savoir que ces lots appartiennent au Canadien National qui voulait y aménager une voie ferrée.  Dès 1923, des parcelles sont louées à des estivants. Puis, en 1958, ils sont cédés au ministère des Transports du Canada.  En 1962, la ville acquiert les lots pour un montant de 25,000$.   Lors du dépôt  du plan d’urbanisme publié en 1969, cet endroit devient une zone publique à usage récréative.  

 

Les années 70 et 80 arrivent.  La municipalité de Ste-Foy connaît un développement fulgurant grâce à sa vitalité commerciale,  à sa proximité avec la Rive Sud, à la présence du campus de l’université Laval et de bien d’autres choses… Les propriétaires des chalets de la berge livrent une bataille de tous les instants pour conserver leur coin de paradis.  Ils négocient avec la ville un bail de location à leur avantage et obtiennent un règlement municipal pour le moins surprenant.  Si jamais il y a expropriation, ils recevraient un montant équivalent à 15% de l’évaluation municipale.  La fin des années 80 arrive et un vent de renouveau souffle sur l’administration municipale. La ville tient à faire de cet espace un parc public.

 

 Entre 1991 et 1992, 2,654,683$ seront dépensés par la ville pour prendre  possession des 85 chalets bordant les berges.  L’année suivante, le parc de la plage Jacques Cartier, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est inauguré par Andrée Boucher, mairesse de la ville de Ste-Foy.

 

Pour ma part, j’aime cet endroit que j’ai fréquenté avec plaisir et constance pendant plusieurs années.   Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’aller y faire une visite, je vous conseille fortement de vous y rendre. 

 

Par Claude Rouleau - Publié dans : Parc & jardin - Communauté : Balades régionales.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés