Le festival d'été qui affiche ses couleurs dans un lieu public.
Depuis que le festival d’été a amorcé son virage « populaire », un petit groupe d’individus se font un plaisir de tirer à boulet rouge sur son organisation. On lui reproche de succomber aux chants des sirènes de la commandite. Le gigantisme de l’activité le priverait
d’une grande partie de son charme. Il y a aussi le fait que les spectacles, ou de grandes vedettes
populaires viennent remplir un espace trop petit, prive le festivalier d’une proximité souhaitée. Certains se souviennent du temps ou il était possible d’écouter des concerts de petits groupes bien assis à la terrasse. Il y a aussi des gens qui voudraient une programmation ou les artistes de l’espace francophone auraient toute la place. Comment doit-on considérer ces critiques?
Depuis quelques années le festival d’été s’est donné les moyens de ratisser le plus large possible pour obtenir un maximum de participation. Dans un premier temps, la direction artistique cherche à concilier tous les genres musique de manière à intéresser tous le monde. Ensuite, de manière à créer une synergie et à attirer des foules nombreuses, on souhaite initier des événements à caractère festif qui sort de l’ordinaire. Et pour finir, on veut prolonger la fête en permettant à de nombreux festivaliers de continuer à profiter des prestations de leurs artistes favoris dans certains établissements du centre-ville.
Pour celui qui se donne la peine de déambuler dans la ville pendant cette période, il est aisé de constater que la recette donne des résultats tangibles. Les artistes invités ont la chance de se produire plus d’une fois. Après avoir été la vedette d’une scène extérieure, certains se retrouve à faire une nouvelle prestation à l’intérieur d’un pub, d’un bar ou d’une petite salle. Ça veut dire que le festivalier est à même de bénéficier d’une proximité réelle avec l’artiste. Comme il y a toujours sujet à amélioration, je crois qu’il serait intéressant de trouver des espaces clos disposant de plus ou moins 1000 places. L’impérial demeure une salle intéressante. Néanmoins, elle a prouvé sa petitesse à plusieurs reprises. Je crois qu’il serait bon de lui trouver de la compagnie.
Il va sans dire que j’aime les artistes francophones. Ils sont le poumon de l’événement. Des gens comme Zacharie Richard, Daniel Bélanger ou Pierre Lapointe ont bénéficiés d’une place d’honneur cette année. J’en suis le premier à me réjouir. Idem pour Indochine, AIAM ainsi que Labo-M-Expérience. Je comprends mal comment on peut constater le manque d’artistes qui s’exprime en français… Il s’agit de regarder le programme de l’édition de cette année pour se rendre compte que ce n’est pas le cas.
D’autres se rebiffe lorsque les Sting, Placido Domingo ou Kiss prennent d’assaut une partie du site des plaines d’Abraham. Ces vedettes, de calibre international, ont l’avantage de donner une très grande visibilité à l’organisation. Grâce à la prestation de ces derniers, l’ensemble de la planète se donne la peine de regarder la ville de Québec. Certains se souviendront toute leur vie d’avoir été là lorsque Placido Domingo s’est donné la peine de chanter les plus grands airs du répertoire lyrique. Le festival d’été c’est aussi ce genre de magie…
Il est évident que pour réussir de pareils exploits, il faut disposer d’un important budget. La possession d’un macaron à 45.00$, qui permet d’assister à plus de 235 spectacles, n’est pas suffisant pour financer un pareil événement. Voilà pourquoi il est essentiel d’avoir le soutien de puissantes organisations publiques et privées. Après la participation financière des 3 paliers de gouvernements, l’entreprise privée est mise à contribution. Il est évident que ces derniers voudront que l’on sache qu’ils ont contribués aux succès de la fête. Pour ma part, je crois qu’il est normal que l’on retrouve des bannières, que l’on présente les partenaires lors de la présentation des spectacles, et que les commanditaires soit bien visible sur le site des différentes scènes.
Le festival d’été de Québec est devenu un événement incontournable dans le ciel de la ville de Québec. Il est évident que l’on peut bonifier la formule. Il demeure que cette organisation nous a prouvée sa raison d’être. Son professionnalisme ainsi que sa vision artistique doivent servir d’exemple au même titre que le cirque du soleil. Je crois qu’elle mérite notre appuie. Le festival permet à l’industrie touristique et culturelle de Québec de briller partout dans le monde. Pourquoi devrions-nous modifier cette recette gagnante?
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La foule nombreuse lors des spectacles à la scène Bell
Jane Bunnett accompagné de Larry Cramer, son mari,
Brian Chase, Karen O et Nick Zinner
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